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Près du village de Korzok (Ladakh)Une étude menée auprès des populations de montagne d’Ethiopie, du Pérou et du Tibet.
Nombreux sont les joueurs de l’Euro 2008 et les participants aux prochains Jeux olympiques qui se sont entraînés en altitude. De cette manière, les sportifs bénéficient d’un surcroît en oxygène lors de leur compétition. La pratique n’est ni nouvelle ni interdite, mais elle n’est pas sans danger sur le long terme. Hormis pour les personnes « adaptées génétiquement » aux conditions des sommets, indique une étude publiée dans « PLoS ONE »: “Adaptation and Mal-Adaptation to Ambient Hypoxia; Andean, Ethiopian and Himalayan Patterns.”

Ceux qui ont eu l’opportunité d’aller à des altitudes égales ou supérieures à 3000 mètres ont rapidement pu constater une difficulté à l’effort. Marcher paraît plus fatigant, l’essoufflement fait rapidement son apparition. À cette hauteur, la pression atmosphérique provoque une diminution partielle en oxygène qui réduit la tolérance à l’exercice physique. Face à ces nouveaux paramètres, l’organisme humain ne reste pas de marbre et s’adapte pour y répondre le mieux possible.

Cette adaptation se traduit par une augmentation de la production de globules rouges, les cellules assurant le transport de l’oxygène dans l’ensemble des tissus de l’organisme. C’est cette multiplication des globules qui est néfaste : le sang plus riche en hématies s’épaissit. Moins fluide, il circule moins bien, ce qui peut provoquer des maux de tête, des insomnies, de la fatigue et des troubles de la mémoire. Des complications plus graves, tels des œdèmes, sont également recensées. Il s’agit du mal aigu des montagnes. Cependant, certaines populations y sont moins sensibles.

L’équipe d’Otto Appenzeller, neuroscientifique à la Fondation de recherche du Nouveau-Mexique, s’est penchée sur cette susceptibilité chez des Éthiopiens, Péruviens et Tibétains vivant respectivement à 3600, 4300 et 4500 mètres. Pour ce faire, les scientifiques ont étudié une poignée de gènes connus pour leur implication dans l’adaptation à un environnement faible en oxygène. Pour chaque groupe, l’expression de ces gènes dans les globules blancs a été observée chez des personnes souffrant du mal aigu des montagnes (MAM) et chez des personnes ne ressentant pas les symptômes.

Les Éthiopiens mieux adaptés

Otto Appenzeller a constaté que les Éthiopiens possédaient un plus grand nombre de ces gènes que les deux autres peuples participant à l’étude. Parmi ceux-ci, il a identifié le gène PDP2 fortement lié au MAM. Les individus chez lesquels PDP2 s’exprime peu sont très sensibles au MAM. Il semblerait donc que ce gène aide les individus à s’acclimater à des concentrations plus faibles en oxygène. « PDP2 optimiserait l’action de l’oxygène dans la dégradation du glucose, principale molécule fournisseuse d’énergie utilisée par l’organisme », postulent les auteurs. De cette manière, ce gène limiterait les besoins en oxygène et donc la production de globules rouges.

Une question subsiste : pourquoi ce gène s’exprime principalement chez les Éthiopiens et donc chez les habitants vivant le plus bas ? Tout est une question d’adaptation évolutive. Les Éthiopiens se sont installés dans les montagnes avant les Tibétains et les Péruviens, l’évolution a donc eu plus de temps pour faire son travail.

 

Source : Le Soir

 

 

Les stades sont souvent lieux d’exécutions capitales ou de tortures. Des criminels y sont liquidés devant des spectateurs. Les dieux du stade sont ici des bourreaux en uniforme.

Vous avez peut-être vu cette photo qu’a reproduite un récent numéro de “Marianne”. Sur deux rangées parallèles, des trios composés de deux policiers en uniforme d’été et de civils aux mains liées dans le dos que les premiers tiennent avec détermination par les bras, s’avancent le long des gradins d’un stade peuplé d’une foule bigarrée de spectateurs assis ou debout, parsemée de banderoles portant des slogans en caractères chinois. Car nous sommes en Chine, celle d’aujourd’hui où ne se portent plus les costumes Mao qui firent kiffer les “révolutionnaires” en papier mâché de chez nous dans les années soixante. A l’avant-plan de la photo, on voit une femme encore jeune, au physique que l’on devine agréable, vêtue de façon que l’on pourrait dire bourgeoise. Elle marche, encadrée de ses deux gardiens aux visages fermés, sa bouche à elle à demi ouverte, comme si elle était occupée à fredonner ou plutôt à muser, comme on dit chez nous.

Ce que montre la photo, c’est un troupeau de condamnés à mort menés au supplice, lequel consistera en une balle tirée à bout portant dans la nuque. La foule qui a envahi les gradins est venue pour le spectacle, moderne tricoteuse (peut-être rassemblée de force) attirée par les mises à mort en série. Les talibans, en Afghanistan, mettaient aussi en scène des écrasements sous des murs bousculés par des bouteurs dans des stades. Les stades sont souvent lieux d’exécutions capitales ou de tortures, copiant en cela les arènes pour corridas dans lesquelles de pauvres bêtes affolées sont massacrées pour satisfaire aux instincts pervers de risibles chantres des habits de lumière et de touristes en quête d’émotions fortes. Mais si voir tuer le taureau peut déjà apporter sa ration de frissons, que dire de liquider des criminels dont le dernier regard aura été pour des spectateurs semblables à ceux qui viennent assister à un match de foot ou une rencontre d’athlétisme ? Les dieux du stade sont ici des bourreaux en uniforme. Qui dira ce qui se passe dans la tête de l’assassin légal qui, sans haine ni compassion, tire sa balle bien ajustée à l’arrière du crâne d’un ou d’une condamné(e) dont peut-être le crime, corruption ou vol, chez nous, ne relèverait au pire que d’une chambre correctionnelle ?

Le comte Rogge, qui préside aux destinées de l’ultra-opulente multinationale qu’est le Comité international olympique, a déclaré que l’on ne devait pas mêler sport et politique. Si l’on admet que la décision d’appliquer la peine de mort est un acte politique, car prise par les dirigeants du pays, et si l’on reconnaît qu’un stade est un lieu consacré au sport, on verra dans cet usage du stade une activité éminemment politique, et donc un démenti sans appel des propos de Jacques Rogge. A moins de faire des mises à mort en public un sport olympique. Une spécialité chinoise, en quelque sorte.

Spécialité, en effet, mais non exclusivité. Certes, au championnat du monde des exécutions, la Chine mérite largement la médaille d’or. On en compterait officiellement trois par jour, mais le nombre réel serait sensiblement plus élevé. Des concurrents sérieux seraient à chercher du côté de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, et aussi de l’Irak, où l’on ne pend pas que des dictateurs. Le Japon est également de la partie, ainsi que les Etats-Unis, qui promeuvent une manière “civilisée” de faire mourir les condamnés, l’injection létale, dans un local aseptisé qui évoque une salle d’op’.

Les thuriféraires des Jeux olympiques se voilent complaisamment la face devant ce sinistre record chinois. Au lieu d’offrir aux autorités du pays la ridicule composition en fil de fer de Strebelle, notre ministre étranger aux affaires aurait mieux fait d’apporter à Pékin un gigantesque poteau d’exécution. Mais il est vrai que la Chine est devenue un immense marché prometteur, et un marché, on commence à le savoir, ça n’a pas d’états d’âme. Pourquoi dès lors s’encombrer du souci de quelques centaines ou milliers de condamnés, dont le supplice constitue un spectacle réjouissant pour les aimables habitants de ce grand pays plein d’avenir ?

D’autant que, par souci d’humanité, son gouvernement a décidé que désormais les prélèvements d’organes sur les cadavres des suppliciés ne pourraient plus être effectués sans l’accord exprès de ceux-ci. On n’arrête pas le progrès des droits de l’homme dans l’Empire du Milieu. Il n’est pas dit que les profits découlant du commerce de ces organes sont redistribués aux familles de ceux qui les ont fournis, de quoi compenser la facture de l’exécution que celles-ci reçoivent, car il n’y a pas de raison que, pas plus que tout autre sport, celui des mises à mort reste gratuit. D’ailleurs Jacques Rogge n’a jamais dit qu’il ne fallait pas mêler le sport au commerce.

Source : La Libre Belgique. Claude Javeau. Chroniqueur.

Siège du gouvernement du dalaï-lama en exil, la petite ville de Dharamsala, dans le nord de l’Inde, accueille depuis le 24 mai 2008 les premières olympiades cent pour cent tibétaines dans une atmosphère bon enfant. 

Une heure de yoga pour s’échauffer, avant le petit-déjeuner. Les athlètes de Bouddha font d’abord transpirer leur esprit, avant (éventuellement) de faire travailler leurs muscles. Chacun a ses psychologues et son entraînement de l’âme. Ce sont les jeux de ceux qui ne peuvent jouer. Les jeux des exilés, expulsés de chez eux, sans nationalité ni passeport, de ceux qui ne peuvent se rendre à Pékin car leur drapeau n’y est pas admis. Ici, nul besoin de gymnase : c’est dans le temple que l’on médite et que l’on prie. C’est ici, à Dharamsala, petite ville de l’Inde du nord, où le dalaï-lama s’est exilé en 1959 et où vivent 80 000 réfugiés du Tibet, qu’ont commencé hier les premiers – et peut-être derniers – jeux olympiques tibétains.

Il s’agit de montrer au monde que même les Tibétains peuvent – et doivent – faire du sport. Le sport est pourtant interdit aux moines bouddhistes : les hautes autorités religieuses considèrent le football et le basket comme de dangereuses distractions. Le village olympique consiste en tout et pour tout en une modeste pension de famille : lits de camp, WC collectifs, gros cadenas, et, au déjeuner, mangues, pastèques et papayes en guise de compléments alimentaires. Pourtant, presque tous les participants possèdent un téléphone portable. Leur slogan : “Un monde, plusieurs rêves”, fait écho – non sans polémique – à celui des Jeux de Pékin : “One World, One Dream”. Hier, on a commencé par le tir à l’arc, puis on poursuit avec la course de fond : comme il n’y a pas de stade, on court du temple Tsuglag-khang au village de Naddi ; ensuite, les épreuves de natation se dérouleront dans la petite piscine d’une auberge, avant les six épreuves d’athlétisme. Les hommes et les femmes sont séparés, mais chaque concurrent est tenu de participer à toutes les compétitions. Les participants doivent avoir entre 15 et 30 ans. L’équipement ressemble à celui d’une fête de village : quatre fusils à air comprimé et dix javelots en bambou, loués à une école. Les survêtements – rouges pour les hommes, blancs pour les femmes – fournis par une société indienne sont en synthétique : on transpire rien que de les voir. A Dharamsala, la chaleur est étouffante et humide : le matin, la ville est sous la brume, et il pleut l’après-midi. Le médecin ? Une vétérinaire australienne, Catherine Shuetze, également responsable des finances.

