L’association des tour-opérateurs du Ladakh (ALTOA) proteste contre la mise en place d’un permis d’ascension contraignant pour les sommets dépassant 5 500m d’altitude. En pratique, cette mesure se révèle inapplicable en raison des altitudes élevées.
L’Indian mountaineering foundation (IMF) a annoncé fin mars l’ouverture de 113 nouveaux sommets dans l’Himalaya indien pour doper la fréquentation des trekkeurs et des alpinistes. A cette occasion, une nouvelle procédure d’obtention du permis d’ascension a été mise en place. Dorénavant, pour tout sommet dépassant 5 500m d’altitude, il faudra passer par l’IMF, habilitée à délivrer un permis sous deux à quatre semaines. Plus besoin donc d’établir un visa spécifique (“X” visa), un simple visa touristique suffit. En revanche, les délais posent problème, notamment aux Kadakhis.
De nombreux sommets entre 5 500m et 6 500m d’altitude sont situés sur des itinéraires de trekking à une journée de route de Leh et quatre ou cinq heures du camp de base. Et vous devez vous y prendre trois mois à l’avance pour gravir ces montagnes, qui se grimpent en quatre heures ! protestent P.T. Kunzang, le vice-président de l’association des tour-opérateurs du Ladakh (ALTOA). Auparavant, le “X” visa pouvait s’obtenir en trois ou quatre jours depuis Leh.
L’autre point qui prête à polémique est le nombrte de sommets ouverts au Ladakh qui s’élève à 14. Un chiffre faible comparé aux 50 pics ouverts dans les régions de Gharwal-Kumaon, et 44 en Himachal Pradesh. L’altitude moyenne des implantations humaines au Ladakh se situe entre 3 000 et 6 000m, les bergers conduisant leurs animaux entre 5 000 et 6 000m d’altitude en été. Outre le fait que de nombreux cols dépassent l’altitude de 5 500m fixée par l”IMF, les sommets à cette altitude ne sont que de simples collines. Fort logiquement, l’ALTOA demande donc que cette barrière symbolique de 5 500 m soit relevée à 6 500 m au Ladakh, pour préserver l’attractivité du lieu pour les trekkeurs-alpinistes, comme pour les simples touristes désireux de goûter à l’ivresse des cimes.
Source : Trek Magazine – n°91 – Juin 2007 – page 12.


