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Archive for the ‘Chine’ Category

Le site interactif   ‘China Green’ (« La Chine en vert »), qui vient d’être lancé, est consacré aux problèmes environnementaux et climatiques de la Chine. Son premier projet concerne le Plateau Tibétain, et il montre comment les effets du réchauffement climatique sur le plateau créent une grave menace pour un tiers de l’humanité. Ceci parce que la plupart des puissants systèmes fluviaux d’Asie prennent leur source sur ce plateau.

Le site comporte beaucoup d’autres vidéos, interviews et diaporamas interactifs qui décrivent les transformations des glaciers de l’Everest.

Source:  Global Voices Online.

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Une spécialité olympique chinoise.

Les stades sont souvent lieux d’exécutions capitales ou de tortures. Des criminels y sont liquidés devant des spectateurs. Les dieux du stade sont ici des bourreaux en uniforme.

Vous avez peut-être vu cette photo qu’a reproduite un récent numéro de « Marianne ». Sur deux rangées parallèles, des trios composés de deux policiers en uniforme d’été et de civils aux mains liées dans le dos que les premiers tiennent avec détermination par les bras, s’avancent le long des gradins d’un stade peuplé d’une foule bigarrée de spectateurs assis ou debout, parsemée de banderoles portant des slogans en caractères chinois. Car nous sommes en Chine, celle d’aujourd’hui où ne se portent plus les costumes Mao qui firent kiffer les « révolutionnaires » en papier mâché de chez nous dans les années soixante. A l’avant-plan de la photo, on voit une femme encore jeune, au physique que l’on devine agréable, vêtue de façon que l’on pourrait dire bourgeoise. Elle marche, encadrée de ses deux gardiens aux visages fermés, sa bouche à elle à demi ouverte, comme si elle était occupée à fredonner ou plutôt à muser, comme on dit chez nous.

Ce que montre la photo, c’est un troupeau de condamnés à mort menés au supplice, lequel consistera en une balle tirée à bout portant dans la nuque. La foule qui a envahi les gradins est venue pour le spectacle, moderne tricoteuse (peut-être rassemblée de force) attirée par les mises à mort en série. Les talibans, en Afghanistan, mettaient aussi en scène des écrasements sous des murs bousculés par des bouteurs dans des stades. Les stades sont souvent lieux d’exécutions capitales ou de tortures, copiant en cela les arènes pour corridas dans lesquelles de pauvres bêtes affolées sont massacrées pour satisfaire aux instincts pervers de risibles chantres des habits de lumière et de touristes en quête d’émotions fortes. Mais si voir tuer le taureau peut déjà apporter sa ration de frissons, que dire de liquider des criminels dont le dernier regard aura été pour des spectateurs semblables à ceux qui viennent assister à un match de foot ou une rencontre d’athlétisme ? Les dieux du stade sont ici des bourreaux en uniforme. Qui dira ce qui se passe dans la tête de l’assassin légal qui, sans haine ni compassion, tire sa balle bien ajustée à l’arrière du crâne d’un ou d’une condamné(e) dont peut-être le crime, corruption ou vol, chez nous, ne relèverait au pire que d’une chambre correctionnelle ?

Le comte Rogge, qui préside aux destinées de l’ultra-opulente multinationale qu’est le Comité international olympique, a déclaré que l’on ne devait pas mêler sport et politique. Si l’on admet que la décision d’appliquer la peine de mort est un acte politique, car prise par les dirigeants du pays, et si l’on reconnaît qu’un stade est un lieu consacré au sport, on verra dans cet usage du stade une activité éminemment politique, et donc un démenti sans appel des propos de Jacques Rogge. A moins de faire des mises à mort en public un sport olympique. Une spécialité chinoise, en quelque sorte.

Spécialité, en effet, mais non exclusivité. Certes, au championnat du monde des exécutions, la Chine mérite largement la médaille d’or. On en compterait officiellement trois par jour, mais le nombre réel serait sensiblement plus élevé. Des concurrents sérieux seraient à chercher du côté de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, et aussi de l’Irak, où l’on ne pend pas que des dictateurs. Le Japon est également de la partie, ainsi que les Etats-Unis, qui promeuvent une manière « civilisée » de faire mourir les condamnés, l’injection létale, dans un local aseptisé qui évoque une salle d’op’.

Les thuriféraires des Jeux olympiques se voilent complaisamment la face devant ce sinistre record chinois. Au lieu d’offrir aux autorités du pays la ridicule composition en fil de fer de Strebelle, notre ministre étranger aux affaires aurait mieux fait d’apporter à Pékin un gigantesque poteau d’exécution. Mais il est vrai que la Chine est devenue un immense marché prometteur, et un marché, on commence à le savoir, ça n’a pas d’états d’âme. Pourquoi dès lors s’encombrer du souci de quelques centaines ou milliers de condamnés, dont le supplice constitue un spectacle réjouissant pour les aimables habitants de ce grand pays plein d’avenir ?

D’autant que, par souci d’humanité, son gouvernement a décidé que désormais les prélèvements d’organes sur les cadavres des suppliciés ne pourraient plus être effectués sans l’accord exprès de ceux-ci. On n’arrête pas le progrès des droits de l’homme dans l’Empire du Milieu. Il n’est pas dit que les profits découlant du commerce de ces organes sont redistribués aux familles de ceux qui les ont fournis, de quoi compenser la facture de l’exécution que celles-ci reçoivent, car il n’y a pas de raison que, pas plus que tout autre sport, celui des mises à mort reste gratuit. D’ailleurs Jacques Rogge n’a jamais dit qu’il ne fallait pas mêler le sport au commerce.

Source : La Libre Belgique. Claude Javeau. Chroniqueur.

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Parcours

1946 Naissance à Aix-les-Bains (Savoie).
1967 Permier voyage en Inde et rencontre de son maître, Kangyour Rinpoché.
1972 Obtient son doctorat en biologie sous la direction du P-r Jacob, et part en Inde.
1997 Publie avec son père, Jean-François Revel, « le Moine et le Philosophe ».
2000 Engagement humanitaire à travers l’organisation Karuna-Shechen.
2008 Milite pour une rencontre entre le dalaï-lama et le gouvernement chinois.

Fils de l’intelligentsia parisienne, scientifique de formation, il a quitté l’Europe il y a près de 30 ans pour vivre sa foi bouddhiste. Il est en première ligne dans le combat des Tibétains contre la répression chinoise

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Source: Le Monde. 22/04/2008.

Sur le même sujet

-> « Un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama doit être la condition de la participation des pays aux JO ».

Dans un « chat » au Monde.fr, Matthieu Ricard, l’interprète français du dalaï-lama, rappelle que le chef spirituel des Tibétains ne demande pas le boycott de la cérémonie des Jeux de Pékin.

-> «Le dalaï-lama demande un dialogue sans conditions».

Proche du guide spirituel des Tibétains, le moine bouddhiste Matthieu Ricard compte sur la mobilisation internationale pour forcer la main de Pékin. Et contrecarrer sa politique de sinisation forcée.

Entretien dans L’Express du 23/04/2008.

-> Le bouddhiste «constructif»

Retour au Népal, après la présentation à Paris de son nouveau livre, Kalachakra, un mandala pour la paix. Matthieu Ricard a rejoint aujourd’hui son monastère, non loin du dalaï-lama, dont il est un proche, au point d’être devenu, en 1989, son traducteur pour toute l’Europe.

Avant de partir, ce populaire moine bouddhiste de 60 ans a salué du bout des lèvres, vendredi, l’annonce de l’ouverture d’un dialogue entre la Chine et le chef tibétain : «Sept délégations d’émissaires se sont rencontrées ces cinq dernières années, sans aucune amélioration. L’esprit de conciliation des Chinois n’a pas beaucoup évolué.» Pour Matthieu Ricard, fils du philosophe Jean-François Revel, cette annonce n’est qu’ «une première étape». Il espère surtout une date précise. «Il faut une pression réelle pour organiser quelque chose avant les JO. Après, que pourra-t-on faire ?»

Il a rencontré à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy, auquel il a présenté des témoignages de Tibétains persécutés. Et admet être «très étonné» par la «grande fermeté de la France». Ce scientifique de formation reconverti en militant se veut «constructif pour ne pas braquer la Chine. Mais faire preuve d’esprit d’ouverture, comme lors des JO, ce n’est pas devenir des paillassons».

Source : Libération.

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Spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, Claude B. Levenson dresse une bonne synthèse de la tragédie du Tibet, en montrant comment, depuis Mao, le pouvoir chinois utilise la seule violence colonisatrice pour dénier la légitimité de ce pays. Un regard acéré porté aussi sur l’occident empêtré dans ses beaux discours et ses compromissions.

Présentation par l’éditeur Albin Michel

Que ce soit sur la scène économique et financière, dans les sphères diplomatiques ou médiatiques, il est de bon ton aujourd’hui de courtiser la puissance chinoise. Mais une tragédie inoubliable demeure comme une tache indélébile dans ce tableau d’une réussite annoncée : le Tibet, son peuple martyrisé, sa civilisation en péril. Claude B. Levenson, spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, brosse ici une synthèse magistrale de cette question qui dérange. Elle montre comment, depuis Mao jusqu’à aujourd’hui, les prétentions chinoises, fondées sur la seule violence colonisatrice, constituent un déni absolu de la légitimité historique.

Elle jette aussi un regard acéré sur le « Tibet des autres », celui de l’Inde et des Européens, celui des Américains et des organisations internationales : entre fascination et condescendance, entre beaux discours et compromissions, le monde est embarrassé par ce peuple singulier soumis au cauchemar, et par son chef spirituel irréductible et non violent.

Un extrait du livre.

Le site web de Claude LEVENSON.

