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Archive for octobre 2007

De l’eau sur le toit du monde

Un hydrologue de génie, Ritesh Arya, a réussi à trouver de l’eau dans le sous-sol du Ladakh, la région la plus élevée du monde.
Cette découverte révolutionne le quotidien des habitants de cette région de l’Himalaya, explique l’hebdomadaire indien India Today.
 

Au cœur de l’Himalaya, à plus de 5 350 mètres d’altitude, la passe de Khardung La, balayée par les vents, est la route carrossable la plus élevée du monde. Nous sommes en Inde, dans la région du Ladakh. Ritesh Arya, hydrologue  intrépide, est sur le point de remporter son pari en découvrant des réserves d’eau souterraines à Khardung La, une prouesse plus formidable encore que son record mondial de forage de puits en haute altitude. Deux puits forés récemment à South Pullu et North Pullu [deux bases bordant le Khardung La] déversent déjà leur eau claire aux postes militaires et aux refuges de montagne situés de part et d’autre de la passe, à respectivement 4 663 mètres et 4 693 mètres d’altitude.

Il y a un mois encore, la seule source d’eau potable se trouvait dans les lointains réservoirs d’eau de Leh [capitale du Ladakh] et de Partapur, au pied du glacier de Siachen [à la frontière chinoise]. « C’est vraiment un miracle de parvenir à trouver des nappes d’eau souterraines à cette altitude », lance un officier du poste militaire de South Pullu, situé dans une zone granitique. D’après les connaissances des géologues, le granite est trop imperméable pour laisser filtrer l’eau. Mais Arya avait repéré, à 6 kilomètres en contrebas de la route, une vallée encaissée pleine de débris rocheux au pied du glacier, indice certain de la présence d’eau souterraine provenant de la fonte du glacier. Deux jours après, il faisait forer un puits à 90 mètres de profondeur, en plein dans une nappe d’eau.

Arya prépare ses opérations de forage après avoir étudié les versants rocheux environnants. En combinant son expérience de terrain en tant que géologue spécialiste de l’Himalaya et une approche inédite en matière de prospection, cet hydrologue converti en professionnel du forage a ouvert de nouvelles perspectives en matière d’exploitation des réserves d’eau dans le désert de haute altitude de Ladakh. Au cours des douze dernières années, Arya a foré plus d’une centaine de puits en terrains inhospitaliers ou dangereux, où aucun géologue ni agence gouvernementale n’avaient osé s’aventurer auparavant. Du glacier de Siachen et de la vallée de l’Indus jusqu’aux hauteurs de Leh et de Kargil [seconde ville la plus peuplée du Ladakh], les efforts d’Arya permettent d’alimenter les soldats et les habitants en eau quelles que soient les conditions climatiques.

Le travail de pionnier d’Arya pourrait également permettre de redéfinir l’hydrologie de l’Himalaya et de modifier les dispositifs traditionnels en matière d’eau potable et d’irrigation dans la région du Ladakh, où la faiblesse des précipitations contraint les habitants à utiliser les eaux de surface du fleuve Indus ou les rivières de montagne descendant du glacier. Outre un déficit d’eau chronique, cette région souffre de problèmes liés au mélange de limon dans l’eau lors de la fonte des glaces en été, et du gel des eaux de surface en hiver. A Leh, 10 % seulement de la population est alimentée en eau courante par les nappes souterraines, le reste devant s’approvisionner aux réservoirs d’eau.

L’exploitation des eaux souterraines, confiée au Central Ground Water Board [organisme rattaché au ministère chargé de la gestion des ressources en eau], s’est limitée aux zones proches de l’Indus. Au-delà de ces limites, l’exploration a toujours été déconseillée au motif qu’un désert montagneux ne pouvait pas disposer de réserves d’eaux souterraines. Mais, en 2006, Arya a fait voler en éclats ce préjugé en forant un puits pour l’armée à plus de 4 200 mètres d’altitude, à Chushul, près de la frontière chinoise. Cet exploit lui a d’ailleurs valu d’entrer dans le Livre des records. « Cela revient à redéfinir les principes de base de la géologie et de la physique en haute altitude », explique-t-il, avant d’ajouter que « l’exploitation systématique des nappes souterraines inutilisées pourrait être à l’origine d’une révolution verte dans ce désert glacé »

Source : Courrier International

Article original : « The Incredible Waterman » 

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Le glacier de Siachen , situé en amont de la vallée de la Nubra, au Ladakh, devrait être ouvert aux trekkeurs étrangers à partir de 2008. C’est ce qu’ont annoncé des officiels de l’armée indienne début septembre 2007.