Le Pierre de Coubertin tibétain s’appelle Lobsang Wangyal, et il n’est pas baron : il a 38 ans, mais en déclare 42 quand il est en présence d’une femme (”L’homme mûr a plus de chances”, dit-il). Il est né à Orissa, dans l’est de l’Inde, où ses parents ont émigré en 1959. Il se présente comme un impresario, il a d’ailleurs une maison de production. C’est lui qui a organisé Miss Tibet, un concours de beauté qui a réuni six participantes.
Lobsang n’est pas moine, il s’habille comme un acteur : chemise orange, jean, faux sabots crocs rose et lunettes de soleil rose, queue-de-cheval et boucle d’oreille. “Cette idée m’est venue en 2001, quand les Jeux olympiques ont été attribués à Pékin. J’étais très heureux pour le peuple chinois qui mérite cet événement. Je ne suis pas pour le boycott, je suis pour les athlètes. Ce sont leurs Jeux ; mais ce ne sont pas les Jeux du gouvernement chinois, qui détruit l’environnement et les hommes avec sa politique désastreuse. Alors je me suis dit : nous qui ne pouvons pas participer aux JO, au lieu de nous apitoyer sur notre sort, essayons d’organiser nos propres jeux. Je me suis renseigné : la tradition tibétaine prévoit des épreuves de soulèvement de rochers et des courses à cheval. Mais soulever des pierres est épuisant, et qui sait encore monter à cheval de nos jours ? J’ai donc choisi d’autres épreuves : en athlétisme, le 80 mètres sans obstacles, parce que notre région est montagneuse et n’offre pas de ligne droite longue de 100 mètres. Pour la natation, j’ai trouvé une piscine de moins de 20 mètres : aucun style n’est imposé, il suffit de faire des longueurs.”

Le dalaï-lama n’a pas eu vent de cette initiative, alors qu’il vit ici : “Je ne vais pas aller le déranger pour ça ! C’est une haute personnalité, il voyage dans le monde entier, il a d’autres interlocuteurs. Et je ne cherche pas spécialement à avoir son approbation. D’ailleurs, les moines déconseillent les jeux de ballon : ils disent qu’on shoote sur la tête de Bouddha. En réalité, on joue en cachette. Je me suis simplement inquiété de savoir si le Comité international olympique pouvait me faire un procès parce que j’ai employé l’expression “jeux olympiques” (au début, je voulais appeler ces jeux Tibetan Olimpia). Notre flamme s’est déplacée dans douze villes : elle n’a pas apporté la misère, mais la joie. Beaucoup de gens m’ont soutenu, mais peu de partenaires ont accepté de m’aider : tout le monde a peur de se mettre la Chine à dos. Seul le ténor Luciano Pavarotti [décédé en septembre 2007] finançait généreusement nos écoles. Je remercie Ruthie, de Seattle, qui a fait le don le plus important : 2 000 dollars. Aujourd’hui, je n’ai que 400 dollars en poche. J’espère gagner de l’argent avec la vente de gadgets, de tee-shirts et de billets. Les médailles ont un prix : 2 500 dollars pour l’or, 1 250 pour l’argent et 625 pour le bronze. Je ne sais pas si j’arriverai à trouver tout cet argent. Mais le plus important, c’est de nous moderniser. Mon père est mort d’une cirrhose du foie, il buvait trop. Notre style de vie doit changer : moins de viande séchée et d’aliments fermentés, plus de légumes et de céréales. La santé, c’est très important.”

On attendait 29 concurrents ; pour l’instant, on ne compte que 13 hommes et 7 femmes. Yangchen Palno Artsa, femme mariée de 27 ans, vient de Delhi, où elle tient une boutique d’art tibétain. Elle dit qu’elle a fait du sport à l’école, puis qu’elle a arrêté, parce qu’elle devait gagner sa vie. Elle espère obtenir un bon score dans la course à obstacles. Tashi Yengzom, 24 ans, est née à Tingree, en Inde ; elle vient juste participer, elle ne pense pas être performante. Dolkar Tso, vingt ans, vient d’Amdo Golog ; elle porte autour du cou un rang de perles avec l’image du dalaï-Lama. Les jeunes femmes portent des bagues, des boucles d’oreilles, du vernis à ongles,mais elles restent timides. Les hommes ont du gel dans les cheveux et portent des tee-shirts (de contrefaçon) à la mode. Ten Chanpel, 26 ans, vit à Delhi. Il se vante de pouvoir courir le 100 mètres en 11 secondes : qu’importe si c’est un mensonge. Dawa Tashi, 24 ans, est le plus athlétique, peut-être parce qu’il est guide de montagne : il fait du trekking dans le Ladakh [région du Cachemire] et grimpe jusqu’à 6 000 mètres. Il dit qu’il peut marcher 50 km par jour et qu’il est habitué à nager dans les fleuves. Il y a également un moine, le seul de l’équipe : Tenzin Leksmey, 25 ans, peu coutumier du survêtement. Il vient du monastère de Sera, dans le nord de l’Inde, il aime courir, sauter et jouer au foot. Enfin, il y a Gyatso, 28 ans, fils de bergers nomades, né dans le Kham [dans l'est du Tibet] ; il vit de petits commerces à Delhi, et il est passionné de foot, lui aussi rêve de David Beckham. Son seul record à l’heure actuelle est d’avoir fui le Tibet (en passant par le Népal), en marchant, de nuit, pendant vingt-quatre jours.

Source : Courrier International.

Ichar

L’objectif de TOKSPO qui signifie amitié en tibétain est de participer, aux côtés de nos amis Zanskarpas, au développement durable du petit village de Ichar situé au ZANSKAR et de sa vallée, une zone retirée de l’Himalaya indien. et en particulier d’aider à la scolarisation des enfants. L’association Tokspo a été créée en mars 2007, par des membres du Club Alpin Français de Faverges, après plusieurs voyages effectués au Zanskar.

En 2006, à l’occasion d’un trekking au Zanskar, nous avons fait la connaissance de Stanzin Gayzang et de Tachi Tsering.  Sur le chemin qui nous ramenait du monastère de Phuktal à Padum, ils nous ont invités à nous arrêter quelques jours dans leur village de Ichar où nous avons été reçus dans leurs familles. C’est alors qu’est née l’idée de créer en France une association pour participer, à leurs côtés, au développement de leur village.

A cette époque, les villageois désiraient construire un internat pour les élèves de l’école publique qui accueillait une soixantaine d’enfants, dont certains originaires de villages éloignés de un à trois jours de marche. Dans ce cas, les enfants étaient hébergés dans des “familles d’accueil”. Avec cet “hostel”, ils espéraient pouvoir recevoir encore un peu plus d’élèves et assurer ainsi l’avenir de leur école qui par ailleurs fonctionnait très bien, animée par de jeunes instituteurs zanskaris motivés.

En mars 2007, l’association “Tokspo - Amitié France Ichar Zanskar” fut ainsi créée, et ses statuts furent déposés à la préfecture d’Annecy, en Haute-Savoie. Un diaporama d’André Rosset, sur le Pakistan et le Ladakh, fut organisé à la Soierie de Faverges pour marquer cette création. Très vite plusieurs dizaines d’adhérents ont répondu à notre appel, dont un nombre important de membres du Club Alpin de Faverges.

Pour commencer à réunir les fonds nécessaires, les premières “actions” ont été organisées : vente de pains lors du marché de Combloux en juillet, ou à l’occasion de l’assemblée générale du CAF, en novembre, participation au marché de Noël de Faverges en décembre,…

En savoir plus : www.tokspo.org

Sur le même sujet : Millet Expédition Project - Zanskar 2007
 

Les JO, outil de propagande de la Chine.

Le relais de la flamme olympique qui doit passer par l’Everest, le plus haut sommet du monde, est une « farce », s’exclame l’alpiniste Reinhold Messner. Selon lui, la flamme ne peut pas brûler à de telles altitudes sans apport d’oxygène et les images TV de l’événement « ont déjà été tournées ».

«L’Everest est utilisé pour la campagne de propagande, dit-il – même si on n’aime pas s’entendre dire cela – en 1936 c’était la même chose avec les Nazis, les JO avaient été exploités pour une campagne de propagande aussi». Le 8 mai sera le 30e anniversaire de la première conquête du sommet le plus haut du monde sans bouteille à oxygène. Messner et son ami Peter Habeler ont été les premiers à y arriver. L’alpiniste et ancien membre du Parlement européen, Messner, est en colère au sujet des évènements qui ont lieu au Tibet.

Il a fait flotter un drapeau tibétain de 60 mètres carrés dans son musée de Sigmundskron dans le Sud Tyrol en Italie. «Il a été emporté par le vent mais nous allons en avoir un nouveau, plus grand encore et plus stable», a dit Reinhold Messner. «La Chine a raté sa chance, elle aurait pu être aimée de tous pour avoir donné au Tibet plus de liberté», a-t-il poursuivi. «Le monde aurait pu être aux pieds de la Chine». Reinhold Messner ne peut pas comprendre pourquoi la Chine n’a pas saisi cette opportunité.

L’HÉRITAGE TIBÉTAIN APPARTIENT AU MONDE ENTIER

La question du Tibet devrait concerner la communauté internationale tout entière, car «l’héritage tibétain appartient au monde entier. Sa culture est très riche, et tout le monde devrait la défendre. Cela doit se faire par des moyens appropriés. Aujourd’hui, les mots sont des armes. Nous devons demander plus de démocratie», dit Messner. Le relais de la torche olympique doit continuer à être employé pour dénoncer la tragédie des Tibétains.

Dans la Chine d’aujourd’hui, un système communiste s’allie à un capitalisme absolu et à des éléments fascistes. «Lorsque ces choses coïncident, le diable n’est pas loin», dit Messner. Lorsque les Jeux ont été attribués, c’était avec l’idée que les droits de l’Homme s’amélioreraient en Chine. Mais c’est le contraire qui s’est passé. Et les politiques sont dans une situation difficile maintenant. Ils vont être, d’après l’alpiniste, « frappés de toutes parts ». D’après lui, les Jeux olympiques doivent être une plateforme qui attirera l’attention sur les violations des droits de l’Homme.

