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Archive for the ‘Tibet’ Category

Le site interactif   ‘China Green’ (« La Chine en vert »), qui vient d’être lancé, est consacré aux problèmes environnementaux et climatiques de la Chine. Son premier projet concerne le Plateau Tibétain, et il montre comment les effets du réchauffement climatique sur le plateau créent une grave menace pour un tiers de l’humanité. Ceci parce que la plupart des puissants systèmes fluviaux d’Asie prennent leur source sur ce plateau.

Le site comporte beaucoup d’autres vidéos, interviews et diaporamas interactifs qui décrivent les transformations des glaciers de l’Everest.

Source:  Global Voices Online.

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Kora autour du Mont-Blanc.

Du 7 au 24 août 2008.

– Cette Kora sera un évènement international itinérant autour du Mont-Blanc (France-Suisse-Italie-France) qui se déroulera pendant les Jeux olympiques de Pékin prévus cet été du 8 au 24 août.

– C’est une marche pacifique et pacifiste en soutien à la cause tibétaine ainsi qu’aux droits humains fondamentaux et au respect de l’environnement.
Bulletin d’inscription à la Marche et carte du parcours

– Cela commencera le 7 août, quelques heures avant le début des JO, et sera ponctué tout au long du parcours par de nombreuses animations (festival musical d’ouverture, concerts, films, débats, actions symboliques, ateliers, jeux…).

– La vocation de cette Kora est de participer à l’avènement d’une société de coopération et de fraternité. L’objectif est de réveiller les consciences, avec une attitude non-violente, face aux oppressions, aux manquements des droits humains et de l’environnement ainsi que le non-respect des engagements de la République Populaire de Chine.
Le soutien de la cause tibétaine n’a jamais eu autant de sens

Source: Tibet-info.net

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Près du village de Korzok (Ladakh)Une étude menée auprès des populations de montagne d’Ethiopie, du Pérou et du Tibet.
Nombreux sont les joueurs de l’Euro 2008 et les participants aux prochains Jeux olympiques qui se sont entraînés en altitude. De cette manière, les sportifs bénéficient d’un surcroît en oxygène lors de leur compétition. La pratique n’est ni nouvelle ni interdite, mais elle n’est pas sans danger sur le long terme. Hormis pour les personnes « adaptées génétiquement » aux conditions des sommets, indique une étude publiée dans « PLoS ONE »: « Adaptation and Mal-Adaptation to Ambient Hypoxia; Andean, Ethiopian and Himalayan Patterns. »

Ceux qui ont eu l’opportunité d’aller à des altitudes égales ou supérieures à 3000 mètres ont rapidement pu constater une difficulté à l’effort. Marcher paraît plus fatigant, l’essoufflement fait rapidement son apparition. À cette hauteur, la pression atmosphérique provoque une diminution partielle en oxygène qui réduit la tolérance à l’exercice physique. Face à ces nouveaux paramètres, l’organisme humain ne reste pas de marbre et s’adapte pour y répondre le mieux possible.

Cette adaptation se traduit par une augmentation de la production de globules rouges, les cellules assurant le transport de l’oxygène dans l’ensemble des tissus de l’organisme. C’est cette multiplication des globules qui est néfaste : le sang plus riche en hématies s’épaissit. Moins fluide, il circule moins bien, ce qui peut provoquer des maux de tête, des insomnies, de la fatigue et des troubles de la mémoire. Des complications plus graves, tels des œdèmes, sont également recensées. Il s’agit du mal aigu des montagnes. Cependant, certaines populations y sont moins sensibles.

L’équipe d’Otto Appenzeller, neuroscientifique à la Fondation de recherche du Nouveau-Mexique, s’est penchée sur cette susceptibilité chez des Éthiopiens, Péruviens et Tibétains vivant respectivement à 3600, 4300 et 4500 mètres. Pour ce faire, les scientifiques ont étudié une poignée de gènes connus pour leur implication dans l’adaptation à un environnement faible en oxygène. Pour chaque groupe, l’expression de ces gènes dans les globules blancs a été observée chez des personnes souffrant du mal aigu des montagnes (MAM) et chez des personnes ne ressentant pas les symptômes.