– Libération a publié, le 20 mars 2008, une chronique de Claude B. Levenson intitulée « Tibet, quand la Chine voit rouge » dont voici un extrait :

« Rouge, la robe des moines tibétains ; rouge, le sang des victimes des brutalités policières au cœur de la vieille ville de Lhassa ; rouge, la colère des Tibétains de l’exil privés de leur droit imprescriptible à leur terre ancestrale ; rouge, la honte au front des démocraties dont les dirigeants se contentent de réclamer prudemment de la « retenue » aux autocrates de Pékin lorsque les locataires de la Cité interdite voient rouge devant le défi pacifique du Tibet ; rouge, le visage embarrassé de l’Inde, la « plus grande démocratie du monde », qui s’allie à la Chine, la « plus grande dictature du monde », pour faire taire les réfugiés tibétains qui tentent de se faire entendre pacifiquement sur son sol… Cauchemar récurrent, l’opinion internationale assiste médusée au drame à répétition qui se joue au Tibet, dont les habitants expriment leur ras-le-bol de l’occupation étrangère, leur frustration d’être devenus spectateurs forcés de leur propre histoire, les autorités chinoises ayant usurpé leur droit fondamental à décider eux-mêmes de leur sort et de leur avenir. »

– Chronologie historique détaillée du Tibet.

Pour répondre à certaines déformations manifestes de l’Histoire du Tibet dans certains médias ces derniers temps (ou par certains hommes politiques), voici une chronologie de l’histoire du Tibet, établie par M. Wangpo Bashi et l’historien Laurent Deshayes, auteur de « Histoire du Tibet », « L’épopée des Tibétains : entre mythe et réalité » et d’un lexique du bouddhisme tibétain.

Source : Tibet-info.net

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-> Le Tibet et nous. 28 mai 2008

Les Etats occidentaux cherchent « une voie médiane » entre la réprobation de la violence d’Etat et l’interdépendance économique. Il n’y a pas de juste milieu entre l’exaction et le respect de l’intégrité.
Matthieu de Nanteuil, Sociologue, professeur à l’UCL. Membre associé au LISE-CNRS

Source : La Libre Belgique.

 

->  Dialogue Chine-Tibet : une opération de relations publiques (analystes). 27/04/2008.

La proposition lancée par la Chine d’une reprise du dialogue avec le dalaï lama a peu de chances de donner des résultats tangibles et s’apparente davantage, selon des analystes, à une opération de relations publiques, à trois mois des jeux Olympiques de Pékin.

Le dalaï lama a de nouveau appelé dimanche à des discussions « sérieuses » avec la Chine qui, sans cela, seraient inutiles, selon son porte-parole.

Source : L’Echo + Le Temps.

-> L’Union européenne appelle la Chine au dialogue avec le dalaï-lama. 24/04/2008.

La commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a demandé au gouvernement chinois, d’engager « un dialogue constructif et substantiel » avec le dalaï-lama pour « réaliser des améliorations concrètes dans la situation des Tibétains ».

« Nous souhaitons une résolution pacifique entre la Chine et le dalaï-lama et ses représentants », a déclaré la commissaire européenne lors d’une conférence de presse à Tokyo, où elle se trouvait dans le cadre d’une visite de plusieurs hauts responsables de l’UE, dont le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Cette délégation était attendue jeudi à Pékin.

Source : Le Monde.

-> Sauvons les jeux olympiques ! 24/04/2008.

Avec les jeux olympiques, voici venu le moment crucial pour convaincre les dirigeants chinois à ouvrir le dialogue et lutter pour les droits de l’homme au Tibet, en Birmanie et au Darfour. Saisissons cette opportunité.

La Chine souhaite que ces jeux soient la vitrine d’une nation moderne, puissante et respectable. L’esprit olympique prône l’humanité et l’excellence – nous ne pouvons donc les célébrer en ignorant les souffrances des Tibétains et des autres peuples opprimés.

Source : Avaaz.org

-> « Education patriotique », l’autre nom de la « rééducation », une bonne vieille méthode communiste, actuellement appliquée au Tibet. 22/04/2008.

Pékin a lancé, lundi 21 avril, une campagne d’ « éducation patriotique’‘ au Tibet avec, pour cible, le dalaï lama. Il s’agit aussi d’informer le public sur la position du gouvernement chinois vis-à-vis des émeutes du mois dernier. Selon le quotidien communiste Le Quotidien du Tibet, cette campagne est baptisée ‘‘Lutter contre le séparatisme, protéger la stabilité, encourager le développement ». Elle durera deux mois à Lhassa et dans les zones rurales environnantes.

Cette campagne, qui s’appuiera notamment sur des programmes de télévision et des séances de dénonciations collectives, vise à « unifier la pensée, assurer la cohésion des dirigeants et des masses, accentuer la lutte contre le séparatisme et répondre aux complots séparatistes de la clique du dalaï-lama ».

Source : Le Monde.

-> Quand ING invoque Mao pour vanter la Chine. 22/04/2008.

Chers clients investisseurs, l’heure est venue d’investir en Chine. Tel est le message mis en avant ces derniers temps par ING Belgique, qui a voulu profiter du momentum olympique pour lancer une campagne publicitaire centrée sur une sicav investie en actions d’entreprises de Chine, Taïwan et Hong Kong.
Sur son site internet par exemple, on peut lire l’argumentaire de la banque : « Urbanisation rapide, main d’oeuvre hypercompétitive, explosion de la consommation, dévelloppement des nouvelles technologies …: avec une croissance économique de 10% par an, la région de « Greater China », qui regroupe la République populaire de Chine, Taïwan et Hong Kong, est « the place to invest » !.

Source : Le Soir. Paul Gérard.

-> Les Jeux Olympiques : entre enjeux géopolitiques et sportifs.

Les Jeux Olympiques constituent l’événement de référence pour les meilleurs sportifs de la planète. Tous les quatre ans, ils reviennent au devant de l’actualité. Depuis les Jeux de Munich (1972), et quasi à chaque reprise, leur actualité n’est plus uniquement sportive ; elle est immanquablement teintée de discours et de revendications politiques.
Le dossier du Tibet, et plus généralement des droits de l’homme en Chine donne une fois de plus un éclairage particulier aux Jeux de Beijing.

Colloque organisé par l’Institut d’Education physique et de Réadaptation de l’UCL : 23 avril 2008.

Source : UCL.

-> Les J.O. réveillent l’activisme actionnarial. 21/04/2008.

Munis de procurations sur des actions Coca-cola achetées par leurs organisations, Lucie Morillon, de Reporters Sans Frontières et T. Kumar, d’Amnesty International, ont participé à la réunion annuelle des actionnaires de Coca-Cola ce mercredi à Wilmington dans le Delaware.

Chacun d’eux a eu deux minutes pour interpeller la multinationale sur son rôle en tant que sponsor des Jeux Olympiques. Neville Isdell, PDG de Coca-Cola a ainsi été enjoint de faire pression sur le Comité international olympique et les chinois pour améliorer la situation en matière de droits de l’Homme. Un actionnaire d’origine tibétaine a abondé dans le même sens, fort de son expérience personnelle.

Source : econosoc.

-> 1993 : Quand Bernard Kouchner préfaçait un livre sur le Tibet. 18/04/2008.

Sans autre commentaire, voici la préface écrite en 1993 par Bernard Kouchner pour le livre « Tibet, l’envers du décor » (éditions Olizane). A rapprocher des déclarations du ministre des Affaires Bernard Kouchner depuis le début de la crise, en mars… Le Tibet meurt de nos silences.

Source : NouvelObs.

-> Les Jeux Olympiques de 2008… et après ?

JO 2008 : les objectifs de la Campagne Amnesty
Dix problèmes de droits humains en Chine
Améliorer la situation des droits humains : mettre un terme aux exécutions
Respecter et protéger les défenseurs des droits humains
Liberté totale des médias
Mettre fin à la censure sur Internet
Hu Jia, un cas exemplaire
Adresses et liens utiles
Agir pour que les JO de Pékin montrent leur vrai visage
Le 3 mai 2008 : manifestation devant l’ambassade de Chine

Source : Amnesty International.

-> Au secours des prisonniers olympiques!, par Michel Wu. 18/04/2008.

Discours prononcé par Michel WU à l’occasion de la conférence «Pékin 2008: Où en sont les droits de l’Homme?» à Lons-le-Saunier le 4 avril 2008.

Source : La Grande Epoque.

-> Le couple [Tsering Woeser & Wang Lixiong] qui tient tête à Pékin. 16/04/2008.

Avant de publier des essais et des poèmes égratignant la politique du régime chinois au Tibet, elle fut, à Lhassa, rédactrice en chef d’une revue de littérature très officielle. Elle était athée, fille de militaire prochinois ; elle révère aujourd’hui le dalaï-lama dont les portraits sourient sur le petit autel bouddhique de son appartement, dans la banlieue de Pékin.

Source : Le Monde.

-> Peuple ouïghour : les oubliés de Chine. 16/04/2008.

Si la cause tibétaine concentre en ce moment toute l’attention, il ne faudrait pas pour autant penser que la République Populaire de Chine n’exerce sa répression que sur une ethnie en particulier. La politique chinoise d’assimilation et de répression frappe peu ou prou toutes les minorités du vaste pays.

Source : Impertinence médiatique.

-> Et si on se passait de JO pendant huit ans ? 16/04/2008.

On reproche à la Chine de ne pas tenir son engagement moral d’améliorer sa situation en matière de droits humains et de se contenter d’empocher les dividendes du grand show olympique. Tout le monde s’y met, y compris en bon dernier Jacques Rogge, patron du Comité international olympique (CIO), le grand argentier de l’affaire.
On reproche – mais plus beaucoup – au CIO d’avoir misé sur ce canard boiteux de la démocratie. On fustige les procédures opaques pour désigner les villes olympiques (c’est même faire beaucoup d’honneur que de parler de procédures…). Et on l’accuse, à raison, de n’écouter que les multinationales partenaires qui instrumentalisent à outrance cet « idéal olympique » déjà tant décrié.

Source : AlterEchos n°249.

-> Pékin 2008 : le spectre des Jeux de 1968. 15/04/2008.

Si 2008 n’avait pas été une année olympique, les événements de 1968 au Mexique n’auraient sans doute mérité qu’une séquence furtive dans le flot d’images et d’articles qui commémorent le quarantième anniversaire d’une des années les plus intenses et les plus mythiques de l’après-guerre.

Source : Le Soir. Jean-Paul Marthoz.

-> Tibet : que dire ? par Andrea Bianchi. 15/04/2008.