Reinhold Messner se souvient à l’occasion du 30e anniversaire de sa première ascension de l’Everest sans bouteille d’oxygène. «Dans les année 90 la montagne a été enchaînée et encordée», a-t-il dit. Il critique la commercialisation de l’ascension de l’Everest et le manque de conscience écologique des alpinistes. A Sigmundskron, il expose une sculpture faite de 100 kg d’ordures ramassées sur l’Everest. «La montagne a un charme des plus puissants lorsqu’on ne tente pas de la domestiquer.»

Source : La Grande Epoque. Florian Godovits.

Parcours

1946 Naissance à Aix-les-Bains (Savoie).
1967 Permier voyage en Inde et rencontre de son maître, Kangyour Rinpoché.
1972 Obtient son doctorat en biologie sous la direction du P-r Jacob, et part en Inde.
1997 Publie avec son père, Jean-François Revel, le Moine et le Philosophe”.
2000 Engagement humanitaire à travers l’organisation Karuna-Shechen.
2008 Milite pour une rencontre entre le dalaï-lama et le gouvernement chinois.

Fils de l’intelligentsia parisienne, scientifique de formation, il a quitté l’Europe il y a près de 30 ans pour vivre sa foi bouddhiste. Il est en première ligne dans le combat des Tibétains contre la répression chinoise

[ Lire la suite ]

Source: Le Monde. 22/04/2008.

Sur le même sujet

-> “Un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama doit être la condition de la participation des pays aux JO”.

Dans un “chat” au Monde.fr, Matthieu Ricard, l’interprète français du dalaï-lama, rappelle que le chef spirituel des Tibétains ne demande pas le boycott de la cérémonie des Jeux de Pékin.

-> «Le dalaï-lama demande un dialogue sans conditions».

Proche du guide spirituel des Tibétains, le moine bouddhiste Matthieu Ricard compte sur la mobilisation internationale pour forcer la main de Pékin. Et contrecarrer sa politique de sinisation forcée.

Entretien dans L’Express du 23/04/2008.

-> Le bouddhiste «constructif»

Retour au Népal, après la présentation à Paris de son nouveau livre, Kalachakra, un mandala pour la paix. Matthieu Ricard a rejoint aujourd’hui son monastère, non loin du dalaï-lama, dont il est un proche, au point d’être devenu, en 1989, son traducteur pour toute l’Europe.

Avant de partir, ce populaire moine bouddhiste de 60 ans a salué du bout des lèvres, vendredi, l’annonce de l’ouverture d’un dialogue entre la Chine et le chef tibétain : «Sept délégations d’émissaires se sont rencontrées ces cinq dernières années, sans aucune amélioration. L’esprit de conciliation des Chinois n’a pas beaucoup évolué.» Pour Matthieu Ricard, fils du philosophe Jean-François Revel, cette annonce n’est qu’ «une première étape». Il espère surtout une date précise. «Il faut une pression réelle pour organiser quelque chose avant les JO. Après, que pourra-t-on faire ?»

Il a rencontré à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy, auquel il a présenté des témoignages de Tibétains persécutés. Et admet être «très étonné» par la «grande fermeté de la France». Ce scientifique de formation reconverti en militant se veut «constructif pour ne pas braquer la Chine. Mais faire preuve d’esprit d’ouverture, comme lors des JO, ce n’est pas devenir des paillassons».

Source : Libération.

Spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, Claude B. Levenson dresse une bonne synthèse de la tragédie du Tibet, en montrant comment, depuis Mao, le pouvoir chinois utilise la seule violence colonisatrice pour dénier la légitimité de ce pays. Un regard acéré porté aussi sur l’occident empêtré dans ses beaux discours et ses compromissions.

Présentation par l’éditeur Albin Michel

Que ce soit sur la scène économique et financière, dans les sphères diplomatiques ou médiatiques, il est de bon ton aujourd’hui de courtiser la puissance chinoise. Mais une tragédie inoubliable demeure comme une tache indélébile dans ce tableau d’une réussite annoncée : le Tibet, son peuple martyrisé, sa civilisation en péril. Claude B. Levenson, spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, brosse ici une synthèse magistrale de cette question qui dérange. Elle montre comment, depuis Mao jusqu’à aujourd’hui, les prétentions chinoises, fondées sur la seule violence colonisatrice, constituent un déni absolu de la légitimité historique.

Elle jette aussi un regard acéré sur le “Tibet des autres”, celui de l’Inde et des Européens, celui des Américains et des organisations internationales : entre fascination et condescendance, entre beaux discours et compromissions, le monde est embarrassé par ce peuple singulier soumis au cauchemar, et par son chef spirituel irréductible et non violent.

- Un extrait du livre.

- Le site web de Claude LEVENSON.

- Libération a publié, le 20 mars 2008, une chronique de Claude B. Levenson intitulée “Tibet, quand la Chine voit rouge” dont voici un extrait :

“Rouge, la robe des moines tibétains ; rouge, le sang des victimes des brutalités policières au cœur de la vieille ville de Lhassa ; rouge, la colère des Tibétains de l’exil privés de leur droit imprescriptible à leur terre ancestrale ; rouge, la honte au front des démocraties dont les dirigeants se contentent de réclamer prudemment de la « retenue » aux autocrates de Pékin lorsque les locataires de la Cité interdite voient rouge devant le défi pacifique du Tibet ; rouge, le visage embarrassé de l’Inde, la « plus grande démocratie du monde », qui s’allie à la Chine, la « plus grande dictature du monde », pour faire taire les réfugiés tibétains qui tentent de se faire entendre pacifiquement sur son sol… Cauchemar récurrent, l’opinion internationale assiste médusée au drame à répétition qui se joue au Tibet, dont les habitants expriment leur ras-le-bol de l’occupation étrangère, leur frustration d’être devenus spectateurs forcés de leur propre histoire, les autorités chinoises ayant usurpé leur droit fondamental à décider eux-mêmes de leur sort et de leur avenir.”

- Chronologie historique détaillée du Tibet.

Pour répondre à certaines déformations manifestes de l’Histoire du Tibet dans certains médias ces derniers temps (ou par certains hommes politiques), voici une chronologie de l’histoire du Tibet, établie par M. Wangpo Bashi et l’historien Laurent Deshayes, auteur de “Histoire du Tibet”, “L’épopée des Tibétains : entre mythe et réalité” et d’un lexique du bouddhisme tibétain.

Source : Tibet-info.net

Virgine Vallant a pu marcher les yeux grands ouverts dans les rues de Lhassa, la capitale historique du Tibet occupée par la Chine.

Son carnet de voyage (vidéo de mars 2001) permet de saisir la dimension spirituelle d’une ville dont l’urbanisme est lentement et systématiquement transformé par les Chinois.

Cette vidéo de 10′ démontre aussi clairement que l’on veut réduire la culture religieuse des tibétains à du folklore. Le respect des Chinois pour la culture tibétaine manque.

Source : Le dessous des Cartes - Arte.

Sur le même sujet :

 ->  Lhassa grandit, l’emprise de la Chine aussi ?

Un nouveau district est en cours de construction pour la capitale du Tibet autonome. Les autorités ont évoqué la protection des reliques du Bouddhisme tibétain. Mais que vaut cette bienveillance apparente ? (20 novembre 2007)

 Source : Djinpa-Dreunmé.

 -> Le plan d’urbanisation de Lhassa met la culture tibétaine en danger et favorise les immigrants chinois.

 Des milliers de Tibétains ont déjà été expulsés de Lhassa par les autorités chinoises qui démolissent des quartiers entiers de la ville. Depuis 1989, 5 000 maisons tibétaines ont été détruites et 10 000 sont menacées. Par ailleurs les plans de relogement favorisent outrageusement les immigrants chinois par rapport aux Tibétains. Cette opération est conduite dans le but de porter un coup fatal à la culture tibétaine, accuse un rapport de deux cents pages publié en mars 1994 en Hollande par le “Centre international pour le droit au logement et contre les évictions”. Selon ce rapport, le plan d’urbanisation mis en place à Lhassa a pour objectif de remplacer la population tibétaine par les immigrants d’origine chinoise : “seules les constructions tibétaines sont concernées et le plan est de faire de Lhassa une ville plus facilement habitable par les Chinois. Les urbanistes ont décidé que tous les bâtiments historiques de Lhassa seraient détruits avant l’an 2000.

 Source : Eglises d’Asie. Bulletin EDA n°174 du 01/04/1994   

-> Le Tibet et nous. 28 mai 2008

Les Etats occidentaux cherchent “une voie médiane” entre la réprobation de la violence d’Etat et l’interdépendance économique. Il n’y a pas de juste milieu entre l’exaction et le respect de l’intégrité.
Matthieu de Nanteuil, Sociologue, professeur à l’UCL. Membre associé au LISE-CNRS

Source : La Libre Belgique.

 

->  Dialogue Chine-Tibet : une opération de relations publiques (analystes). 27/04/2008.

La proposition lancée par la Chine d’une reprise du dialogue avec le dalaï lama a peu de chances de donner des résultats tangibles et s’apparente davantage, selon des analystes, à une opération de relations publiques, à trois mois des jeux Olympiques de Pékin.

Le dalaï lama a de nouveau appelé dimanche à des discussions “sérieuses” avec la Chine qui, sans cela, seraient inutiles, selon son porte-parole.

Source : L’Echo + Le Temps.

-> L’Union européenne appelle la Chine au dialogue avec le dalaï-lama. 24/04/2008.

La commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a demandé au gouvernement chinois, d’engager “un dialogue constructif et substantiel” avec le dalaï-lama pour “réaliser des améliorations concrètes dans la situation des Tibétains”.

“Nous souhaitons une résolution pacifique entre la Chine et le dalaï-lama et ses représentants”, a déclaré la commissaire européenne lors d’une conférence de presse à Tokyo, où elle se trouvait dans le cadre d’une visite de plusieurs hauts responsables de l’UE, dont le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Cette délégation était attendue jeudi à Pékin.

Source : Le Monde.

-> Sauvons les jeux olympiques ! 24/04/2008.

