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Archive for avril 2008

Parcours

1946 Naissance à Aix-les-Bains (Savoie).
1967 Permier voyage en Inde et rencontre de son maître, Kangyour Rinpoché.
1972 Obtient son doctorat en biologie sous la direction du P-r Jacob, et part en Inde.
1997 Publie avec son père, Jean-François Revel, « le Moine et le Philosophe ».
2000 Engagement humanitaire à travers l’organisation Karuna-Shechen.
2008 Milite pour une rencontre entre le dalaï-lama et le gouvernement chinois.

Fils de l’intelligentsia parisienne, scientifique de formation, il a quitté l’Europe il y a près de 30 ans pour vivre sa foi bouddhiste. Il est en première ligne dans le combat des Tibétains contre la répression chinoise

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Source: Le Monde. 22/04/2008.

Sur le même sujet

-> « Un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama doit être la condition de la participation des pays aux JO ».

Dans un « chat » au Monde.fr, Matthieu Ricard, l’interprète français du dalaï-lama, rappelle que le chef spirituel des Tibétains ne demande pas le boycott de la cérémonie des Jeux de Pékin.

-> «Le dalaï-lama demande un dialogue sans conditions».

Proche du guide spirituel des Tibétains, le moine bouddhiste Matthieu Ricard compte sur la mobilisation internationale pour forcer la main de Pékin. Et contrecarrer sa politique de sinisation forcée.

Entretien dans L’Express du 23/04/2008.

-> Le bouddhiste «constructif»

Retour au Népal, après la présentation à Paris de son nouveau livre, Kalachakra, un mandala pour la paix. Matthieu Ricard a rejoint aujourd’hui son monastère, non loin du dalaï-lama, dont il est un proche, au point d’être devenu, en 1989, son traducteur pour toute l’Europe.

Avant de partir, ce populaire moine bouddhiste de 60 ans a salué du bout des lèvres, vendredi, l’annonce de l’ouverture d’un dialogue entre la Chine et le chef tibétain : «Sept délégations d’émissaires se sont rencontrées ces cinq dernières années, sans aucune amélioration. L’esprit de conciliation des Chinois n’a pas beaucoup évolué.» Pour Matthieu Ricard, fils du philosophe Jean-François Revel, cette annonce n’est qu’ «une première étape». Il espère surtout une date précise. «Il faut une pression réelle pour organiser quelque chose avant les JO. Après, que pourra-t-on faire ?»

Il a rencontré à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy, auquel il a présenté des témoignages de Tibétains persécutés. Et admet être «très étonné» par la «grande fermeté de la France». Ce scientifique de formation reconverti en militant se veut «constructif pour ne pas braquer la Chine. Mais faire preuve d’esprit d’ouverture, comme lors des JO, ce n’est pas devenir des paillassons».

Source : Libération.

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Spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, Claude B. Levenson dresse une bonne synthèse de la tragédie du Tibet, en montrant comment, depuis Mao, le pouvoir chinois utilise la seule violence colonisatrice pour dénier la légitimité de ce pays. Un regard acéré porté aussi sur l’occident empêtré dans ses beaux discours et ses compromissions.

Présentation par l’éditeur Albin Michel

Que ce soit sur la scène économique et financière, dans les sphères diplomatiques ou médiatiques, il est de bon ton aujourd’hui de courtiser la puissance chinoise. Mais une tragédie inoubliable demeure comme une tache indélébile dans ce tableau d’une réussite annoncée : le Tibet, son peuple martyrisé, sa civilisation en péril. Claude B. Levenson, spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, brosse ici une synthèse magistrale de cette question qui dérange. Elle montre comment, depuis Mao jusqu’à aujourd’hui, les prétentions chinoises, fondées sur la seule violence colonisatrice, constituent un déni absolu de la légitimité historique.

Elle jette aussi un regard acéré sur le « Tibet des autres », celui de l’Inde et des Européens, celui des Américains et des organisations internationales : entre fascination et condescendance, entre beaux discours et compromissions, le monde est embarrassé par ce peuple singulier soumis au cauchemar, et par son chef spirituel irréductible et non violent.