L’opinion publique est une nouvelle fois confrontée au risque d’impuissance face à la répression chinoise au Tibet. Le débat a vite tourné sur l’opportunité de boycotter les jeux olympiques de Pékin et une fois de plus on s’interroge sur ce que l’on peut faire pour les droits de l’homme. A ceux qui n’ont pas de responsabilités politiques, revient la tâche de se demander que dire.

Source : telos.

-> Les stars de l’architecture servent le régime de Pékin. 14/04/2008.

Roman Hollenstein reproche aux stars de l’architecture d’avoir édifié des monuments à la gloire du pouvoir chinois avec une étonnante « naïveté », citant l’exemple des architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron qui ont conçu le stade olympique de Pékin. Au lieu de profiter des Jeux olympiques, leur renommée pourrait en prendre un coup car l’amélioration promise des droits de l’homme n’est qu’une déclaration creuse des dirigeants chinois.

Source : euro | topics.

-> Shanghaï-Bruxelles : ARCHITopia 2. 11/04/2008.

Voilà une expo qui a bien choisi son moment ! A quelques semaines du début des JO et quand la Chine est au centre d’une intense polémique. Le CIVA (le centre pour la ville, l’architecture et le paysage), à Bruxelles, montre des travaux de dix jeunes bureaux d’architecture chinois, essentiellement de Shanghai. Une occasion pour découvrir cette nouvelle création et se débarrasser des préjugés. Oui, une architecture intéressante, même si elle reste ultraminoritaire, existe en Chine et elle pourrait bien grandir très vite et devenir un acteur fondamental de l’architecture mondiale dans les cinq à dix ans à venir, comme les artistes contemporains chinois sont devenus incontournables sur la scène mondiale. C’est du moins l’avis de Martin Tzou, ingénieur architecte UCL, d’origine chinoise et co-commissaire avec Li Mei Tsien, Belge d’origine chinoise comme lui.

Source : La Libre Belgique.

-> Le régime de Pékin agitateur des violences à Lhassa ? 11/04/2008.

Selon le traducteur du dalaï-lama, Ngawang Nyendra, un témoin a rapporté qu’un policier chinois s’est déguisé en Tibétain et a rejoint les manifestants, un sabre chinois à la main. Le témoin a également reconnu l’homme dans les vidéos de la BBC et les photos fournies par la Chine. Une Chinoise de Thaïlande (qui préfère ne pas communiquer son nom pour des raisons de sécurité) était étudiante à Lhassa lorsque les manifestations ont éclaté en mars.

Source : La Grande Epoque.

-> Jeux Olympiques. Une affaire éminemment politique. 11/04/2008.

Ce sont les responsables des mouvements olympiques nationaux qui votent pour le pays organisateur des Jeux. Et ils sont eux-mêmes choisis par le pouvoir en place.
Pour la première fois, dans l’histoire des Jeux olympiques modernes (devenus une grande machinerie politico-financière), un pays organisateur a la mauvaise surprise de voir une opposition au régime en place mettre à profit la situation pour protester contre le triste sort qui lui est fait.

Source : La Libre Belgique.
-> Un dissident chinois parle des JO. 10/04/2008.

Une interview de Liu Xiaobo, dissident chinois et l’un des signataires de l’appel au gouvernement chinois pour un dialogue avec le Dalaï Lama.
Extrait :
. Est-ce que le gouvernement (chinois) réagit à la pression du monde extérieur ?
. Oui. Sans elle, la situation des droits de l’homme serait bien pire.

Source : Affaires etrangères. Blog de Vincent Jauvert.
-> Quand un journal proche de Pékin appelle au dialogue. 10/04/2008

Tandis que la répression se poursuit au Tibet, un magazine hongkongais critique la rigidité du chef du Parti au Tibet et donne la parole aux partisans de la reprise du dialogue avec le dalaï-lama.

Source : Courrier International. Yazhou Zhoukan.

-> Strasbourg appelle les 27 à examiner la possibilité d’un boycott de la cérémonie d’ouverture. 10/04/2008.

Dans une résolution soutenue par tous les groupes politiques et votée à une très large majorité, le Parlement européen demande à la présidence slovène de l’Union européenne « de s’efforcer de dégager une position européenne commune en ce qui concerne la présence des chefs d’Etat et de gouvernement » à la cérémonie d’ouverture.

Source : Nouvel Obs.

-> La parole aux Tibétains.

. Malgré les arrestations, la présence militaire et les campagnes politiques, la révolte tibétaine se poursuit.Le mouvement initié par les moines est désormais celui des citadins ordinaires, des nomades, des étudiants, comme le confirment les témoignages d’auteurs tibétains.
. Il suscite également de nombreuses réactions parmi les autres minorités en Chine. Les Ouïgours se solidarisent et les Mongols sont tentés de le faire.
. Même parmi les Chinois, on commence à s’interroger sur le bien-fondé de la politique menée au Tibet. Car celle-ci semble avoir conduit les tibétains à renforcer leur conscience politique et leur refus d’une société dans laquelle ils sont réduits à la portion congrue.

Source : Courrier International N° 949 – Du 3 au 9 avril 2008.

-> La « voie du milieu » pour le Tibet, par le dalaï-lama. 09/04/2008.

Depuis le 10 mars, nous assistons à des manifestations et à des protestations dans presque toutes les régions du Tibet, et même à des mouvements d’étudiants dans certaines agglomérations chinoises. Ces explosions de colère sont le résultat de l’angoisse mentale et physique des Tibétains depuis trop longtemps refoulée et du profond ressentiment qu’ils éprouvent face à la négation des droits du peuple tibétain, l’absence de liberté religieuse et la distorsion systématique de la vérité de la part des autorités chinoises.

Source : Le Monde.

-> Les mystérieux gardiens chinois de la flamme olympique. 09/04/2008.

Les gardiens chinois de la torche olympique, omniprésents lundi lors des incidents à Paris, traités de « voyous » par Sebastian Coe et de « robots » par David Douillet, ont quitté l’Europe avec la flamme olympique en conservant une part du secret de leur identité.

Source : Pekin 2008.

-> Le Tibet, les JO, la Chine et les manifs … Les moutons de Panurge et la flamme olympique. 09/04/2008.

Un mythe peut en cache un autre…Derrière le symbolique et l’imaginaire: le réel! Derrière le dalaï lama et l’esprit de Pierre de Coubertin: soif d’idéal, déficit de spiritualité et compensation d’un terrible sentiment d’impuissance…

Source : Relatio. Daniel Riot.

-> La censure d’internet déjà au coeur des JO de Pékin. 09/04/2008.

Le gouvernement chinois va-t-il persister à censurer internet avant et pendant les Jeux Olympiques en bloquant l’accès, notamment aux sites web des médias internationaux ? C’est ce qui se profile, malgré un petit geste envers Wikipedia.

Source : ZDNet.

-> Chine, le grand bond en arrière. 08/04/2008.>

La Chine a perdu la première manche de la bataille de l’information internationale. Malgré les millions de dollars versés aux grandes entreprises américaines de relations publiques, malgré les efforts déployés par la diplomatie chinoise pour démontrer sa bonne volonté à propos du Darfour, la « politique d’image » mise en place dans la perspective des Jeux olympiques part en vrille. Depuis la répression au Tibet, les responsables de la communication de Pékin ne contrôlent plus grand-chose. Avec le coup très médiatisé de Reporters sans frontières pendant la cérémonie d’allumage de la flamme à Olympie, le génie de la contestation est sorti de la bouteille et il n’y rentrera pas de sitôt.

Source : Jean-Paul Marthoz Journaliste et essayiste pour Le Soir.

-> A défaut de Pékin, boycotter Sotchi, par Luc Misson. 07/04/2008.

L’attribution des Jeux olympiques d’été 2008 à Pékin avait été accompagnée d’un discours lénifiant qui a servi d’opium au brave peuple auquel on a demandé de croire que ces Jeux allaient nécessairement coïncider avec de gros progrès démocratiques en Chine. Ce n’était déjà pas crédible à l’époque. Cela ne l’est plus du tout aujourd’hui. Il était pourtant aisé de comprendre à l’époque de la décision que le CIO offrait ces Jeux à une dictature pure et dure. Voilà que la grande fête sportive censée célébrer l’amitié et la fraternité entre les peuples de la planète s’annonce à grands coups de tueries, de matraquages et d’arrestations arbitraires au préjudice du peuple tibétain et des autres minorités chinoises.

Source : Le Monde.

-> Seul espoir pour la Chine et le Tibet. 07/04/2008.

Journaliste, grand spécialiste du Tibet, auteur de La nouvelle histoire du Tibet , et le dalaï-lama, la biographie non autorisée , Gilles Van Grasdorff a écrit une quinzaine de livres sur le Tibet et la Chine. En acceptant de répondre à nos questions, il accuse les autorités de Pékin et lance un grand cri d’alarme.

Source : La Grande Epoque.

-> « Flamme olympique à l’Everest ».

La FFCAM, le SNGM et l’UIAGM réagissent. Suite à l’édito de Bernard Mudry – Président de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, relatif au passage de la flamme olympique à l’Everest (publié dans Montagnes Infos n°36 -la revue interne de la FFCAM en mars 2008), le débat s’est répandu dans la communauté montagnarde. Le Syndicat des Guides, la FFCAM et l’Union Internationale des Associations de Guides se sont ainsi rassemblés pour s’exprimer d’une seule voix.

Source : Fédération française des clubs alpins et de montagne.

-> Chomolungma, 2008 année noire.

Edito de Bernard Mudry, publié dans Montagnes Infos n°36, mars 2008.
« Non contentes, au mépris de l’esprit olympique, d’avoir accordé les Jeux 2008 à la Chine – pays peu scrupuleux en matière de démocratie et de protection de l’environnement –, voici que maintenant les autorités du CIO permettent aux organisateurs tout et n’importe quoi. Lors du parcours de la flamme olympique, on va finir de démythifier le plus haut sommet du monde en le transformant en vulgaire objet de promotion politique. Il est en effet prévu de faire passer la flamme sur le « toit » du monde, ceci au prix d’une mainmise complète sur l’itinéraire tibétain. Réduire le versant tibétain de la montagne à un cirque dévolu à l’argent s’inscrit dans un lent processus de banalisation de ce sommet. Depuis plusieurs années, de nombreuses agences commerciales dirigées par des guides –notamment américains et néo-zélandais– payent au gouvernement chinois des royalties afin de s’installer pour toute la saison au camp de base. Depuis ce dernier, pourvu de tout le confort, légumes frais et autres fantaisies (demandées par des clients fortunés) sont commandés via Internet et livrés pratiquement chaque jour par hélico. Pour le confort d’ascension des clients, ces agences emploient des dizaines de sherpas équipant la totalité de l’arête de plusieurs kilomètres de cordes fixes. … »

Source : Fédération française des clubs alpins et de montagne.