Avec les jeux olympiques, voici venu le moment crucial pour convaincre les dirigeants chinois à ouvrir le dialogue et lutter pour les droits de l’homme au Tibet, en Birmanie et au Darfour. Saisissons cette opportunité.

La Chine souhaite que ces jeux soient la vitrine d’une nation moderne, puissante et respectable. L’esprit olympique prône l’humanité et l’excellence - nous ne pouvons donc les célébrer en ignorant les souffrances des Tibétains et des autres peuples opprimés.

Source : Avaaz.org

-> “Education patriotique”, l’autre nom de la “rééducation”, une bonne vieille méthode communiste, actuellement appliquée au Tibet. 22/04/2008.

Pékin a lancé, lundi 21 avril, une campagne d’ “éducation patriotique’‘ au Tibet avec, pour cible, le dalaï lama. Il s’agit aussi d’informer le public sur la position du gouvernement chinois vis-à-vis des émeutes du mois dernier. Selon le quotidien communiste Le Quotidien du Tibet, cette campagne est baptisée ‘‘Lutter contre le séparatisme, protéger la stabilité, encourager le développement”. Elle durera deux mois à Lhassa et dans les zones rurales environnantes.

Cette campagne, qui s’appuiera notamment sur des programmes de télévision et des séances de dénonciations collectives, vise à “unifier la pensée, assurer la cohésion des dirigeants et des masses, accentuer la lutte contre le séparatisme et répondre aux complots séparatistes de la clique du dalaï-lama”.

Source : Le Monde.

-> Quand ING invoque Mao pour vanter la Chine. 22/04/2008.

Chers clients investisseurs, l’heure est venue d’investir en Chine. Tel est le message mis en avant ces derniers temps par ING Belgique, qui a voulu profiter du momentum olympique pour lancer une campagne publicitaire centrée sur une sicav investie en actions d’entreprises de Chine, Taïwan et Hong Kong.
Sur son site internet par exemple, on peut lire l’argumentaire de la banque : “Urbanisation rapide, main d’oeuvre hypercompétitive, explosion de la consommation, dévelloppement des nouvelles technologies …: avec une croissance économique de 10% par an, la région de “Greater China”, qui regroupe la République populaire de Chine, Taïwan et Hong Kong, est “the place to invest” !.

Source : Le Soir. Paul Gérard.

-> Les Jeux Olympiques : entre enjeux géopolitiques et sportifs.

Les Jeux Olympiques constituent l’événement de référence pour les meilleurs sportifs de la planète. Tous les quatre ans, ils reviennent au devant de l’actualité. Depuis les Jeux de Munich (1972), et quasi à chaque reprise, leur actualité n’est plus uniquement sportive ; elle est immanquablement teintée de discours et de revendications politiques.
Le dossier du Tibet, et plus généralement des droits de l’homme en Chine donne une fois de plus un éclairage particulier aux Jeux de Beijing.

Colloque organisé par l’Institut d’Education physique et de Réadaptation de l’UCL : 23 avril 2008.

Source : UCL.

-> Les J.O. réveillent l’activisme actionnarial. 21/04/2008.

Munis de procurations sur des actions Coca-cola achetées par leurs organisations, Lucie Morillon, de Reporters Sans Frontières et T. Kumar, d’Amnesty International, ont participé à la réunion annuelle des actionnaires de Coca-Cola ce mercredi à Wilmington dans le Delaware.

Chacun d’eux a eu deux minutes pour interpeller la multinationale sur son rôle en tant que sponsor des Jeux Olympiques. Neville Isdell, PDG de Coca-Cola a ainsi été enjoint de faire pression sur le Comité international olympique et les chinois pour améliorer la situation en matière de droits de l’Homme. Un actionnaire d’origine tibétaine a abondé dans le même sens, fort de son expérience personnelle.

Source : econosoc.

-> 1993 : Quand Bernard Kouchner préfaçait un livre sur le Tibet. 18/04/2008.

Sans autre commentaire, voici la préface écrite en 1993 par Bernard Kouchner pour le livre “Tibet, l’envers du décor” (éditions Olizane). A rapprocher des déclarations du ministre des Affaires Bernard Kouchner depuis le début de la crise, en mars… Le Tibet meurt de nos silences.

Source : NouvelObs.

-> Les Jeux Olympiques de 2008… et après ?

JO 2008 : les objectifs de la Campagne Amnesty
Dix problèmes de droits humains en Chine
Améliorer la situation des droits humains : mettre un terme aux exécutions
Respecter et protéger les défenseurs des droits humains
Liberté totale des médias
Mettre fin à la censure sur Internet
Hu Jia, un cas exemplaire
Adresses et liens utiles
Agir pour que les JO de Pékin montrent leur vrai visage
Le 3 mai 2008 : manifestation devant l’ambassade de Chine

Source : Amnesty International.

-> Au secours des prisonniers olympiques!, par Michel Wu. 18/04/2008.

Discours prononcé par Michel WU à l’occasion de la conférence «Pékin 2008: Où en sont les droits de l’Homme?» à Lons-le-Saunier le 4 avril 2008.

Source : La Grande Epoque.

-> Le couple [Tsering Woeser & Wang Lixiong] qui tient tête à Pékin. 16/04/2008.

Avant de publier des essais et des poèmes égratignant la politique du régime chinois au Tibet, elle fut, à Lhassa, rédactrice en chef d’une revue de littérature très officielle. Elle était athée, fille de militaire prochinois ; elle révère aujourd’hui le dalaï-lama dont les portraits sourient sur le petit autel bouddhique de son appartement, dans la banlieue de Pékin.

Source : Le Monde.

-> Peuple ouïghour : les oubliés de Chine. 16/04/2008.

Si la cause tibétaine concentre en ce moment toute l’attention, il ne faudrait pas pour autant penser que la République Populaire de Chine n’exerce sa répression que sur une ethnie en particulier. La politique chinoise d’assimilation et de répression frappe peu ou prou toutes les minorités du vaste pays.

Source : Impertinence médiatique.

-> Et si on se passait de JO pendant huit ans ? 16/04/2008.

On reproche à la Chine de ne pas tenir son engagement moral d’améliorer sa situation en matière de droits humains et de se contenter d’empocher les dividendes du grand show olympique. Tout le monde s’y met, y compris en bon dernier Jacques Rogge, patron du Comité international olympique (CIO), le grand argentier de l’affaire.
On reproche – mais plus beaucoup – au CIO d’avoir misé sur ce canard boiteux de la démocratie. On fustige les procédures opaques pour désigner les villes olympiques (c’est même faire beaucoup d’honneur que de parler de procédures…). Et on l’accuse, à raison, de n’écouter que les multinationales partenaires qui instrumentalisent à outrance cet « idéal olympique » déjà tant décrié.

Source : AlterEchos n°249.

-> Pékin 2008 : le spectre des Jeux de 1968. 15/04/2008.

Si 2008 n’avait pas été une année olympique, les événements de 1968 au Mexique n’auraient sans doute mérité qu’une séquence furtive dans le flot d’images et d’articles qui commémorent le quarantième anniversaire d’une des années les plus intenses et les plus mythiques de l’après-guerre.

Source : Le Soir. Jean-Paul Marthoz.

-> Tibet : que dire ? par Andrea Bianchi. 15/04/2008.

L’opinion publique est une nouvelle fois confrontée au risque d’impuissance face à la répression chinoise au Tibet. Le débat a vite tourné sur l’opportunité de boycotter les jeux olympiques de Pékin et une fois de plus on s’interroge sur ce que l’on peut faire pour les droits de l’homme. A ceux qui n’ont pas de responsabilités politiques, revient la tâche de se demander que dire.

Source : telos.

-> Les stars de l’architecture servent le régime de Pékin. 14/04/2008.

Roman Hollenstein reproche aux stars de l’architecture d’avoir édifié des monuments à la gloire du pouvoir chinois avec une étonnante “naïveté”, citant l’exemple des architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron qui ont conçu le stade olympique de Pékin. Au lieu de profiter des Jeux olympiques, leur renommée pourrait en prendre un coup car l’amélioration promise des droits de l’homme n’est qu’une déclaration creuse des dirigeants chinois.

Source : euro | topics.

-> Shanghaï-Bruxelles : ARCHITopia 2. 11/04/2008.

Voilà une expo qui a bien choisi son moment ! A quelques semaines du début des JO et quand la Chine est au centre d’une intense polémique. Le CIVA (le centre pour la ville, l’architecture et le paysage), à Bruxelles, montre des travaux de dix jeunes bureaux d’architecture chinois, essentiellement de Shanghai. Une occasion pour découvrir cette nouvelle création et se débarrasser des préjugés. Oui, une architecture intéressante, même si elle reste ultraminoritaire, existe en Chine et elle pourrait bien grandir très vite et devenir un acteur fondamental de l’architecture mondiale dans les cinq à dix ans à venir, comme les artistes contemporains chinois sont devenus incontournables sur la scène mondiale. C’est du moins l’avis de Martin Tzou, ingénieur architecte UCL, d’origine chinoise et co-commissaire avec Li Mei Tsien, Belge d’origine chinoise comme lui.

Source : La Libre Belgique.

-> Le régime de Pékin agitateur des violences à Lhassa ? 11/04/2008.

Selon le traducteur du dalaï-lama, Ngawang Nyendra, un témoin a rapporté qu’un policier chinois s’est déguisé en Tibétain et a rejoint les manifestants, un sabre chinois à la main. Le témoin a également reconnu l’homme dans les vidéos de la BBC et les photos fournies par la Chine. Une Chinoise de Thaïlande (qui préfère ne pas communiquer son nom pour des raisons de sécurité) était étudiante à Lhassa lorsque les manifestations ont éclaté en mars.

Source : La Grande Epoque.

-> Jeux Olympiques. Une affaire éminemment politique. 11/04/2008.

Ce sont les responsables des mouvements olympiques nationaux qui votent pour le pays organisateur des Jeux. Et ils sont eux-mêmes choisis par le pouvoir en place.
Pour la première fois, dans l’histoire des Jeux olympiques modernes (devenus une grande machinerie politico-financière), un pays organisateur a la mauvaise surprise de voir une opposition au régime en place mettre à profit la situation pour protester contre le triste sort qui lui est fait.

Source : La Libre Belgique.
-> Un dissident chinois parle des JO. 10/04/2008.

Une interview de Liu Xiaobo, dissident chinois et l’un des signataires de l’appel au gouvernement chinois pour un dialogue avec le Dalaï Lama.
Extrait :
. Est-ce que le gouvernement (chinois) réagit à la pression du monde extérieur ?
. Oui. Sans elle, la situation des droits de l’homme serait bien pire.