Les Éthiopiens mieux adaptés

Otto Appenzeller a constaté que les Éthiopiens possédaient un plus grand nombre de ces gènes que les deux autres peuples participant à l’étude. Parmi ceux-ci, il a identifié le gène PDP2 fortement lié au MAM. Les individus chez lesquels PDP2 s’exprime peu sont très sensibles au MAM. Il semblerait donc que ce gène aide les individus à s’acclimater à des concentrations plus faibles en oxygène. « PDP2 optimiserait l’action de l’oxygène dans la dégradation du glucose, principale molécule fournisseuse d’énergie utilisée par l’organisme », postulent les auteurs. De cette manière, ce gène limiterait les besoins en oxygène et donc la production de globules rouges.

Une question subsiste : pourquoi ce gène s’exprime principalement chez les Éthiopiens et donc chez les habitants vivant le plus bas ? Tout est une question d’adaptation évolutive. Les Éthiopiens se sont installés dans les montagnes avant les Tibétains et les Péruviens, l’évolution a donc eu plus de temps pour faire son travail.

 

Source : Le Soir

 

 

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Siège du gouvernement du dalaï-lama en exil, la petite ville de Dharamsala, dans le nord de l’Inde, accueille depuis le 24 mai 2008 les premières olympiades cent pour cent tibétaines dans une atmosphère bon enfant. 

Une heure de yoga pour s’échauffer, avant le petit-déjeuner. Les athlètes de Bouddha font d’abord transpirer leur esprit, avant (éventuellement) de faire travailler leurs muscles. Chacun a ses psychologues et son entraînement de l’âme. Ce sont les jeux de ceux qui ne peuvent jouer. Les jeux des exilés, expulsés de chez eux, sans nationalité ni passeport, de ceux qui ne peuvent se rendre à Pékin car leur drapeau n’y est pas admis. Ici, nul besoin de gymnase : c’est dans le temple que l’on médite et que l’on prie. C’est ici, à Dharamsala, petite ville de l’Inde du nord, où le dalaï-lama s’est exilé en 1959 et où vivent 80 000 réfugiés du Tibet, qu’ont commencé hier les premiers – et peut-être derniers – jeux olympiques tibétains.

Il s’agit de montrer au monde que même les Tibétains peuvent – et doivent – faire du sport. Le sport est pourtant interdit aux moines bouddhistes : les hautes autorités religieuses considèrent le football et le basket comme de dangereuses distractions. Le village olympique consiste en tout et pour tout en une modeste pension de famille : lits de camp, WC collectifs, gros cadenas, et, au déjeuner, mangues, pastèques et papayes en guise de compléments alimentaires. Pourtant, presque tous les participants possèdent un téléphone portable. Leur slogan : « Un monde, plusieurs rêves », fait écho – non sans polémique – à celui des Jeux de Pékin : « One World, One Dream ». Hier, on a commencé par le tir à l’arc, puis on poursuit avec la course de fond : comme il n’y a pas de stade, on court du temple Tsuglag-khang au village de Naddi ; ensuite, les épreuves de natation se dérouleront dans la petite piscine d’une auberge, avant les six épreuves d’athlétisme. Les hommes et les femmes sont séparés, mais chaque concurrent est tenu de participer à toutes les compétitions. Les participants doivent avoir entre 15 et 30 ans. L’équipement ressemble à celui d’une fête de village : quatre fusils à air comprimé et dix javelots en bambou, loués à une école. Les survêtements – rouges pour les hommes, blancs pour les femmes – fournis par une société indienne sont en synthétique : on transpire rien que de les voir. A Dharamsala, la chaleur est étouffante et humide : le matin, la ville est sous la brume, et il pleut l’après-midi. Le médecin ? Une vétérinaire australienne, Catherine Shuetze, également responsable des finances.