-> Une flamme vacillante. 06/04/2008.

Demain, lundi, la flamme olympique va parcourir une vingtaine de kilomètres dans les rues de Paris, de la Tour Eiffel au Stade Charléty. 3000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour protéger ce symbole de l’olympisme, ce qui nous offrira une étrange image de paix, de concorde et de fraternité au « pays des droits de l’homme ».

Source : Flagrant Délit.

-> Résolution pour le Tibet présentée par Nancy Pelosi au Congrès des Etats-unis. 05/04/2008.

L’oratrice Nancy Pelosi, et les membres d’une délégation bipartie du Congrès des Etats-unis d’Amérique introduisent au soir du 3 Avril, la Résolution 1077 de la Chambre des Représentants, à la suite de leur rencontre avec Sa Sainteté le Dalaï Lama à Dharamsala le 21 Mars dernier.

Source: Tibet Info.

-> Le badge olympique: « les athlètes français se sont fait rouler dans la farine ». 05/04/2008 .

Sur le site Tibet-info.net, le journaliste Jean-Paul Ribes,
Président du Comité de Soutien au Peuple Tibétain, réagit violemment à l’annonce, par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), que les athlètes qui se relaieront pour porter la flamme olympique, lundi, porteront un badge avec l’inscription « pour un monde meilleur ». Pour J-P Ribes, il s’agit ni plus ni moins de lâcheté et il appelle les Parisiens à manifester place du Trocadéro, lundi 7 avril à partir de 11 heures à l’occasion du passage de la flamme olympique.

Source : Rue89.

-> Tibet: questions of revolt. 04/04/2008.

The ingredients of the crisis that has exploded in Tibet were clear to all but an oblivious and unprepared Beijing government, says Robert Barnett.

Source : openDemocracy.

-> Chine : de la prison et des jeux. 04/04/2008.

Les décisions de régimes totalitaires ne sont jamais dues au hasard – c’est à cela qu’on les reconnaît – et sont conçues comme des messages minutieusement ciselés. La condamnation par la justice chinoise de Hu Jia, modeste défenseur des droits humains dans son pays, constitue le signal le plus fort que le régime chinois pouvait envoyer à ses critiques étrangers : une fin de non-recevoir tranchante, si possible définitive, à tout souhait de voir la Chine tenir ses promesses formelles d’amélioration des droits de l’homme.

Source : Le Soir. Jurek Kuczkiewicz.

-> Quelle « solution » chinoise pour le Tibet ? 04/04/2008.

Le leadership chinois est-il en train de préparer le terrain à une « Benladenisation » de ceux qui, au Tibet ou en exil, réclament plus de liberté pour leurs compatriotes ?
Bernard De Backer. Sociologue, auteur de « Bouddhismes en Belgique » (Crisp 2002), membre du comité de rédaction de la « Revue nouvelle ».

Source : La Libre Belgique.

-> Malgré les JO, la Chine condamne le dissident Hu Jia à la prison. 03/04/2008.

Imperturbable aux clameurs internationales, la machine répressive chinoise a franchi un nouveau pas, mercredi, avec la condamnation du dissident Hu Jia à une peine de trois ans et demi de prison pour « subversion ». Dans la foulée de la condamnation à cinq ans de prison, la semaine dernière, d’un autre dissident, Yang Chunlin, pour avoir fait circuler une pétition intitulée « nous voulons des droits, pas des Jeux », ce verdict montre que Pékin a choisi de rester inflexible face aux critiques de l’état des droits de l’homme dans le pays.

Sources : Rue89. Quand la Chine déblogue.

-> Le dalaï-lama demande aux dirigeants mondiaux et à la population de faire pression sur la Chine. 02/04/2008.

Le dalaï-lama a appelé « les dirigeants mondiaux, les parlementaires, les ONG et les populations » des pays étrangers à faire pression sur la Chine pour que cesse une répression militaire qui va, selon lui, en s’intensifiant dans les régions peuplées par des Tibétains. Dans un communiqué diffusé mercredi 2 avril, le leader spirituel du Tibet en exil a affirmé que Pékin a « déployé d’importants contingents de troupes dans [les] régions traditionnelles tibétaines » et « commencé à réprimer durement les Tibétains prétendument impliqués dans les troubles ».

Source : Le Monde.

-> JO : des chaises vides à Pékin. 02/04/08.

Les hommes et les femmes politiques doivent maintenant prendre leurs responsabilités. Et agir. La répression sanglante au Tibet, l’absence de liberté politique, syndicale, religieuse et d’expression en Chine, les milliers de prisonniers d’opinion, dont une centaine de journalistes et internautes : tout cela devrait conduire les chefs d’Etat, de gouvernement et les membres des familles royales à dire haut et fort leur désapprobation, leur déception, voire leur colère, face aux méthodes déployées par les autorités chinoises. Pour ces raisons, nous leur demandons d’annoncer dès aujourd’hui qu’ils n’assisteront pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le 8 août, à Pékin.

Marie Holzman, présidente de Solidarité Chine ;
Wei Jingsheng, président d’Overseas Chinese Democracy Coalition ;
Harry Wu, directeur de la Laogai Research Foundation et président du China Information Center ;
Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontière .

Source : Le Monde.

-> Chine. La terre gronde. 01/04/2008.

Oubliés des réformes économiques, 750 millions de paysans peinent à vivre. Lancé en décembre, un réseau de résistance s’organise contre la saisie illégale des terres par les gouverneurs, de mèche avec les promoteurs.

Source : Libération.

-> Chine. Les risques du pari olympique. 01/04/2008.

Une dictature fermée peut-elle organiser des Jeux ouverts? La violence des réactions chinoises contre les Tibétains sème le doute sur la stabilité du pays. Plongée dans des contradictions niées officiellement.

Source : Largeur. Gérard Delaloye.

-> Pour Wen Jiabao, les canaux entre Pékin et le dalaï-lama restent « ouverts ». 01/04/2008.

C’est une petite phrase peut-être sans conséquence, mais elle est en soi remarquable. En visite au Laos, lundi 31 mars, le premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré, en réponse à la question d’un journaliste sur le Tibet, que « tous les canaux de communications restent ouverts entre le dalaï-lama et la Chine ».

Source : Le Monde.

-> Un athlète refuse de porter la flamme olympique. 01/04/2008.

Le gouvernement tibétain en exil, par la voix de son porte-parole Thubten Samphel, a d’ailleurs dit « saluer » et « apprécier » le « geste » du footballeur, mais s’est bien gardé de pousser trop loin les athlètes, réaffirmant que le dalaï- lama était contre le boycott des jeux que Pékin « mérite ».

Source : La Libre Belgique.

JO de Pékin: quel héritage pour les droits humains? 31/03/2008.

En 2001, Liu Jingmin, vice-président du Comité de candidature de Pékin aux Jeux olympiques (JO), a déclaré que si l’organisation des JO était confiée à la capitale chinoise cela « contribuerait au renforcement des droits humains ». Sept années se sont depuis écoulées et le bilan de la Chine en matière de droits humains ne s’est guère amélioré, selon le nouveau rapport d’Amnesty International.

Source : Amnesty International.

Où est le Tibet ? Alexandra Morin tibétologue. 31/03/2008.

Depuis quinze jours, les médias chinois, relayés par presque toute la presse occidentale utilisent le mot «Tibet» en référence à la seule région autonome du Tibet (RAT). En réalité, pour les Tibétains et les spécialistes, le «Tibet» ne s’arrête pas aux frontières de la seule RAT, qui n’a été fondée que le 9 septembre 1965 : il inclut tous les territoires de moyenne et haute montagne récemment incorporés aux provinces chinoises avoisinantes, le Qinghai, le Gansu, le Sichuan et le Yunnan, au sein de onze «préfectures autonomes tibétaines» et deux «districts autonomes tibétains».

Source : Libération.

Tibet: courage fuyons. 31/03/2008.

Décevant, consternant, rageant, déprimant. La couardise ne fait pas partie de ces attitudes qui forcent le respect, a fortiori lorsqu’elle vient d’un continent qui se targue de défendre des valeurs telles que les droits de l’homme et des minorités, la démocratie et la liberté. Alors que des Tibétains manifestaient à Lhassa malgré la répression, les Européens ont très courageusement pris la tangente samedi pour ménager la Chine autant que faire se peut.

Source : La Libre Belgique.

Un boycott injuste et dangereux. 31/03/2008.

Effectif , il risque d’être perçu comme une manifestation du chauvinisme occidental. Symbolique, et l’Occident apparaîtrait incapable de sacrifier ses intérêts aux valeurs qu’il affirme.
Pierre DEFRAIGNE, Directeur général honoraire à la Commission européenne.

Source : La Libre Belgique.

Kroll. 31/03/2003.

Source : Le Soir.

Face à la crise tibétaine, la Chine ressort la rhétorique guerrière du passé. 30/03/2008.

Le Dalaï lama est « la griffe des forces internationales anti-chinoises », les moines tibétains sont « la lie du bouddhisme » et les critiques étrangers ont une « mentalité sombre et méprisable ». Face à la crise du Tibet, le gouvernement chinois refait appel à la rhétorique officielle rugueuse du passé pour défendre ses positions, montrant une nouvelle fois combien la question tibétaine reste sensible à Pékin.

Source : La Tribune.

Un document confidentiel révèle la stratégie des autorités chinoises pour « gérer » les journalistes étrangers. 30/03/2008.

Reporters sans frontières publie un document classé « confidentiel » obtenu auprès de sources chinoises qui définit l’attitude à adopter vis-à-vis des journalistes étrangers avant et pendant les Jeux olympiques de Pékin. Si les autorités incitent les fonctionnaires à faire preuve d’ouverture vis-à-vis des médias internationaux, elles incitent aussi à mieux contrôler et influencer l’information.