Source : Affaires etrangères. Blog de Vincent Jauvert.
-> Quand un journal proche de Pékin appelle au dialogue. 10/04/2008

Tandis que la répression se poursuit au Tibet, un magazine hongkongais critique la rigidité du chef du Parti au Tibet et donne la parole aux partisans de la reprise du dialogue avec le dalaï-lama.

Source : Courrier International. Yazhou Zhoukan.

-> Strasbourg appelle les 27 à examiner la possibilité d’un boycott de la cérémonie d’ouverture. 10/04/2008.

Dans une résolution soutenue par tous les groupes politiques et votée à une très large majorité, le Parlement européen demande à la présidence slovène de l’Union européenne “de s’efforcer de dégager une position européenne commune en ce qui concerne la présence des chefs d’Etat et de gouvernement” à la cérémonie d’ouverture.

Source : Nouvel Obs.

-> La parole aux Tibétains.

. Malgré les arrestations, la présence militaire et les campagnes politiques, la révolte tibétaine se poursuit.Le mouvement initié par les moines est désormais celui des citadins ordinaires, des nomades, des étudiants, comme le confirment les témoignages d’auteurs tibétains.
. Il suscite également de nombreuses réactions parmi les autres minorités en Chine. Les Ouïgours se solidarisent et les Mongols sont tentés de le faire.
. Même parmi les Chinois, on commence à s’interroger sur le bien-fondé de la politique menée au Tibet. Car celle-ci semble avoir conduit les tibétains à renforcer leur conscience politique et leur refus d’une société dans laquelle ils sont réduits à la portion congrue.

Source : Courrier International N° 949 - Du 3 au 9 avril 2008.

-> La “voie du milieu” pour le Tibet, par le dalaï-lama. 09/04/2008.

Depuis le 10 mars, nous assistons à des manifestations et à des protestations dans presque toutes les régions du Tibet, et même à des mouvements d’étudiants dans certaines agglomérations chinoises. Ces explosions de colère sont le résultat de l’angoisse mentale et physique des Tibétains depuis trop longtemps refoulée et du profond ressentiment qu’ils éprouvent face à la négation des droits du peuple tibétain, l’absence de liberté religieuse et la distorsion systématique de la vérité de la part des autorités chinoises.

Source : Le Monde.

-> Les mystérieux gardiens chinois de la flamme olympique. 09/04/2008.

Les gardiens chinois de la torche olympique, omniprésents lundi lors des incidents à Paris, traités de “voyous” par Sebastian Coe et de “robots” par David Douillet, ont quitté l’Europe avec la flamme olympique en conservant une part du secret de leur identité.

Source : Pekin 2008.

-> Le Tibet, les JO, la Chine et les manifs … Les moutons de Panurge et la flamme olympique. 09/04/2008.

Un mythe peut en cache un autre…Derrière le symbolique et l’imaginaire: le réel! Derrière le dalaï lama et l’esprit de Pierre de Coubertin: soif d’idéal, déficit de spiritualité et compensation d’un terrible sentiment d’impuissance…

Source : Relatio. Daniel Riot.

-> La censure d’internet déjà au coeur des JO de Pékin. 09/04/2008.

Le gouvernement chinois va-t-il persister à censurer internet avant et pendant les Jeux Olympiques en bloquant l’accès, notamment aux sites web des médias internationaux ? C’est ce qui se profile, malgré un petit geste envers Wikipedia.

Source : ZDNet.

-> Chine, le grand bond en arrière. 08/04/2008.>

La Chine a perdu la première manche de la bataille de l’information internationale. Malgré les millions de dollars versés aux grandes entreprises américaines de relations publiques, malgré les efforts déployés par la diplomatie chinoise pour démontrer sa bonne volonté à propos du Darfour, la « politique d’image » mise en place dans la perspective des Jeux olympiques part en vrille. Depuis la répression au Tibet, les responsables de la communication de Pékin ne contrôlent plus grand-chose. Avec le coup très médiatisé de Reporters sans frontières pendant la cérémonie d’allumage de la flamme à Olympie, le génie de la contestation est sorti de la bouteille et il n’y rentrera pas de sitôt.

Source : Jean-Paul Marthoz Journaliste et essayiste pour Le Soir.

-> A défaut de Pékin, boycotter Sotchi, par Luc Misson. 07/04/2008.

L’attribution des Jeux olympiques d’été 2008 à Pékin avait été accompagnée d’un discours lénifiant qui a servi d’opium au brave peuple auquel on a demandé de croire que ces Jeux allaient nécessairement coïncider avec de gros progrès démocratiques en Chine. Ce n’était déjà pas crédible à l’époque. Cela ne l’est plus du tout aujourd’hui. Il était pourtant aisé de comprendre à l’époque de la décision que le CIO offrait ces Jeux à une dictature pure et dure. Voilà que la grande fête sportive censée célébrer l’amitié et la fraternité entre les peuples de la planète s’annonce à grands coups de tueries, de matraquages et d’arrestations arbitraires au préjudice du peuple tibétain et des autres minorités chinoises.

Source : Le Monde.

-> Seul espoir pour la Chine et le Tibet. 07/04/2008.

Journaliste, grand spécialiste du Tibet, auteur de La nouvelle histoire du Tibet , et le dalaï-lama, la biographie non autorisée , Gilles Van Grasdorff a écrit une quinzaine de livres sur le Tibet et la Chine. En acceptant de répondre à nos questions, il accuse les autorités de Pékin et lance un grand cri d’alarme.

Source : La Grande Epoque.

-> “Flamme olympique à l’Everest”.

La FFCAM, le SNGM et l’UIAGM réagissent. Suite à l’édito de Bernard Mudry - Président de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, relatif au passage de la flamme olympique à l’Everest (publié dans Montagnes Infos n°36 -la revue interne de la FFCAM en mars 2008), le débat s’est répandu dans la communauté montagnarde. Le Syndicat des Guides, la FFCAM et l’Union Internationale des Associations de Guides se sont ainsi rassemblés pour s’exprimer d’une seule voix.

Source : Fédération française des clubs alpins et de montagne.

-> Chomolungma, 2008 année noire.

Edito de Bernard Mudry, publié dans Montagnes Infos n°36, mars 2008.
“Non contentes, au mépris de l’esprit olympique, d’avoir accordé les Jeux 2008 à la Chine – pays peu scrupuleux en matière de démocratie et de protection de l’environnement –, voici que maintenant les autorités du CIO permettent aux organisateurs tout et n’importe quoi. Lors du parcours de la flamme olympique, on va finir de démythifier le plus haut sommet du monde en le transformant en vulgaire objet de promotion politique. Il est en effet prévu de faire passer la flamme sur le « toit » du monde, ceci au prix d’une mainmise complète sur l’itinéraire tibétain. Réduire le versant tibétain de la montagne à un cirque dévolu à l’argent s’inscrit dans un lent processus de banalisation de ce sommet. Depuis plusieurs années, de nombreuses agences commerciales dirigées par des guides –notamment américains et néo-zélandais– payent au gouvernement chinois des royalties afin de s’installer pour toute la saison au camp de base. Depuis ce dernier, pourvu de tout le confort, légumes frais et autres fantaisies (demandées par des clients fortunés) sont commandés via Internet et livrés pratiquement chaque jour par hélico. Pour le confort d’ascension des clients, ces agences emploient des dizaines de sherpas équipant la totalité de l’arête de plusieurs kilomètres de cordes fixes. …”

Source : Fédération française des clubs alpins et de montagne.

-> Une flamme vacillante. 06/04/2008.

Demain, lundi, la flamme olympique va parcourir une vingtaine de kilomètres dans les rues de Paris, de la Tour Eiffel au Stade Charléty. 3000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour protéger ce symbole de l’olympisme, ce qui nous offrira une étrange image de paix, de concorde et de fraternité au “pays des droits de l’homme”.

Source : Flagrant Délit.

-> Résolution pour le Tibet présentée par Nancy Pelosi au Congrès des Etats-unis. 05/04/2008.

L’oratrice Nancy Pelosi, et les membres d’une délégation bipartie du Congrès des Etats-unis d’Amérique introduisent au soir du 3 Avril, la Résolution 1077 de la Chambre des Représentants, à la suite de leur rencontre avec Sa Sainteté le Dalaï Lama à Dharamsala le 21 Mars dernier.

Source: Tibet Info.

-> Le badge olympique: “les athlètes français se sont fait rouler dans la farine”. 05/04/2008 .

Sur le site Tibet-info.net, le journaliste Jean-Paul Ribes,
Président du Comité de Soutien au Peuple Tibétain, réagit violemment à l’annonce, par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), que les athlètes qui se relaieront pour porter la flamme olympique, lundi, porteront un badge avec l’inscription “pour un monde meilleur”. Pour J-P Ribes, il s’agit ni plus ni moins de lâcheté et il appelle les Parisiens à manifester place du Trocadéro, lundi 7 avril à partir de 11 heures à l’occasion du passage de la flamme olympique.

Source : Rue89.

-> Tibet: questions of revolt. 04/04/2008.

The ingredients of the crisis that has exploded in Tibet were clear to all but an oblivious and unprepared Beijing government, says Robert Barnett.

Source : openDemocracy.

-> Chine : de la prison et des jeux. 04/04/2008.

Les décisions de régimes totalitaires ne sont jamais dues au hasard – c’est à cela qu’on les reconnaît – et sont conçues comme des messages minutieusement ciselés. La condamnation par la justice chinoise de Hu Jia, modeste défenseur des droits humains dans son pays, constitue le signal le plus fort que le régime chinois pouvait envoyer à ses critiques étrangers : une fin de non-recevoir tranchante, si possible définitive, à tout souhait de voir la Chine tenir ses promesses formelles d’amélioration des droits de l’homme.

Source : Le Soir. Jurek Kuczkiewicz.

-> Quelle “solution” chinoise pour le Tibet ? 04/04/2008.

Le leadership chinois est-il en train de préparer le terrain à une “Benladenisation” de ceux qui, au Tibet ou en exil, réclament plus de liberté pour leurs compatriotes ?
Bernard De Backer. Sociologue, auteur de “Bouddhismes en Belgique” (Crisp 2002), membre du comité de rédaction de la “Revue nouvelle”.

Source : La Libre Belgique.