Le Pierre de Coubertin tibétain s’appelle Lobsang Wangyal, et il n’est pas baron : il a 38 ans, mais en déclare 42 quand il est en présence d’une femme (« L’homme mûr a plus de chances », dit-il). Il est né à Orissa, dans l’est de l’Inde, où ses parents ont émigré en 1959. Il se présente comme un impresario, il a d’ailleurs une maison de production. C’est lui qui a organisé Miss Tibet, un concours de beauté qui a réuni six participantes.
Lobsang n’est pas moine, il s’habille comme un acteur : chemise orange, jean, faux sabots crocs rose et lunettes de soleil rose, queue-de-cheval et boucle d’oreille. « Cette idée m’est venue en 2001, quand les Jeux olympiques ont été attribués à Pékin. J’étais très heureux pour le peuple chinois qui mérite cet événement. Je ne suis pas pour le boycott, je suis pour les athlètes. Ce sont leurs Jeux ; mais ce ne sont pas les Jeux du gouvernement chinois, qui détruit l’environnement et les hommes avec sa politique désastreuse. Alors je me suis dit : nous qui ne pouvons pas participer aux JO, au lieu de nous apitoyer sur notre sort, essayons d’organiser nos propres jeux. Je me suis renseigné : la tradition tibétaine prévoit des épreuves de soulèvement de rochers et des courses à cheval. Mais soulever des pierres est épuisant, et qui sait encore monter à cheval de nos jours ? J’ai donc choisi d’autres épreuves : en athlétisme, le 80 mètres sans obstacles, parce que notre région est montagneuse et n’offre pas de ligne droite longue de 100 mètres. Pour la natation, j’ai trouvé une piscine de moins de 20 mètres : aucun style n’est imposé, il suffit de faire des longueurs. »

Le dalaï-lama n’a pas eu vent de cette initiative, alors qu’il vit ici : « Je ne vais pas aller le déranger pour ça ! C’est une haute personnalité, il voyage dans le monde entier, il a d’autres interlocuteurs. Et je ne cherche pas spécialement à avoir son approbation. D’ailleurs, les moines déconseillent les jeux de ballon : ils disent qu’on shoote sur la tête de Bouddha. En réalité, on joue en cachette. Je me suis simplement inquiété de savoir si le Comité international olympique pouvait me faire un procès parce que j’ai employé l’expression « jeux olympiques » (au début, je voulais appeler ces jeux Tibetan Olimpia). Notre flamme s’est déplacée dans douze villes : elle n’a pas apporté la misère, mais la joie. Beaucoup de gens m’ont soutenu, mais peu de partenaires ont accepté de m’aider : tout le monde a peur de se mettre la Chine à dos. Seul le ténor Luciano Pavarotti [décédé en septembre 2007] finançait généreusement nos écoles. Je remercie Ruthie, de Seattle, qui a fait le don le plus important : 2 000 dollars. Aujourd’hui, je n’ai que 400 dollars en poche. J’espère gagner de l’argent avec la vente de gadgets, de tee-shirts et de billets. Les médailles ont un prix : 2 500 dollars pour l’or, 1 250 pour l’argent et 625 pour le bronze. Je ne sais pas si j’arriverai à trouver tout cet argent. Mais le plus important, c’est de nous moderniser. Mon père est mort d’une cirrhose du foie, il buvait trop. Notre style de vie doit changer : moins de viande séchée et d’aliments fermentés, plus de légumes et de céréales. La santé, c’est très important. »

On attendait 29 concurrents ; pour l’instant, on ne compte que 13 hommes et 7 femmes. Yangchen Palno Artsa, femme mariée de 27 ans, vient de Delhi, où elle tient une boutique d’art tibétain. Elle dit qu’elle a fait du sport à l’école, puis qu’elle a arrêté, parce qu’elle devait gagner sa vie. Elle espère obtenir un bon score dans la course à obstacles. Tashi Yengzom, 24 ans, est née à Tingree, en Inde ; elle vient juste participer, elle ne pense pas être performante. Dolkar Tso, vingt ans, vient d’Amdo Golog ; elle porte autour du cou un rang de perles avec l’image du dalaï-Lama. Les jeunes femmes portent des bagues, des boucles d’oreilles, du vernis à ongles,mais elles restent timides. Les hommes ont du gel dans les cheveux et portent des tee-shirts (de contrefaçon) à la mode. Ten Chanpel, 26 ans, vit à Delhi. Il se vante de pouvoir courir le 100 mètres en 11 secondes : qu’importe si c’est un mensonge. Dawa Tashi, 24 ans, est le plus athlétique, peut-être parce qu’il est guide de montagne : il fait du trekking dans le Ladakh [région du Cachemire] et grimpe jusqu’à 6 000 mètres. Il dit qu’il peut marcher 50 km par jour et qu’il est habitué à nager dans les fleuves. Il y a également un moine, le seul de l’équipe : Tenzin Leksmey, 25 ans, peu coutumier du survêtement. Il vient du monastère de Sera, dans le nord de l’Inde, il aime courir, sauter et jouer au foot. Enfin, il y a Gyatso, 28 ans, fils de bergers nomades, né dans le Kham [dans l’est du Tibet] ; il vit de petits commerces à Delhi, et il est passionné de foot, lui aussi rêve de David Beckham. Son seul record à l’heure actuelle est d’avoir fui le Tibet (en passant par le Népal), en marchant, de nuit, pendant vingt-quatre jours.