Source : Reporters sans frontière.

Soirée spéciale Tibet sur Arte, 29 mars et 1er avril.

Samedi 29 mars, 15h40: Une vie pour le Tibet – Le XIVème Dalaï Lama
Samedi 29 mars, 20h00: Le Dessous de Cartes: Lhassa
Mardi 1er avril, à partir de 21h00: Tibet – Un printemps sanglant

Source : ARTE.

Tibet : boycott ou plus grande ouverture envers le Dalaï-Lama ? 29/03/2008.

Dans un article publié hier, Bruno Birolli, correspondant en Chine du Nouvel Observateur, procède à une brève analyse du problème tibétain dans le contexte des futurs JO de Pékin à l’été 2008. Il évoque la division du Parti communiste chinois entre modérés et faucons sur la question tibétaine, la campagne des médias chinois contre la presse étrangère, la pression chinoise sur les ambassades, etc. Il s’interroge enfin sur l’à propos d’un boycott de la cérémonie d’ouverture des JO dont la réponse dépend de l’analyse que l’on fait de la véritable capacité du régime chinois à une plus grande libéralisation. Il est d’avis que le boycott serait une initiative malheureuse parce qu’il croit la Chine capable de se libéraliser.

Source : Bulletin Info-Himalaya.

Le dalaï-lama appelle à l’aide. 29/03/2008.

Le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains, a de nouveau appelé la communauté internationale à « aider » à résoudre la crise au Tibet, rappelant également qu’il était ouvert au dialogue avec Pékin.

Source : Le Soir.

Lutte armée et droits de l’homme. 29/03/2008.

Peut-on promouvoir la lutte armée pour défendre les droits de l’homme ? La question est d’actualité alors qu’une frange de Tibétains critique la position non-violente du dalaï-lama. Un récent débat a tenté de distinguer légitimité, légalité et efficacité de la violence.

Source : Tribune des droits humains.

-> Une nouvelle discipline olympique. 28/03/2008.

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Le lancer de marteau boomerang ! Tel est le nouveau sport olympique inventé par les autorités chinoises. La répression contre les manifestations au Tibet a en effet provoqué de très vives réactions au sein de la communauté internationale, et Pékin se retrouve aujourd’hui sous le feu de nombreuses critiques.

Source : Courrier International.

-> Le Tibet, obsession impériale de Pékin, par Bruno Philip. 28/03/2008.

Pour Pékin, la cause est entendue : le Tibet est partie intégrante de la Chine et il n’est pas question de remettre en cause ce fait sculpté dans le marbre de l’histoire. L’affirmation ignore cependant la complexité des relations qu’ont entretenues au fil des siècles la Chine impériale et le royaume des dalaï-lamas : les rapports sino-tibétains ont été marqués par des périodes où le Tibet s’est retrouvé en position de vassalité ou de dépendance avec Pékin, d’autres, où il a joui d’une totale indépendance politique.

Source : Le Monde.

-> TIBET. Des lamas dénoncent, les autorités démentent. 28/03/2008.

Alors qu’un groupe de journalistes invités par le gouvernement chinois à Lhassa se trouvait dans un temple, des moines tibétains ont fait irruption pour dénoncer les mensonges des autorités. Un reporter du quotidien hongkongais Ming Pao, généralement assez proche de Pékin, raconte.

Source : Courrier International.

-> Pour un Tibet autonome, par Axel Poniatowski. 28/03/2008.

Si la situation au Tibet suscite aujourd’hui une émotion considérable dans le monde, c’est que l’ancienneté et la spécificité de sa civilisation ne font aucun doute et justifient que toutes les mesures soient prises pour sa préservation. Le fait que cette vaste région fasse ou non partie intégrante de la Chine du point de vue politique n’est pas une question essentielle, dans la mesure où l’absence d’indépendance d’un peuple ne signifie pas la négation de son identité : ce qui est vrai dans un grand nombre d’Etats, en Europe comme dans le monde, l’a aussi été dans le cas tibétain, comme l’histoire en atteste.

Source: Le Monde.

-> TIBET. Trente intellectuels chinois s’engagent. 27/03/2008.

Le 22 mars, un groupe d’écrivains, d’universitaires et de militants des droits de l’homme ont publié une lettre ouverte soutenant l’appel à la paix du dalaï-lama et demandant au gouvernement chinois de modifier sa politique vis-à-vis du Tibet. Voici leur texte.

Source : Courrier International.

-> Quand François Mitterrand rencontrait secrètement le dalaï lama… 27/03/2008.

Danielle Mitterrand révèle jeudi sur son blog un épisode inconnu: une première rencontre fort discrète entre François Mitterrand et le dalaï lama en 1988! On pensait jusqu’ici que le chef spirituel des bouddhistes tibétains n’avait rencontré qu’à deux reprises un chef de l’Etat français: François Mitterrand lors d’une rencontre « privée » en 1993, et Jacques Chirac lors d’un déjeuner de prix Nobel de la paix à l’Elysée en 1998. C’était une erreur, comme le révèle la veuve de l’ancien président socialiste.

Source : Rue89. Pierre Haski.

-> Chine/Tibet. Le Dalaï Lama réitèr son appel au dialogue. 28/03/2008.

Le dalaï lama, dignitaire bouddhiste et aussi homme politique pragmatique, est relativement conciliant à l’égard de Pékin, assurant qu’il a toujours été ouvert au dialogue et qu’il ne recherche pas l’indépendance mais une simple autonomie culturelle pour son pays natal.

Source : La Libre Belgique.

-> Tintin, agent du Dalaï-Lama. 28/03/2008

Tintin ayant beaucoup fait pour la cause du Tibet, il était normal que le Tibet en fît autant pour la cause de Tintin. C’est ainsi que le Dalaï Lama a remis en 2006 à la Fondation Hergé le prix Light of Truth de l’ICT (International Campaign for Tibet) laquelle est l’un des partenaires de la Fondation Hergé pour le centenaire du créateur.

Source : La république des livres.

-> La situation ne s’améliorera pas. Warren W. SMITH. 28/03/2008.

La Chine prétend désormais « attaquer violemment » les « criminels » dans tout le Tibet, et les « rééduquer » au sujet de leurs croyances malavisées de liberté et d’indépendance du Tibet.

Warren W. SMITH est l’auteur de « Tibetan Nation : A History of Tibetan Nationalism and Sino-Tibetan Relations » et coauteur du Rapport de 1997 de la Commission internationale de juristes intitulé « Tibet : Human Rights and the Rule of Law ».

Source : La Libre Belgique.

-> Tibet. Chinois et Européens se débattent. 28/03/2008.

L’opération séduction des premiers a été torpillée par des moines à Lhassa. Le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO séduit de plus en plus les seconds. Le Conseil informel de l’UE, ces vendredi et samedi, s’annonce pour le moins agité.

Source : La Libre Belgique.

-> « Liberté » : le badge pour dénoncer les violations des droits de l’homme en Chine pendant les JO. 28/03/2008.

Reporters sans frontières appelle les athlètes, les journalistes et le public qui assisteront aux Jeux olympiques, à Pékin, à porter des badges sur lesquels est écrit le mot « Liberté » en idéogrammes chinois.

Source : Reporters sans frontière.

-> Des athlètes français lancent un appel au président chinois. 28/03/2008.

Dans un appel lancé par le Nouvel Observateur sur le thème « entre le boycott de J.O. et le silence, il y a une voie », un certain nombre de sportifs exigent du gouvernement chinois l’application des engagements pris sur la liberté d’expression et l’intégrité des individus.

Source : Nouvel Observateur.

-> TIBET. Lhassa coupé en deux.

Geoff Dyer, du Financial Times, est l’un des 26 journalistes étrangers qui ont été autorisés à se rendre dans la capitale tibétaine dans le cadre du voyage de presse organisé par les autorités chinoises. Témoignage.

Source : Courrier International.

-> L’hypocrisie des puissants qui laissent faire. Michel t’KINT de ROODENBEKE. 27/03/2008.

En Chine, en Russie ou en Israël, les responsables politiques occidentaux savent, mais ne disent pas la vérité en face par crainte de représailles économiques. Qu’en est-il des « valeurs » ?

Source : La Libre Belgique.

-> Comment faire pression sur la Chine ? 27/03/2008

Les Jeux olympiques de Pékin sont-ils menacés ? Le débat sur la conduite à adopter face à la Chine et sa gestion des événements au Tibet permet d’apporter des éléments de réponse. Parmi les politiciens, les sportifs, le Comité international olympique (CIO), qui peut ou doit réellement faire pression sur les autorités chinoises ?

Source : Courrier International.

-> Enquête. Crise du Tibet : des enjeux cruciaux pour Pékin. 27/03/2008.

Outre le legs d’une conception impériale de la Chine, l’obsession contemporaine de Pékin sur la question tibétaine peut se décoder à la lumière d’un triple enjeu. Stratégique : le Tibet himalayen occupe une position vitale en surplomb de l’Asie du Sud, en particulier de l’Inde potentiellement rivale. Economique : le Tibet regorge de ressources minérales et hydrauliques très précieuses pour la croissance chinoise. Politique : aux yeux de Pékin, la perte du Tibet créerait un précédent risquant de précipiter la Chine, empire multiethnique, dans un tourbillon de forces centrifuges.

Source : Le Monde. Frédéric Bobin.

-> Analyse. Une crise couve-t-elle à Pékin ? 27/03/2008.

Le silence du numéro un chinois, Hu Jintao, par ailleurs spécialiste du Tibet, ne manque pas d’étonner dans le contexte actuel.

Source : La Libre Belgique. Philippe Paquet.

-> Tibet. « La conscience du monde doit se lever ». 27/03/2008.

Karma Chophel appelle les Européens à agir en faisant preuve de « morale ». Les eurodéputés se sont montrés fermes, mercredi à Bruxelles.

Source : La Libre Belgique.

-> Pékin, Tibet, sport & business. 26/03/2008.