-> Malgré les JO, la Chine condamne le dissident Hu Jia à la prison. 03/04/2008.

Imperturbable aux clameurs internationales, la machine répressive chinoise a franchi un nouveau pas, mercredi, avec la condamnation du dissident Hu Jia à une peine de trois ans et demi de prison pour “subversion”. Dans la foulée de la condamnation à cinq ans de prison, la semaine dernière, d’un autre dissident, Yang Chunlin, pour avoir fait circuler une pétition intitulée “nous voulons des droits, pas des Jeux”, ce verdict montre que Pékin a choisi de rester inflexible face aux critiques de l’état des droits de l’homme dans le pays.

Sources : Rue89. Quand la Chine déblogue.

-> Le dalaï-lama demande aux dirigeants mondiaux et à la population de faire pression sur la Chine. 02/04/2008.

Le dalaï-lama a appelé “les dirigeants mondiaux, les parlementaires, les ONG et les populations” des pays étrangers à faire pression sur la Chine pour que cesse une répression militaire qui va, selon lui, en s’intensifiant dans les régions peuplées par des Tibétains. Dans un communiqué diffusé mercredi 2 avril, le leader spirituel du Tibet en exil a affirmé que Pékin a “déployé d’importants contingents de troupes dans [les] régions traditionnelles tibétaines” et “commencé à réprimer durement les Tibétains prétendument impliqués dans les troubles”.

Source : Le Monde.

-> JO : des chaises vides à Pékin. 02/04/08.

Les hommes et les femmes politiques doivent maintenant prendre leurs responsabilités. Et agir. La répression sanglante au Tibet, l’absence de liberté politique, syndicale, religieuse et d’expression en Chine, les milliers de prisonniers d’opinion, dont une centaine de journalistes et internautes : tout cela devrait conduire les chefs d’Etat, de gouvernement et les membres des familles royales à dire haut et fort leur désapprobation, leur déception, voire leur colère, face aux méthodes déployées par les autorités chinoises. Pour ces raisons, nous leur demandons d’annoncer dès aujourd’hui qu’ils n’assisteront pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le 8 août, à Pékin.

Marie Holzman, présidente de Solidarité Chine ;
Wei Jingsheng, président d’Overseas Chinese Democracy Coalition ;
Harry Wu, directeur de la Laogai Research Foundation et président du China Information Center ;
Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontière .

Source : Le Monde.

-> Chine. La terre gronde. 01/04/2008.

Oubliés des réformes économiques, 750 millions de paysans peinent à vivre. Lancé en décembre, un réseau de résistance s’organise contre la saisie illégale des terres par les gouverneurs, de mèche avec les promoteurs.

Source : Libération.

-> Chine. Les risques du pari olympique. 01/04/2008.

Une dictature fermée peut-elle organiser des Jeux ouverts? La violence des réactions chinoises contre les Tibétains sème le doute sur la stabilité du pays. Plongée dans des contradictions niées officiellement.

Source : Largeur. Gérard Delaloye.

-> Pour Wen Jiabao, les canaux entre Pékin et le dalaï-lama restent “ouverts”. 01/04/2008.

C’est une petite phrase peut-être sans conséquence, mais elle est en soi remarquable. En visite au Laos, lundi 31 mars, le premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré, en réponse à la question d’un journaliste sur le Tibet, que “tous les canaux de communications restent ouverts entre le dalaï-lama et la Chine”.

Source : Le Monde.

-> Un athlète refuse de porter la flamme olympique. 01/04/2008.

Le gouvernement tibétain en exil, par la voix de son porte-parole Thubten Samphel, a d’ailleurs dit “saluer” et “apprécier” le “geste” du footballeur, mais s’est bien gardé de pousser trop loin les athlètes, réaffirmant que le dalaï- lama était contre le boycott des jeux que Pékin “mérite”.

Source : La Libre Belgique.

- JO de Pékin: quel héritage pour les droits humains? 31/03/2008.

En 2001, Liu Jingmin, vice-président du Comité de candidature de Pékin aux Jeux olympiques (JO), a déclaré que si l’organisation des JO était confiée à la capitale chinoise cela « contribuerait au renforcement des droits humains ». Sept années se sont depuis écoulées et le bilan de la Chine en matière de droits humains ne s’est guère amélioré, selon le nouveau rapport d’Amnesty International.

Source : Amnesty International.

- Où est le Tibet ? Alexandra Morin tibétologue. 31/03/2008.

Depuis quinze jours, les médias chinois, relayés par presque toute la presse occidentale utilisent le mot «Tibet» en référence à la seule région autonome du Tibet (RAT). En réalité, pour les Tibétains et les spécialistes, le «Tibet» ne s’arrête pas aux frontières de la seule RAT, qui n’a été fondée que le 9 septembre 1965 : il inclut tous les territoires de moyenne et haute montagne récemment incorporés aux provinces chinoises avoisinantes, le Qinghai, le Gansu, le Sichuan et le Yunnan, au sein de onze «préfectures autonomes tibétaines» et deux «districts autonomes tibétains».

Source : Libération.

- Tibet: courage fuyons. 31/03/2008.

Décevant, consternant, rageant, déprimant. La couardise ne fait pas partie de ces attitudes qui forcent le respect, a fortiori lorsqu’elle vient d’un continent qui se targue de défendre des valeurs telles que les droits de l’homme et des minorités, la démocratie et la liberté. Alors que des Tibétains manifestaient à Lhassa malgré la répression, les Européens ont très courageusement pris la tangente samedi pour ménager la Chine autant que faire se peut.

Source : La Libre Belgique.

- Un boycott injuste et dangereux. 31/03/2008.

Effectif , il risque d’être perçu comme une manifestation du chauvinisme occidental. Symbolique, et l’Occident apparaîtrait incapable de sacrifier ses intérêts aux valeurs qu’il affirme.
Pierre DEFRAIGNE, Directeur général honoraire à la Commission européenne.

Source : La Libre Belgique.

- Kroll. 31/03/2003.

Source : Le Soir.

- Face à la crise tibétaine, la Chine ressort la rhétorique guerrière du passé. 30/03/2008.

Le Dalaï lama est “la griffe des forces internationales anti-chinoises”, les moines tibétains sont “la lie du bouddhisme” et les critiques étrangers ont une “mentalité sombre et méprisable”. Face à la crise du Tibet, le gouvernement chinois refait appel à la rhétorique officielle rugueuse du passé pour défendre ses positions, montrant une nouvelle fois combien la question tibétaine reste sensible à Pékin.

Source : La Tribune.

- Un document confidentiel révèle la stratégie des autorités chinoises pour “gérer” les journalistes étrangers. 30/03/2008.

Reporters sans frontières publie un document classé “confidentiel” obtenu auprès de sources chinoises qui définit l’attitude à adopter vis-à-vis des journalistes étrangers avant et pendant les Jeux olympiques de Pékin. Si les autorités incitent les fonctionnaires à faire preuve d’ouverture vis-à-vis des médias internationaux, elles incitent aussi à mieux contrôler et influencer l’information.

Source : Reporters sans frontière.

Soirée spéciale Tibet sur Arte, 29 mars et 1er avril.

Samedi 29 mars, 15h40: Une vie pour le Tibet - Le XIVème Dalaï Lama
Samedi 29 mars, 20h00: Le Dessous de Cartes: Lhassa
Mardi 1er avril, à partir de 21h00: Tibet - Un printemps sanglant

Source : ARTE.

- Tibet : boycott ou plus grande ouverture envers le Dalaï-Lama ? 29/03/2008.

Dans un article publié hier, Bruno Birolli, correspondant en Chine du Nouvel Observateur, procède à une brève analyse du problème tibétain dans le contexte des futurs JO de Pékin à l’été 2008. Il évoque la division du Parti communiste chinois entre modérés et faucons sur la question tibétaine, la campagne des médias chinois contre la presse étrangère, la pression chinoise sur les ambassades, etc. Il s’interroge enfin sur l’à propos d’un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO dont la réponse dépend de l’analyse que l’on fait de la véritable capacité du régime chinois à une plus grande libéralisation. Il est d’avis que le boycott serait une initiative malheureuse parce qu’il croit la Chine capable de se libéraliser.

Source : Bulletin Info-Himalaya.

- Le dalaï-lama appelle à l’aide. 29/03/2008.

Le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains, a de nouveau appelé la communauté internationale à « aider » à résoudre la crise au Tibet, rappelant également qu’il était ouvert au dialogue avec Pékin.

Source : Le Soir.

- Lutte armée et droits de l’homme. 29/03/2008.

Peut-on promouvoir la lutte armée pour défendre les droits de l’homme ? La question est d’actualité alors qu’une frange de Tibétains critique la position non-violente du dalaï-lama. Un récent débat a tenté de distinguer légitimité, légalité et efficacité de la violence.

Source : Tribune des droits humains.

-> Une nouvelle discipline olympique. 28/03/2008.

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Le lancer de marteau boomerang ! Tel est le nouveau sport olympique inventé par les autorités chinoises. La répression contre les manifestations au Tibet a en effet provoqué de très vives réactions au sein de la communauté internationale, et Pékin se retrouve aujourd’hui sous le feu de nombreuses critiques.

Source : Courrier International.

-> Le Tibet, obsession impériale de Pékin, par Bruno Philip. 28/03/2008.

Pour Pékin, la cause est entendue : le Tibet est partie intégrante de la Chine et il n’est pas question de remettre en cause ce fait sculpté dans le marbre de l’histoire. L’affirmation ignore cependant la complexité des relations qu’ont entretenues au fil des siècles la Chine impériale et le royaume des dalaï-lamas : les rapports sino-tibétains ont été marqués par des périodes où le Tibet s’est retrouvé en position de vassalité ou de dépendance avec Pékin, d’autres, où il a joui d’une totale indépendance politique.

Source : Le Monde.

-> TIBET. Des lamas dénoncent, les autorités démentent. 28/03/2008.

Alors qu’un groupe de journalistes invités par le gouvernement chinois à Lhassa se trouvait dans un temple, des moines tibétains ont fait irruption pour dénoncer les mensonges des autorités. Un reporter du quotidien hongkongais Ming Pao, généralement assez proche de Pékin, raconte.

Source : Courrier International.

-> Pour un Tibet autonome, par Axel Poniatowski. 28/03/2008.