Un extrait du livre.

Le site web de Claude LEVENSON.

– Libération a publié, le 20 mars 2008, une chronique de Claude B. Levenson intitulée « Tibet, quand la Chine voit rouge » dont voici un extrait :

« Rouge, la robe des moines tibétains ; rouge, le sang des victimes des brutalités policières au cœur de la vieille ville de Lhassa ; rouge, la colère des Tibétains de l’exil privés de leur droit imprescriptible à leur terre ancestrale ; rouge, la honte au front des démocraties dont les dirigeants se contentent de réclamer prudemment de la « retenue » aux autocrates de Pékin lorsque les locataires de la Cité interdite voient rouge devant le défi pacifique du Tibet ; rouge, le visage embarrassé de l’Inde, la « plus grande démocratie du monde », qui s’allie à la Chine, la « plus grande dictature du monde », pour faire taire les réfugiés tibétains qui tentent de se faire entendre pacifiquement sur son sol… Cauchemar récurrent, l’opinion internationale assiste médusée au drame à répétition qui se joue au Tibet, dont les habitants expriment leur ras-le-bol de l’occupation étrangère, leur frustration d’être devenus spectateurs forcés de leur propre histoire, les autorités chinoises ayant usurpé leur droit fondamental à décider eux-mêmes de leur sort et de leur avenir. »

– Chronologie historique détaillée du Tibet.

Pour répondre à certaines déformations manifestes de l’Histoire du Tibet dans certains médias ces derniers temps (ou par certains hommes politiques), voici une chronologie de l’histoire du Tibet, établie par M. Wangpo Bashi et l’historien Laurent Deshayes, auteur de « Histoire du Tibet », « L’épopée des Tibétains : entre mythe et réalité » et d’un lexique du bouddhisme tibétain.

Source : Tibet-info.net

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Lhassa, la mémoire confisquée

Virgine Vallant a pu marcher les yeux grands ouverts dans les rues de Lhassa, la capitale historique du Tibet occupée par la Chine.

Son carnet de voyage (vidéo de mars 2001) permet de saisir la dimension spirituelle d’une ville dont l’urbanisme est lentement et systématiquement transformé par les Chinois.

Cette vidéo de 10′ démontre aussi clairement que l’on veut réduire la culture religieuse des tibétains à du folklore. Le respect des Chinois pour la culture tibétaine manque.

Source : Le dessous des Cartes – Arte.

Sur le même sujet :

 ->  Lhassa grandit, l’emprise de la Chine aussi ?

Un nouveau district est en cours de construction pour la capitale du Tibet autonome. Les autorités ont évoqué la protection des reliques du Bouddhisme tibétain. Mais que vaut cette bienveillance apparente ? (20 novembre 2007)

 Source : Djinpa-Dreunmé.

 -> Le plan d’urbanisation de Lhassa met la culture tibétaine en danger et favorise les immigrants chinois.

 Des milliers de Tibétains ont déjà été expulsés de Lhassa par les autorités chinoises qui démolissent des quartiers entiers de la ville. Depuis 1989, 5 000 maisons tibétaines ont été détruites et 10 000 sont menacées. Par ailleurs les plans de relogement favorisent outrageusement les immigrants chinois par rapport aux Tibétains. Cette opération est conduite dans le but de porter un coup fatal à la culture tibétaine, accuse un rapport de deux cents pages publié en mars 1994 en Hollande par le « Centre international pour le droit au logement et contre les évictions ». Selon ce rapport, le plan d’urbanisation mis en place à Lhassa a pour objectif de remplacer la population tibétaine par les immigrants d’origine chinoise : « seules les constructions tibétaines sont concernées et le plan est de faire de Lhassa une ville plus facilement habitable par les Chinois. Les urbanistes ont décidé que tous les bâtiments historiques de Lhassa seraient détruits avant l’an 2000.

 Source : Eglises d’Asie. Bulletin EDA n°174 du 01/04/1994   

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