La Chine populaire est un régime communiste qui pratique le trafic d’organes (1) prélevés sur le corps des condamnés à mort. Ce régime utilise le système concentrationnaire ( le LOA GAÏ ) à des fins économiques en l’affectant à la production de biens de consommation à bon marché pour les marchés occidentaux.
Tout cela était connu et su du comité olypique internationnal avant la désignation de Pékin pour l’organisation des jeux olympiques d’été de 2008. Les instances olympiques sont sensibles aux marques d’attention des candidats. Il y a déjà eu par le passé des rumeurs de scandales pour corruption. Le sport et les athlètes sont secondaires. Le CIO est une entreprise.

Source : L’Etre persienne.

-> Le Tibet rayé de l’ordre du jour du Conseil des droits de l’homme. 26/03/2008

Les discussions sur la situation au Tibet ont été écourtées pendant la réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mardi à Genève.
À la suite de plusieurs protestations de la part de la Chine, le président du Conseil a indiqué aux organisations non gouvernementales que dans le cadre du point à l’ordre du jour elles ne devaient pas limiter leurs observations à la situation dans un seul pays.

Source : Amnesty International.

-> La Chine fait partie des intouchables de l’ONU. 26/03/2008.

Le Conseil des droits de l’homme clôt vendredi quatre semaines de session et adoptera dès jeudi une série de résolutions. Aucune ne mentionne la situation au Tibet.

Source : La Libre Belgique.

-> Le Tibet sème la zizanie à l’ONU. 26/03/2008.

Un après-midi houleux a marqué ce retour des fêtes de Pâques au Conseil des droits de l’homme. Le Tibet s’est imposé aux débats tandis que des centaines de manifestants occupaient la Place des Nations à Genève

Source : Tribune des droits humains.

-> « La limite du supportable pour les Tibétains a été atteinte ». 26/03/2008.

Pour Françoise Robin, tibétologue et enseignante à l’INALCO, les manifestations violentes illustrent les frustrations d’un peuple laissé-pour-compte.

Source : Courrier International.

-> « Une spirale de cauchemar pour la Chine ». 26/03/2008.

En perturbant lundi la cérémonie de l’allumage de la flamme olympique à Olympie, une équipe de Reporters sans frontières (RSF) a voulu mettre fin à un silence coupable. Robert Ménard, secrétaire général de RSF, s’explique.

Source : Le Soir.

-> Les troubles au Tibet ont-ils été spontanés ? 26/03/2008.

Nouvelle manifestation de Tibétains réprimée dans la province du Sichuan (limitrophe au Tibet), organisation par Pékin d’un voyage de presse de trois jours au Tibet pour une dizaine de journalistes étrangers à partir de mercredi, reconnaissance par les autorités de l’arrestation de treize « émeutiers » : les signes contradictoires confirment chaque jour la complexité de la situation. Si l’occupation militaire de Lhassa, la capitale de la province autonome du Tibet, semble avoir ramené le calme, les provinces alentour continuent de s’agiter. A moins… que des groupuscules ne continuent à les agiter.

Source : Le Soir.

-> Jeux olympiques. Le Tibet, un arbre qui cache la forêt. 26/03/2008.

Les violations des droits de l’homme en Chine sont loin de ne concerner que le Tibet. Dans un régime de parti unique, l’espace de liberté demeure des plus réduits.

Source : La Libre Belgique.

-> Pourquoi la Chine tient-elle tant au Toit du Monde ? 26/03/2008

Revendications nationalistes et arguments géostratégiques l’expliquent.
S’il est une évidence en ces temps de troubles, c’est que la Chine ne lâchera jamais le Tibet. Le Dalaï Lama, qui ne réclame plus l’indépendance mais une autonomie, l’a bien compris. Pourquoi, en effet, Pékin déciderait-il de s’amputer de la sorte, alors que sa mainmise sur le Toit du Monde, outre qu’elle répond à une fierté nationale, lui assure des avantages géostratégiques ? Explications.

Source : La Libre Belgique.

-> Jeux olympiques. « Jacques Rogge, il s’en lave les mains ». 26/03/2008.

Le président de Reporters sans frontières fustige l’attitude du patron du CIO, véritable « Ponce Pilate ». A Olympie, « il cite les sponsors des JO » alors que « l’on nous reproche d’avoir osé profaner ce lieu sacré ».

Source : La Libre Belgique.

-> Du bon usage des Jeux de Pékin. 26/03/2008.

Dans le débat qui fait rage sur l’opportunité de boycotter tout ou partie des Jeux olympiques de Pékin, il y a une incontestable part de mauvaise foi. Le débat, en effet, devait avoir lieu – et a eu lieu – en 2001, quand la décision fut prise d’octroyer les Jeux à la Chine. Car on ne sait rien aujourd’hui qu’on ne savait alors.

Source: La Libre Belgique. Philippe Paquet.

-> Jeux olympiques. Une flamme qui vacille. 26/03/2008

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Reporters sans Frontières a relancé le débat sur JO et respect des droits humains. L’incident d’Olympie illustre les risques auxquels s’expose la Chine en organisant les JO. La crise tibétaine plonge le CIO et les gouvernements dans un embarras croissant.

Source : La Libre Belgique. Philippe Paquet.

-> Boycott : tout ce que vous avez toujours voulu savoir. 26/03/2008

Ces dernières semaines, il ne s’est pas passé un jour sans que l’on entende parler de «boycott», qu’il s’agisse des Jeux olympiques de Pékin, mais aussi du Salon du livre axé sur le soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël.

Olivier Esteves angliciste et historien, maître de conférences à l’université de Lille-III.

Source : Libération.

-> L’Occident demande à Pékin de « tuer avec retenue » au Tibet, accuse Juppé

Les « responsables occidentaux » demandent à la Chine de « tuer avec retenue » au Tibet, accuse l’ancien Premier ministre Alain Juppé, alors que le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi Pékin à la « retenue » après les violences dans cette province.

Source : L’Express.

-> « Le bouddhisme est aussi empreint de violence ». 26/03/2008.

Face à la révolte antichinoise au Tibet et à la radicalisation des jeunes exilés, le Dalaï-lama continue à prôner la non-violence. Est-ce le message fondateur du bouddhisme ?
Bernard Faure, Professeur d’histoire des religions d’Asie à l’Université Columbia (New York)

Source : Le Soir.

-> Face à Pékin, l’Europe se couche. 25/03/2008.

La question brûlera sans doute les lèvres des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, qui se retrouvent ce vendredi en Slovénie pour un «Gimnich», une rencontre informelle dans le jargon communautaire. Que dire face à la chape de plomb policière qui s’abat en Chine, au fur et à mesure que les protestations pro-tibétaines se poursuivent? Dans son excellent blog, le correspondant de Libération à Bruxelles Jean Quatremer raille les membres de l’UE qui «n’ont aucune envie de tirer les oreilles du dragon chinois» en citant in extenso la très prudente déclaration de la présidence slovène qui «prie les autorités chinoises de s’abstenir d’utiliser la force» et «invite les manifestants à renoncer à la violence». J’ajouterai ici deux questions, tout à fait d’actualité après l’allumage, ce lundi, de la flamme olympique et son départ pour Pékin, via Lhassa.

Source : L’air de Bruxelles.

-> Tibet : déclaration orale devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. 25/03/2008.

Le texte de la déclaration qu’Amnesty International avait l’intention de lire devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies dans l’après-midi du 25 mars 2008.

Source : Amnesty International.

-> Tibet, tant d’illusions brisées, par Chen Yan. 25/03/2008.

L’irruption de la révolte du Tibet a surpris le monde et a surtout mis dans l’embarras les gouvernements occidentaux. Face à la Chine, ce géant économique de plus en plus impressionnant, il est d’autant plus difficile de prendre des mesures efficaces que l’appréciation des multiples enjeux de la question sino-tibétaine me semble non éclaircie. Cette révolte et les réactions de Pékin sont pourtant riches d’enseignements.

Source : Le Monde.

-> TIBET. Peu de solidarité asiatique pour Lhassa. 25/03/2008.

Pour les voisins de la Chine, la priorité au Tibet est la stabilité, pas les droits de l’homme. Car il faut ménager la susceptibilité de Pékin, qui dispose d’un grand pouvoir de nuisance à leur égard.

Source : Courrier International.

-> Tibet, le moment de vérité. 25/03/2008.

Les réactions des démocraties occidentales à la répression au Tibet ont clairement démontré les limites de leur politique étrangère lorsque celle-ci doit affronter non plus un petit Etat voyou comme la Birmanie, mais une grande puissance, dont l’économie détermine en partie la stabilité financière du monde. L’Union européenne s’est bornée à demander à la Chine de « faire preuve de retenue » et le président Bush a choisi de se taire, laissant à Condoleezza Rice le soin de froncer les sourcils.

Jean-Paul Marthoz Journaliste et essayiste

Source : Le Soir.

-> Boycotter les Jeux olympiques? Bien sûr. 25/03/2008.

Le gouvernement chinois veut séduire la planète mais piétine les libertés tibétaines. Cette arrogance ne mérite qu’une réponse: le boycott de Jeux qui ne servent qu’à renforcer la dictature.

Source : Largeur.com. Gérard Delaloye.

-> Nyima, Lobsang, Jampa et Gonpo, Tibétains exilés à vie. 25/03/2008.

Ils sont 500 à 600 à séjourner et à travailler à Paris. Les destins de ces exilés tibétains se croisent, se confondent: des vies familiales déchirées, le choix d’un exil irréversible, d’abord vers l’Inde ou le Népal, puis vers l’Europe. Ils sont trentenaires, à cheval entre ces deux générations dites « autonomistes » et « indépendatistes » que Pékin voudrait voir se déchirer.

Source : Rue89. Gaëlle Pialot.

-> Quand des élus français poussaient Pékin à parler au dalaï lama. 25/03/2008.

A tous ceux qui ont pu être surpris par les événements du Tibet, je conseille la lecture d’un rapport d’un groupe interparlementaire français qui prédisait le scénario de la crise actuelle. Comme tout rapport de ce type, il a dû être rangé sur une étagère poussiéreuse sans être lu par les décideurs, et c’est bien dommage…

Source : Rue89. Pierre Haski.

-> La « clique » du dalaï-lama et les tics des dirigeants chinois. 24.03.2008

La formule revient sans cesse dans les dépêches chinoises : les émeutes du Tibet auraient été fomentées par la « clique du dalaï ».
Que signifie précisément cette expression ?
Consultons le Petit Robert. En français, le terme de clique signifie « une coterie, un groupe de personnes peu estimables ».