Si la situation au Tibet suscite aujourd’hui une émotion considérable dans le monde, c’est que l’ancienneté et la spécificité de sa civilisation ne font aucun doute et justifient que toutes les mesures soient prises pour sa préservation. Le fait que cette vaste région fasse ou non partie intégrante de la Chine du point de vue politique n’est pas une question essentielle, dans la mesure où l’absence d’indépendance d’un peuple ne signifie pas la négation de son identité : ce qui est vrai dans un grand nombre d’Etats, en Europe comme dans le monde, l’a aussi été dans le cas tibétain, comme l’histoire en atteste.

Source: Le Monde.

-> TIBET. Trente intellectuels chinois s’engagent. 27/03/2008.

Le 22 mars, un groupe d’écrivains, d’universitaires et de militants des droits de l’homme ont publié une lettre ouverte soutenant l’appel à la paix du dalaï-lama et demandant au gouvernement chinois de modifier sa politique vis-à-vis du Tibet. Voici leur texte.

Source : Courrier International.

-> Quand François Mitterrand rencontrait secrètement le dalaï lama… 27/03/2008.

Danielle Mitterrand révèle jeudi sur son blog un épisode inconnu: une première rencontre fort discrète entre François Mitterrand et le dalaï lama en 1988! On pensait jusqu’ici que le chef spirituel des bouddhistes tibétains n’avait rencontré qu’à deux reprises un chef de l’Etat français: François Mitterrand lors d’une rencontre “privée” en 1993, et Jacques Chirac lors d’un déjeuner de prix Nobel de la paix à l’Elysée en 1998. C’était une erreur, comme le révèle la veuve de l’ancien président socialiste.

Source : Rue89. Pierre Haski.

-> Chine/Tibet. Le Dalaï Lama réitèr son appel au dialogue. 28/03/2008.

Le dalaï lama, dignitaire bouddhiste et aussi homme politique pragmatique, est relativement conciliant à l’égard de Pékin, assurant qu’il a toujours été ouvert au dialogue et qu’il ne recherche pas l’indépendance mais une simple autonomie culturelle pour son pays natal.

Source : La Libre Belgique.

-> Tintin, agent du Dalaï-Lama. 28/03/2008

Tintin ayant beaucoup fait pour la cause du Tibet, il était normal que le Tibet en fît autant pour la cause de Tintin. C’est ainsi que le Dalaï Lama a remis en 2006 à la Fondation Hergé le prix Light of Truth de l’ICT (International Campaign for Tibet) laquelle est l’un des partenaires de la Fondation Hergé pour le centenaire du créateur.

Source : La république des livres.

-> La situation ne s’améliorera pas. Warren W. SMITH. 28/03/2008.

La Chine prétend désormais “attaquer violemment” les “criminels” dans tout le Tibet, et les “rééduquer” au sujet de leurs croyances malavisées de liberté et d’indépendance du Tibet.

Warren W. SMITH est l’auteur de “Tibetan Nation : A History of Tibetan Nationalism and Sino-Tibetan Relations” et coauteur du Rapport de 1997 de la Commission internationale de juristes intitulé “Tibet : Human Rights and the Rule of Law”.

Source : La Libre Belgique.

-> Tibet. Chinois et Européens se débattent. 28/03/2008.

L’opération séduction des premiers a été torpillée par des moines à Lhassa. Le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO séduit de plus en plus les seconds. Le Conseil informel de l’UE, ces vendredi et samedi, s’annonce pour le moins agité.

Source : La Libre Belgique.

-> “Liberté” : le badge pour dénoncer les violations des droits de l’homme en Chine pendant les JO. 28/03/2008.

Reporters sans frontières appelle les athlètes, les journalistes et le public qui assisteront aux Jeux olympiques, à Pékin, à porter des badges sur lesquels est écrit le mot “Liberté” en idéogrammes chinois.

Source : Reporters sans frontière.

-> Des athlètes français lancent un appel au président chinois. 28/03/2008.

Dans un appel lancé par le Nouvel Observateur sur le thème “entre le boycott de J.O. et le silence, il y a une voie”, un certain nombre de sportifs exigent du gouvernement chinois l’application des engagements pris sur la liberté d’expression et l’intégrité des individus.

Source : Nouvel Observateur.

-> TIBET. Lhassa coupé en deux.

Geoff Dyer, du Financial Times, est l’un des 26 journalistes étrangers qui ont été autorisés à se rendre dans la capitale tibétaine dans le cadre du voyage de presse organisé par les autorités chinoises. Témoignage.

Source : Courrier International.

-> L’hypocrisie des puissants qui laissent faire. Michel t’KINT de ROODENBEKE. 27/03/2008.

En Chine, en Russie ou en Israël, les responsables politiques occidentaux savent, mais ne disent pas la vérité en face par crainte de représailles économiques. Qu’en est-il des “valeurs” ?

Source : La Libre Belgique.

-> Comment faire pression sur la Chine ? 27/03/2008

Les Jeux olympiques de Pékin sont-ils menacés ? Le débat sur la conduite à adopter face à la Chine et sa gestion des événements au Tibet permet d’apporter des éléments de réponse. Parmi les politiciens, les sportifs, le Comité international olympique (CIO), qui peut ou doit réellement faire pression sur les autorités chinoises ?

Source : Courrier International.

-> Enquête. Crise du Tibet : des enjeux cruciaux pour Pékin. 27/03/2008.

Outre le legs d’une conception impériale de la Chine, l’obsession contemporaine de Pékin sur la question tibétaine peut se décoder à la lumière d’un triple enjeu. Stratégique : le Tibet himalayen occupe une position vitale en surplomb de l’Asie du Sud, en particulier de l’Inde potentiellement rivale. Economique : le Tibet regorge de ressources minérales et hydrauliques très précieuses pour la croissance chinoise. Politique : aux yeux de Pékin, la perte du Tibet créerait un précédent risquant de précipiter la Chine, empire multiethnique, dans un tourbillon de forces centrifuges.

Source : Le Monde. Frédéric Bobin.

-> Analyse. Une crise couve-t-elle à Pékin ? 27/03/2008.

Le silence du numéro un chinois, Hu Jintao, par ailleurs spécialiste du Tibet, ne manque pas d’étonner dans le contexte actuel.

Source : La Libre Belgique. Philippe Paquet.

-> Tibet. “La conscience du monde doit se lever”. 27/03/2008.

Karma Chophel appelle les Européens à agir en faisant preuve de “morale”. Les eurodéputés se sont montrés fermes, mercredi à Bruxelles.

Source : La Libre Belgique.

-> Pékin, Tibet, sport & business. 26/03/2008.

La Chine populaire est un régime communiste qui pratique le trafic d’organes (1) prélevés sur le corps des condamnés à mort. Ce régime utilise le système concentrationnaire ( le LOA GAÏ ) à des fins économiques en l’affectant à la production de biens de consommation à bon marché pour les marchés occidentaux.
Tout cela était connu et su du comité olypique internationnal avant la désignation de Pékin pour l’organisation des jeux olympiques d’été de 2008. Les instances olympiques sont sensibles aux marques d’attention des candidats. Il y a déjà eu par le passé des rumeurs de scandales pour corruption. Le sport et les athlètes sont secondaires. Le CIO est une entreprise.

Source : L’Etre persienne.

-> Le Tibet rayé de l’ordre du jour du Conseil des droits de l’homme. 26/03/2008

Les discussions sur la situation au Tibet ont été écourtées pendant la réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mardi à Genève.
À la suite de plusieurs protestations de la part de la Chine, le président du Conseil a indiqué aux organisations non gouvernementales que dans le cadre du point à l’ordre du jour elles ne devaient pas limiter leurs observations à la situation dans un seul pays.

Source : Amnesty International.

-> La Chine fait partie des intouchables de l’ONU. 26/03/2008.

Le Conseil des droits de l’homme clôt vendredi quatre semaines de session et adoptera dès jeudi une série de résolutions. Aucune ne mentionne la situation au Tibet.

Source : La Libre Belgique.

-> Le Tibet sème la zizanie à l’ONU. 26/03/2008.

Un après-midi houleux a marqué ce retour des fêtes de Pâques au Conseil des droits de l’homme. Le Tibet s’est imposé aux débats tandis que des centaines de manifestants occupaient la Place des Nations à Genève

Source : Tribune des droits humains.

-> “La limite du supportable pour les Tibétains a été atteinte”. 26/03/2008.

Pour Françoise Robin, tibétologue et enseignante à l’INALCO, les manifestations violentes illustrent les frustrations d’un peuple laissé-pour-compte.

Source : Courrier International.

-> « Une spirale de cauchemar pour la Chine ». 26/03/2008.

En perturbant lundi la cérémonie de l’allumage de la flamme olympique à Olympie, une équipe de Reporters sans frontières (RSF) a voulu mettre fin à un silence coupable. Robert Ménard, secrétaire général de RSF, s’explique.

Source : Le Soir.

-> Les troubles au Tibet ont-ils été spontanés ? 26/03/2008.

Nouvelle manifestation de Tibétains réprimée dans la province du Sichuan (limitrophe au Tibet), organisation par Pékin d’un voyage de presse de trois jours au Tibet pour une dizaine de journalistes étrangers à partir de mercredi, reconnaissance par les autorités de l’arrestation de treize « émeutiers » : les signes contradictoires confirment chaque jour la complexité de la situation. Si l’occupation militaire de Lhassa, la capitale de la province autonome du Tibet, semble avoir ramené le calme, les provinces alentour continuent de s’agiter. A moins… que des groupuscules ne continuent à les agiter.

Source : Le Soir.

-> Jeux olympiques. Le Tibet, un arbre qui cache la forêt. 26/03/2008.

Les violations des droits de l’homme en Chine sont loin de ne concerner que le Tibet. Dans un régime de parti unique, l’espace de liberté demeure des plus réduits.

Source : La Libre Belgique.

-> Pourquoi la Chine tient-elle tant au Toit du Monde ? 26/03/2008

Revendications nationalistes et arguments géostratégiques l’expliquent.
S’il est une évidence en ces temps de troubles, c’est que la Chine ne lâchera jamais le Tibet. Le Dalaï Lama, qui ne réclame plus l’indépendance mais une autonomie, l’a bien compris. Pourquoi, en effet, Pékin déciderait-il de s’amputer de la sorte, alors que sa mainmise sur le Toit du Monde, outre qu’elle répond à une fierté nationale, lui assure des avantages géostratégiques ? Explications.

Source : La Libre Belgique.

-> Jeux olympiques. “Jacques Rogge, il s’en lave les mains”. 26/03/2008.