Le plus long glacier du monde (78 km), a également été longtemps le plus haut conflit de la planète, opposant l’Inde et le Pakistan, à plus de 6000 m d’altitude. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis plus de quatre ans et des personnalités du monde entier ont lancé un appel pour la création d’un Siachen Peace Park.

Aucune information n’a filtré pour le moment sur les formalités à accomplir pour parcourir ce nouvel itinéraire (les enquêteurs de TrekMag sont sur le terrain !).

La première expédition civile, constituée de femmes d’origine indienne, devait rejoindre Kumar Camp, fin septembre, à la jonction avec le Teram Shehr Glacier et l’ancienne route caravanière provenant du Saltoro Pass (Bilafond La).

Source : TrekMag

NEW DELHI, Sept 12: Siachen, the world’s highest battlefield and an inhospitable terrain,has been thrown open to public.
Trekkers can now go up to the icy heights of the second largest lacier in the mighty Karakoram Range in Ladakh region of Jammu and Kashmir, a dreaded place till four years ago because of continuous shelling from Pakistan.

A group of 20 intrepid civilians—teenage girls, NCC and Military Academy Cadets, housewives and corporate executives—would form the first batch to tread the glacial heights, where snow never melts, from September 19, Army officials said here today.

Though the Indian and Pakistani troops are at points across the 72-km long glacier, almost at eyeball to eyeball confrontation, peace has prevailed in the snowy heights for the past four years ever since a cease-fire is in force.

The group sponsored by the Army Adventure Cell and Indian Mountaineering Foundation would trek from the base to Kumar Camp located at a height of 16,000 feet, on the mid-glacier.

On their four day trudge across the glacier, the civilian trekkers would be guided by 10 Army glacial experts.

Though guns have fallen silent danger does lurk in the form of giant crevasses and shifting ice formations.

« We plan to open the glacier to similar civilian trekkers on a regular basis from next year », Army officials said.

Significantly, the move to throw open the glacier to public comes two years after Prime Minister Manmohan Singh on his maiden visit had expressed a desire that efforts should be made to turn the place into a « mountain of peace ».

The first public trekking group would be in glacier from September 19 to October 11.

« The group would gather at Leh and undergo a weeklong acclimatization before reaching the Siachen base camp by road  » Army officials said.

At base camp, they would undergo another spell of conditioning before venturing out to the glacier itself. The trekkers would set up four staging camps before reaching the Kumar point in the middle of the glacier.

For future trekkers, officials said that the upper age limit would be 40 and all adventurers would have to be medically and physically fit.

The trekking adventure, officials said, could be a prelude to throwing open the glacier even to foreign expeditions and climbing groups.

Four major climbing groups from various armies have approached the Government for clearance to attempt some over 7,500 peaks straddling the glacier.

Daily Excelsior

Réactions

– « Le Pakistan se dit inquiet des projets indiens d’ouverture du glacier de Siachen aux touristes ».
Sur le site de l’agence de presse chinoise « Le quotidien du Peuple »

L’expédition prévue au glacier de Siachen est loin d’être la première. 
Une quinzaine d’opérations similaires avaient déjà eu lieu et rien qu’au mois de juillet, trois excursions avaient été organisées sans le tapage médiatique donné à l’opération d’hier qui consiste à envoyer des randonneurs indiens dans une partie du territoire indien, a expliqué le ministre, reprochant aux médias de donner à l’évènement sportif des proportions qu’il ne mérite pas.

Sur AtlasVista Maroc 

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