Source : Avant les J.O. Libération.

-> Des intellectuels chinois s’opposent à Pékin sur le Tibet. 24/03/2008.

En plein cœur de la bataille de la propagande menée par les autorités chinoises pour retourner l’opinion publique chinoise contre les manifestants tibétains et contre le dalaï lama, plusieurs dizaines d’intellectuels chinois ont pris le risque de rédiger, signer, et publier un autre son de cloche dissonant.

Source : Trubune des droits humains.

-> TIBET. s’agit aussi d’économie ! 21/03/2008.

Les récents troubles au Tibet ne trouvent pas leur origine uniquement dans les violations des droits de l’homme et de la liberté religieuse. Le développement économique s’est fait au détriment des Tibétains et de leur culture.

Source : Courrier International.

-> Des Jeux olympiques déjà entachés. 20/03/2008.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les réactions internationales après les événements de Lhassa ont été mesurées. Européens comme Américains ne veulent surtout pas déranger la Chine, leur partenaire commercial et leur fidèle créancier. Alors, oui, Washington a élevé une protestation contre la répression et a simplement appelé Pékin à “engager le dialogue avec le dalaï-lama”. Autant ne rien dire du tout. Précisément, c’est parce que le dialogue avec le dalaï-lama était dans une impasse depuis plus de trois ans que les moines tibétains et les jeunes ont osé manifester et s’en prendre à des Hans ! Il est patent que les autorités chinoises n’entendent pas dialoguer, ni accorder aucune forme d’autonomie réelle au Tibet. Au contraire, ils poursuivent l’entreprise de conquête des bords du monde han, entamée depuis des lustres. Et la dislocation en 1989-1990 de l’empire russo-soviétique ne peut que les prévenir contre tout relâchement !
Pourtant, rappelle le dissident chinois Wei Jingsheng dans une tribune, “seule la conjugaison de la pression internationale et d’un mouvement interne peut mener à des résultats tangibles”. Or les Tibétains, qui subissent une intégration à marche forcée, se sentent bien peu aidés par la communauté internationale. La voix de la modération, incarnée par le dalaï-lama, n’obtenant rien, ils ont voulu profiter de la proximité des Jeux olympiques de Pékin pour exprimer leur désespoir. Pour l’heure, leur mouvement, peu préparé, n’aura quasiment rien obtenu. Mais, sur le plus long terme, il aura peut-être deux effets. D’abord, il semble que le pouvoir à Pékin soit divisé sur la conduite à tenir, entre le président Hu Jintao – celui-là même qui réprima les manifestations au Tibet en 1989 – et son prédécesseur, Jiang Zemin, qui a ouvert la voie à la discussion avec le dalaï-lama. Ensuite, il est fort probable que de nombreuses contestations viendront troubler les Jeux. Même si le Comité international olympique se tient coi, des sportifs ou d’autres personnalités, après Steven Spielberg, élèveront la voix. Au mois d’août ou peut-être dès demain…

Source : Courrier International. Philippe Thureau-Dangin

-> Carton jaune pour Pékin ! 19/03/2008.

La Chine est une grande nation. Avec les États-Unis, elle est l’autre superpuissance à régner sur la planète. Son industrie est impressionnante. Sa croissance donne le tournis. Si nombreux, si inventifs, formidablement doués pour le commerce, les Chinois sont un peuple d’élite. La Chine inspire trois sentiments au monde autour d’elle : le respect, la peur, l’espérance. Cette situation exceptionnelle, qui lui assure une des premières places dans le concert des nations, ne lui donne pas tous les droits.
Jean d’Ormesson de l’Académie française.

Source : Le Figaro.

-> Jeux olympiques : le CIO a le sang du Tibet sur les mains. 18/03/2008.

Où s’arrêtera le cynisme ? On savait déjà que les Jeux Olympiques étaient une cash machine pour les marques et les network de la télévision.

Source : Betapolitique.

-> Un rapport de forces inégal. 17/03/2008.

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Source : Courrier International.

-> Un touriste français à Lhassa: « Une ambiance de guerre civile ». 16/03/2008.

Un touriste français, Aurélien, témoigne sur son blog des violences de vendredi à Lhassa. Ce rare témoigage direct, y compris les trois photos que nous reproduisons à titre de document, est d’autant plus riche qu’il fait part de conversations avec des jeunes Tibétaines qui donnent la toile de fond de ces événements: la défense de leur religion menacée, et la résistance à l » »invasion » chinoise de la capitale tibétaine, donnant à ces événements une tournure « ethnique » très prononcée et violente. Aurélien indique ainsi clairement que certaines des victimes sont des Chinois lynchés par la foule.

Source : Rue89. Pierre Haski.

-> Xinran, les jeux et le dalaï-lama. 11/03/2008.

Xue Xinran, femme journaliste et écrivain de renom, a une piètre estime des dirigeants chinois. Lundi soir, lors du débat « Chine, un podium pour les droits de l’homme » organisé par le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH), elle a expliqué pourquoi elle était favorable aux jeux de Pékin. En résumé, elle y voit, grâce au dialogue qu’ils créent avec le monde extérieur, une très bonne occasion d’éduquer les Chinois et en particulier leurs cadres.

Source : Les coulisses des droits de l’homme.

-> Message du Dalaï Lama à l’occasion du 49ème anniversaire du soulèvement national tibétain. 10/03/2008.

A l’occasion du 49ème anniversaire du soulèvement pacifique du peuple tibétain à Lhassa le 10 mars 1959, j’offre mes prières et je rends hommage à tous ces braves hommes et femmes du Tibet qui ont enduré d’incalculables épreuves et sacrifié leurs vies pour la cause du peuple tibétain. J’exprime ma solidarité avec les Tibétains qui subissent actuellement la répression et les mauvais traitements. Je salue également les Tibétains dans et en-dehors du Tibet, les supporters de la cause tibétaine et tous ceux qui défendent la justice.

Source : Tibet-info.net

-> L’idéal olympique est entre de mauvaises mains, par Graham Watson. 25/02/2008.

En confiant à la Chine l’organisation des Jeux olympiques de 2008 (8-24 août), l’espoir était grand, renforcé par les promesses des officiels du Parti communiste, que cet événement conduirait le pays vers plus d’ouverture, de liberté et de respect des droits de l’homme. Du reste, il s’agissait quasiment d’une obligation morale, puisque la Charte olympique indique explicitement que les villes hôtes, en l’occurrence Pékin, doivent être des exemples vivants des « principes éthiques fondamentaux » des Jeux. Force est de constater que, six mois avant le début des Jeux, ces principes sont bafoués. Les prisons s’ouvrent devant les dissidents, la liberté se ferme pour les médias.

Source : Le Monde.

-> Tibet: le soutien ambigu des Etats-Unis au dalaï lama. 18/10/2007.

A Pékin comme à Washington, la mise en scène est soignée: d’un côté le XVIIe Congrès du Parti communiste chinois, rituel immuable d’un autre temps. A Washington, l’instrumentalisation par l’administration Bush du 14e dalaï lama et de la cause tibétaine, avec d’importantes arrières pensées.

Source : Rue89. Pierre Haski.

-> Jeux olympiques en Chine : le véritable sens du logo. 02/10/2007.

Comment les Chinois ont-ils conçu le logo des prochains jeux olympiques ? Une explication en images circule sur Internet en mémoire de Tien an Men, du Soudan et de la Birmanie (entre autres).

Source : Betapolitique.

-> Le Dalaï Lama et la Belgique : un problème de cohérence… 14/05/2007.

Le gouvernement belge qui a eu la prétention de devenir le « gardien » du monde contre les génocides ne sent-il aucune gêne en visitant en juin prochain un pays comme la Chine ?
Mariapaola CHERCHI. Avocate, fondatrice du Mouvement du citoyen européen

Source : La Libre Belgique.

-> Pas de capitulation devant la Chine ! 14/05/2007.

Au cours de ces dernières années, les Tibétains n’ont pas cessé de dénoncer la répression politique chinoise, les atteintes à la pratique de leur religion et l’effacement progressif de leur identité.
Sophie Richardson, directrice adjointe pour l’Asie de Human Rights Watch.

Source : La Libre Belgqiue.

-> De la surchauffe à l’explosion. La Chine va-t-elle craquer? 13/12/2007

Les Jeux olympiques et la troisième place en vue sur le podium de la richesse mondiale: 2008 s’annonce comme l’année de Pékin. Celle aussi de tous les dangers – économique, social, politique – pour un pays qui peine à maîtriser sa formidable croissance.

Source : L’Express.

-> Décroissance du sport de compétition ! Appel au boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008. 12/02/2007.

À Moscou, en juillet 2001, le Comité international olympique (CIO) confia à la ville de Pékin l’organisation des Jeux olympiques d’été 2008. Cette décision place ainsi la Chine en position de modèle politique, social, économique et sportif pour toute la planète. Or, le Parti-État chinois, qui liquida dans le sang ses opposants lors des événements de Tien An Men en 1989, continue de bafouer les droits démocratiques élémentaires, multiplie les camps de concentration (“rééducation”, “travail”) et développe une géopolitique d’agressions. La charte olympique y changera-t-elle quelque chose ? L’histoire prouve que le CIO ne respecte pas ses idéaux de “fraternité”, de “paix” et d’“amitié”. Après les Jeux de la croix gammée (Berlin 1936), les Jeux du goulag (Moscou 1980), voici les Jeux du despotisme d’État totalitaire et de l’esclavagisme sportif. Derrière le voile idéologique du “plus grand show sportif de l’histoire”, un véritable projet de mondialisation se dessine. Pékin en sera l’incarnation spécifique, après d’autres villes (Mexico en 1968 ou Los Angeles en 1984) et avant de nouvelles (Londres en 2012, etc.). La “machinerie silencieuse de l’olympisme” voulue par Coubertin doit cesser de nuire.

Source : decroissance.info

-> Un Tibet chinois mais… 31/05/2006.

Dans un entretien exclusif, le Dalaï Lama affirme qu’il n’y a pas d’avenir crédible pour le Tibet hors de la Chine. Pour autant que sa culture soit protégée par un statut de véritable autonomie. Il espère un soutien en ce sens des Européens.