Le président de Reporters sans frontières fustige l’attitude du patron du CIO, véritable “Ponce Pilate”. A Olympie, “il cite les sponsors des JO” alors que “l’on nous reproche d’avoir osé profaner ce lieu sacré”.

Source : La Libre Belgique.

-> Du bon usage des Jeux de Pékin. 26/03/2008.

Dans le débat qui fait rage sur l’opportunité de boycotter tout ou partie des Jeux olympiques de Pékin, il y a une incontestable part de mauvaise foi. Le débat, en effet, devait avoir lieu - et a eu lieu - en 2001, quand la décision fut prise d’octroyer les Jeux à la Chine. Car on ne sait rien aujourd’hui qu’on ne savait alors.

Source: La Libre Belgique. Philippe Paquet.

-> Jeux olympiques. Une flamme qui vacille. 26/03/2008

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Reporters sans Frontières a relancé le débat sur JO et respect des droits humains. L’incident d’Olympie illustre les risques auxquels s’expose la Chine en organisant les JO. La crise tibétaine plonge le CIO et les gouvernements dans un embarras croissant.

Source : La Libre Belgique. Philippe Paquet.

-> Boycott : tout ce que vous avez toujours voulu savoir. 26/03/2008

Ces dernières semaines, il ne s’est pas passé un jour sans que l’on entende parler de «boycott», qu’il s’agisse des Jeux olympiques de Pékin, mais aussi du Salon du livre axé sur le soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël.

Olivier Esteves angliciste et historien, maître de conférences à l’université de Lille-III.

Source : Libération.

-> L’Occident demande à Pékin de “tuer avec retenue” au Tibet, accuse Juppé

Les “responsables occidentaux” demandent à la Chine de “tuer avec retenue” au Tibet, accuse l’ancien Premier ministre Alain Juppé, alors que le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi Pékin à la “retenue” après les violences dans cette province.

Source : L’Express.

-> « Le bouddhisme est aussi empreint de violence ». 26/03/2008.

Face à la révolte antichinoise au Tibet et à la radicalisation des jeunes exilés, le Dalaï-lama continue à prôner la non-violence. Est-ce le message fondateur du bouddhisme ?
Bernard Faure, Professeur d’histoire des religions d’Asie à l’Université Columbia (New York)

Source : Le Soir.

-> Face à Pékin, l’Europe se couche. 25/03/2008.

La question brûlera sans doute les lèvres des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, qui se retrouvent ce vendredi en Slovénie pour un «Gimnich», une rencontre informelle dans le jargon communautaire. Que dire face à la chape de plomb policière qui s’abat en Chine, au fur et à mesure que les protestations pro-tibétaines se poursuivent? Dans son excellent blog, le correspondant de Libération à Bruxelles Jean Quatremer raille les membres de l’UE qui «n’ont aucune envie de tirer les oreilles du dragon chinois» en citant in extenso la très prudente déclaration de la présidence slovène qui «prie les autorités chinoises de s’abstenir d’utiliser la force» et «invite les manifestants à renoncer à la violence». J’ajouterai ici deux questions, tout à fait d’actualité après l’allumage, ce lundi, de la flamme olympique et son départ pour Pékin, via Lhassa.

Source : L’air de Bruxelles.

-> Tibet : déclaration orale devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. 25/03/2008.

Le texte de la déclaration qu’Amnesty International avait l’intention de lire devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies dans l’après-midi du 25 mars 2008.

Source : Amnesty International.

-> Tibet, tant d’illusions brisées, par Chen Yan. 25/03/2008.

L’irruption de la révolte du Tibet a surpris le monde et a surtout mis dans l’embarras les gouvernements occidentaux. Face à la Chine, ce géant économique de plus en plus impressionnant, il est d’autant plus difficile de prendre des mesures efficaces que l’appréciation des multiples enjeux de la question sino-tibétaine me semble non éclaircie. Cette révolte et les réactions de Pékin sont pourtant riches d’enseignements.

Source : Le Monde.

-> TIBET. Peu de solidarité asiatique pour Lhassa. 25/03/2008.

Pour les voisins de la Chine, la priorité au Tibet est la stabilité, pas les droits de l’homme. Car il faut ménager la susceptibilité de Pékin, qui dispose d’un grand pouvoir de nuisance à leur égard.

Source : Courrier International.

-> Tibet, le moment de vérité. 25/03/2008.

Les réactions des démocraties occidentales à la répression au Tibet ont clairement démontré les limites de leur politique étrangère lorsque celle-ci doit affronter non plus un petit Etat voyou comme la Birmanie, mais une grande puissance, dont l’économie détermine en partie la stabilité financière du monde. L’Union européenne s’est bornée à demander à la Chine de « faire preuve de retenue » et le président Bush a choisi de se taire, laissant à Condoleezza Rice le soin de froncer les sourcils.

Jean-Paul Marthoz Journaliste et essayiste

Source : Le Soir.

-> Boycotter les Jeux olympiques? Bien sûr. 25/03/2008.

Le gouvernement chinois veut séduire la planète mais piétine les libertés tibétaines. Cette arrogance ne mérite qu’une réponse: le boycott de Jeux qui ne servent qu’à renforcer la dictature.

Source : Largeur.com. Gérard Delaloye.

-> Nyima, Lobsang, Jampa et Gonpo, Tibétains exilés à vie. 25/03/2008.

Ils sont 500 à 600 à séjourner et à travailler à Paris. Les destins de ces exilés tibétains se croisent, se confondent: des vies familiales déchirées, le choix d’un exil irréversible, d’abord vers l’Inde ou le Népal, puis vers l’Europe. Ils sont trentenaires, à cheval entre ces deux générations dites “autonomistes” et “indépendatistes” que Pékin voudrait voir se déchirer.

Source : Rue89. Gaëlle Pialot.

-> Quand des élus français poussaient Pékin à parler au dalaï lama. 25/03/2008.

A tous ceux qui ont pu être surpris par les événements du Tibet, je conseille la lecture d’un rapport d’un groupe interparlementaire français qui prédisait le scénario de la crise actuelle. Comme tout rapport de ce type, il a dû être rangé sur une étagère poussiéreuse sans être lu par les décideurs, et c’est bien dommage…

Source : Rue89. Pierre Haski.

-> La « clique » du dalaï-lama et les tics des dirigeants chinois. 24.03.2008

La formule revient sans cesse dans les dépêches chinoises : les émeutes du Tibet auraient été fomentées par la « clique du dalaï ».
Que signifie précisément cette expression ?
Consultons le Petit Robert. En français, le terme de clique signifie « une coterie, un groupe de personnes peu estimables ».

Source : Avant les J.O. Libération.

-> Des intellectuels chinois s’opposent à Pékin sur le Tibet. 24/03/2008.

En plein cœur de la bataille de la propagande menée par les autorités chinoises pour retourner l’opinion publique chinoise contre les manifestants tibétains et contre le dalaï lama, plusieurs dizaines d’intellectuels chinois ont pris le risque de rédiger, signer, et publier un autre son de cloche dissonant.

Source : Trubune des droits humains.

-> TIBET. s’agit aussi d’économie ! 21/03/2008.

Les récents troubles au Tibet ne trouvent pas leur origine uniquement dans les violations des droits de l’homme et de la liberté religieuse. Le développement économique s’est fait au détriment des Tibétains et de leur culture.

Source : Courrier International.

-> Des Jeux olympiques déjà entachés. 20/03/2008.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les réactions internationales après les événements de Lhassa ont été mesurées. Européens comme Américains ne veulent surtout pas déranger la Chine, leur partenaire commercial et leur fidèle créancier. Alors, oui, Washington a élevé une protestation contre la répression et a simplement appelé Pékin à “engager le dialogue avec le dalaï-lama”. Autant ne rien dire du tout. Précisément, c’est parce que le dialogue avec le dalaï-lama était dans une impasse depuis plus de trois ans que les moines tibétains et les jeunes ont osé manifester et s’en prendre à des Hans ! Il est patent que les autorités chinoises n’entendent pas dialoguer, ni accorder aucune forme d’autonomie réelle au Tibet. Au contraire, ils poursuivent l’entreprise de conquête des bords du monde han, entamée depuis des lustres. Et la dislocation en 1989-1990 de l’empire russo-soviétique ne peut que les prévenir contre tout relâchement !
Pourtant, rappelle le dissident chinois Wei Jingsheng dans une tribune, “seule la conjugaison de la pression internationale et d’un mouvement interne peut mener à des résultats tangibles”. Or les Tibétains, qui subissent une intégration à marche forcée, se sentent bien peu aidés par la communauté internationale. La voix de la modération, incarnée par le dalaï-lama, n’obtenant rien, ils ont voulu profiter de la proximité des Jeux olympiques de Pékin pour exprimer leur désespoir. Pour l’heure, leur mouvement, peu préparé, n’aura quasiment rien obtenu. Mais, sur le plus long terme, il aura peut-être deux effets. D’abord, il semble que le pouvoir à Pékin soit divisé sur la conduite à tenir, entre le président Hu Jintao – celui-là même qui réprima les manifestations au Tibet en 1989 – et son prédécesseur, Jiang Zemin, qui a ouvert la voie à la discussion avec le dalaï-lama. Ensuite, il est fort probable que de nombreuses contestations viendront troubler les Jeux. Même si le Comité international olympique se tient coi, des sportifs ou d’autres personnalités, après Steven Spielberg, élèveront la voix. Au mois d’août ou peut-être dès demain…

Source : Courrier International. Philippe Thureau-Dangin

-> Carton jaune pour Pékin ! 19/03/2008.

La Chine est une grande nation. Avec les États-Unis, elle est l’autre superpuissance à régner sur la planète. Son industrie est impressionnante. Sa croissance donne le tournis. Si nombreux, si inventifs, formidablement doués pour le commerce, les Chinois sont un peuple d’élite. La Chine inspire trois sentiments au monde autour d’elle : le respect, la peur, l’espérance. Cette situation exceptionnelle, qui lui assure une des premières places dans le concert des nations, ne lui donne pas tous les droits.
Jean d’Ormesson de l’Académie française.

Source : Le Figaro.

-> Jeux olympiques : le CIO a le sang du Tibet sur les mains. 18/03/2008.

Où s’arrêtera le cynisme ? On savait déjà que les Jeux Olympiques étaient une cash machine pour les marques et les network de la télévision.

Source : Betapolitique.

-> Un rapport de forces inégal. 17/03/2008.

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