Source : La Libre Belgique. Guy Duplat et Philippe Paquet.

-> Histoire du Tibet, par Astrid Fossier. Janvier 2004.

Il n’existe pas une histoire du Tibet, mais deux histoires. Ou plutôt deux versions des mêmes évènements : la version tibétaine et la version chinoise, deux manières profondément différentes de décliner les moindres faits. Il est difficile dans un tel contexte de rester objectif. Ecartelé entre un peuple tibétain qui a perdu son droit à l’autodétermination mais qui a également commis des erreurs stratégiques ; et un gouvernement chinois qui invoque parfois, au milieu de tant d’autres, des arguments basés sur une réalité tibétaine que l’on ne soupçonnait pas.

Source : Irenees.net, site web de ressources pour la paix.

-> L’enjeu tibétain au XIXe siècle, par Laurent Deshayes. Novembre 2002.

Le Tibet, pays limitrophe de trois grandes puissances, à savoir la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie, fut placé au XIXe siècle sur la liste des lieux stratégiques à conquérir par celles-ci. Laurent Deshayes nous explique comment les difficultés intérieures et internationales de chacune d’entre elles, la configuration montagneuse du Tibet ainsi que l’ignorance dans laquelle il vivait vis-à-vis du reste du monde contribuèrent pendant longtemps à isoler celui-ci et à laisser se conclure des traités qui décidaient de son avenir. Ce n’est que récemment que les responsables tibétains comprirent qu’il était vital de sortir d’un isolationnisme qu’ils avaient contribué à maintenir et qui faisait de leur pays un enjeu géopolitique au XXe siècle.

Source : CLIO.

-> Le Tibet aujourd’hui : bilan de 50 ans d’occupation chinoise. . Hiver 2000.

Pour quelles raisons la Chine semble-t-elle tant attachée au Tibet, ce pays, somme toute, relativement pauvre et enclavé ?
Entretien n°5. Tenzin Kunchap et Michel Fainberg.

Source : Layrinthe.

-> Balises. Le Tibet. 17/06/1993

Envahi militairement par la Chine dans les années 50, ravagés par les Gardes rouges dans les années 60, le Tibet, est aujourd’hui victime d’une colonisation massive et brutale, qui, ignorant les droits de l’homme, menace sa population, sa culture et son environnement

Source : L’Express.

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Carte blanche parue dans « Le Soir ».

Le 1er juillet 2006, la Chine inaugurait en grande pompe la connexion ferroviaire entre la ville de Golmud, dans la province du Qinghai, et Lhassa. Grâce à la réalisation de ce gigantesque chantier, il est maintenant possible de rejoindre la capitale du toit du monde à partir de Pékin en 48 heures.

Arrivé à Goldmud, le train entame une ascension entre les montages de Kunlun aux monts enneigés, franchit un col à 5.072 mètres avant de descendre à travers les terres herbeuses et vallonnées, le long de lacs et de rivières, jusqu’à Lhassa. La ligne de chemin de fer est un exploit d’ingénierie, au coût estimé à 4,1 milliards de dollars, sur un trajet de 1.142 km dont plus de la moitié sur du permafrost, un sol instable qui alterne entre gel et dégel, si bien qu’il a fallu concevoir une assiette qui supporte un affaissement pouvant atteindre 30 centimètres. Pour enjamber les vallées, 675 ponts ont été construits qui, mis bout à bout, totalisent 160 km. 80 % de la ligne se situe à plus de 4.000 mètres, où la raréfaction de l’oxygène implique de recourir à trois locomotives diesel pour tracter les wagons. Ces derniers, construits par la firme canadienne Bombardier (tout comme les nouveaux trams bruxellois de la STIB) sont conçus comme les fuselages d’avion, pressurisés et avec des fenêtres spéciales traitées contre les féroces rayonnements ultraviolets.

La propagande officielle n’a pas épargné ses efforts pour tirer le plus grand profit patriotique de cette construction, qui est comparée à la gloire obtenue grâce à la conquête spatiale chinoise ou à la tenue des premiers Jeux olympiques à Pékin en août prochain. Dans les reportages, dans les livres, sur les timbres ou sur les inscriptions calligraphiques, la conquête du plateau tibétain par le « dragon de fer » est utilisée comme une preuve de la grandeur chinoise.

Le gouvernement chinois décrit le train comme une pièce maîtresse de sa « stratégie de développement occidental », un projet censé apporter dans les zones plus pauvres de la Chine une prospérité comparable à celle des régions riches de la côte Est. Il n’en est rien pour les populations tibétaines dont les conditions de vie précaires restent inchangées. Citoyens de seconde zone, dont 80 % habitent dans le monde rural, les Tibétains sont tenus à l’écart du développement urbain. Ainsi leur taux d’illettrisme en 2000 était de 47 % contre 8,6 % pour les Chinois. Dans la municipalité de Lhassa, 70 % des commerces sont tenus par des Chinois Han (restaurants, taxis, magasins…). Signes de l’échec du système de santé dans les zones rurales, la mortalité maternelle en 2004 dans la Région « autonome » du Tibet était de 310,4 (pour 100.000 femmes enceintes), soit 6 fois plus élevée que la moyenne nationale, et presque la moitié des enfants tibétains souffrent de malnutrition chronique, ce qui affecte leur développement neurologique et physique et les rend plus vulnérables aux maladies telles que la tuberculose.

Face à cette situation, les Tibétains sont tenus au silence et les Autorités chinoises ne tolèrent aucune contestation. Lors d’un festival hippique le 1er août 2007 au Lithang (sud-est du Tibet), un nomade respecté de 53 ans, Runggye Adak, dont l’unique tort est d’avoir exprimé en public son souhait de voir revenir le dalaï-lama, a été condamné à 8 années de prison. Son neveu Adak Lupoe, moine au monastère de Lithang, et un professeur d’art et musicien, Kunkhyen, ont été condamnés dans la même affaire respectivement à 10 et 9 années de prison pour « espionnage au profit d’organisations étrangères et implication dans des activités séparatistes ».

Dans ce contexte, comment faut-il comprendre la décision de relier Pékin à Lhassa par le train ? L’ex-président Jiang Zemin nous le dit lui-même : « Certaines personnes m’ont déconseillé d’aller de l’avant avec le projet parce qu’il n’est pas viable commercialement. J’ai dit que c’était une décision politique. » Un des principaux promoteurs du projet, Hu Jintao, est l’actuel président de la République et ancien secrétaire général du Parti communiste dans la région tibétaine.

Avant tout, le train va accentuer l’exploitation des ressources naturelles et minérales du plateau tibétain acheminées vers les usines de la zone côtière (cuivre, zinc, plomb, chromite, magnétite, or…). L’exploitation minière, souvent clandestine, dévaste le fragile écosystème du haut plateau : des flancs de montagnes sont excavés, des arbres déracinés, des rivières polluées. Rappelons que le Tibet est le château d’eau de l’Asie, tous les grands fleuves qui arrosent le continent prennent leur source au Tibet : Brahmapoutre, Indus, Mékong, Yangtsé, fleuve Jaune… D’ici 2010, la ligne ferroviaire sera étendue vers Shigatse, où l’un des plus importants gisements de cuivre de Chine a été découvert, puis jusqu’à la frontière du Népal. L’Inde ne voit pas d’un bon œil l’influence grandissante de la Chine sur son voisin népalais, d’autant plus que le train a été utilisé pour la première fois le 30 novembre 2007 pour transporter des troupes jusqu’à Lhassa. Une consolidation par Pékin de sa capacité de défense à la frontière et une militarisation accrue du plateau tibétain ne sont donc pas à exclure.

La liaison ferroviaire Pékin-Lhassa, qui peut transporter jusqu’à 4.000 personnes par jour, a accéléré le flux des travailleurs migrants en provenance des autres régions de la Chine. Confrontés aux arrivées incessantes de migrants chinois, surtout des ethnies Han et Hui (musulmans), les Tibétains, aujourd’hui minoritaires dans leur propre capitale, parlent de « la seconde invasion » du Tibet. Ces mouvements de population accélèrent l’urbanisation du haut plateau, phénomène amplifié par la sédentarisation forcée des nomades.

Selon les estimations officielles de l’agence nationale de presse Xinhua, 4 millions de touristes se sont rendus dans la Région « autonome » du Tibet en 2007, dont 93 % de Chinois. Mais les revenus du tourisme ne bénéficient pas aux Tibétains.

La véritable question qu’il convient de se poser est la suivante : quel type de développement souhaitent les Tibétains et à quel point désirent-ils être intégrés à la Chine ? International Campaign for Tibet recommande l’adoption d’une politique qui tienne davantage compte des besoins et des attentes des Tibétains au lieu de leur imposer un modèle de développement et des projets sur lesquels ils n’ont pas de pouvoir de décision et dont ils ne tirent aucun profit.

Ce qu’il faut, c’est « tibétaniser » le développement. Il faut réorienter la politique économique en impliquant les Tibétains et en investissant dans les projets locaux en faveur de la santé, de l’éducation scolaire, de la formation professionnelle, de la lutte contre la pauvreté, de la préservation de l’environnement, plutôt que développer des projets pharaoniques comme le train qui est utilisé comme un instrument de conquête colonial. Le gouvernement chinois se doit également de freiner l’arrivée massive de migrants, d’arrêter de sédentariser de force les nomades et de réguler de toute urgence l’exploitation sauvage des ressources naturelles. C’est la seule manière de bâtir les fondations d’une véritable « société harmonieuse » qui respecte le bien-être de toutes les populations qui la composent.

Quels sont les impacts du train et de la politique économique chinoise sur la vie des Tibétains ? C’est à cette question que tente de répondre le dernier rapport d’International Campaign for Tibet. Cette étude est le fruit de plusieurs mois de recherches et de nombreux entretiens, également effectués auprès de Tibétains vivant sur place, et ce malgré le climat d’oppression politique qui y règne.

Quels sont les impacts du train et de la politique économique chinoise sur la vie des Tibétains ? C’est à cette question que tente de répondre le dernier rapport de International Campaign for Tibet, qui sera disponible à partir du 20 février sur le site www.savetibet.org.


Vincent Metten, directeur européen pour International Campaign for Tibet
(ICT)

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