Source : Courrier International.

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Le toit du monde sous pression.

Les JO, outil de propagande de la Chine.

Le relais de la flamme olympique qui doit passer par l’Everest, le plus haut sommet du monde, est une « farce », s’exclame l’alpiniste Reinhold Messner. Selon lui, la flamme ne peut pas brûler à de telles altitudes sans apport d’oxygène et les images TV de l’événement « ont déjà été tournées ».

«L’Everest est utilisé pour la campagne de propagande, dit-il – même si on n’aime pas s’entendre dire cela – en 1936 c’était la même chose avec les Nazis, les JO avaient été exploités pour une campagne de propagande aussi». Le 8 mai sera le 30e anniversaire de la première conquête du sommet le plus haut du monde sans bouteille à oxygène. Messner et son ami Peter Habeler ont été les premiers à y arriver. L’alpiniste et ancien membre du Parlement européen, Messner, est en colère au sujet des évènements qui ont lieu au Tibet.

Il a fait flotter un drapeau tibétain de 60 mètres carrés dans son musée de Sigmundskron dans le Sud Tyrol en Italie. «Il a été emporté par le vent mais nous allons en avoir un nouveau, plus grand encore et plus stable», a dit Reinhold Messner. «La Chine a raté sa chance, elle aurait pu être aimée de tous pour avoir donné au Tibet plus de liberté», a-t-il poursuivi. «Le monde aurait pu être aux pieds de la Chine». Reinhold Messner ne peut pas comprendre pourquoi la Chine n’a pas saisi cette opportunité.

L’HÉRITAGE TIBÉTAIN APPARTIENT AU MONDE ENTIER

La question du Tibet devrait concerner la communauté internationale tout entière, car «l’héritage tibétain appartient au monde entier. Sa culture est très riche, et tout le monde devrait la défendre. Cela doit se faire par des moyens appropriés. Aujourd’hui, les mots sont des armes. Nous devons demander plus de démocratie», dit Messner. Le relais de la torche olympique doit continuer à être employé pour dénoncer la tragédie des Tibétains.

Dans la Chine d’aujourd’hui, un système communiste s’allie à un capitalisme absolu et à des éléments fascistes. «Lorsque ces choses coïncident, le diable n’est pas loin», dit Messner. Lorsque les Jeux ont été attribués, c’était avec l’idée que les droits de l’Homme s’amélioreraient en Chine. Mais c’est le contraire qui s’est passé. Et les politiques sont dans une situation difficile maintenant. Ils vont être, d’après l’alpiniste, « frappés de toutes parts ». D’après lui, les Jeux olympiques doivent être une plateforme qui attirera l’attention sur les violations des droits de l’Homme.

Reinhold Messner se souvient à l’occasion du 30e anniversaire de sa première ascension de l’Everest sans bouteille d’oxygène. «Dans les année 90 la montagne a été enchaînée et encordée», a-t-il dit. Il critique la commercialisation de l’ascension de l’Everest et le manque de conscience écologique des alpinistes. A Sigmundskron, il expose une sculpture faite de 100 kg d’ordures ramassées sur l’Everest. «La montagne a un charme des plus puissants lorsqu’on ne tente pas de la domestiquer.»

Source : La Grande Epoque. Florian Godovits.

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Parcours

1946 Naissance à Aix-les-Bains (Savoie).
1967 Permier voyage en Inde et rencontre de son maître, Kangyour Rinpoché.
1972 Obtient son doctorat en biologie sous la direction du P-r Jacob, et part en Inde.
1997 Publie avec son père, Jean-François Revel, « le Moine et le Philosophe ».
2000 Engagement humanitaire à travers l’organisation Karuna-Shechen.
2008 Milite pour une rencontre entre le dalaï-lama et le gouvernement chinois.

Fils de l’intelligentsia parisienne, scientifique de formation, il a quitté l’Europe il y a près de 30 ans pour vivre sa foi bouddhiste. Il est en première ligne dans le combat des Tibétains contre la répression chinoise

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Source: Le Monde. 22/04/2008.

Sur le même sujet

-> « Un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama doit être la condition de la participation des pays aux JO ».

Dans un « chat » au Monde.fr, Matthieu Ricard, l’interprète français du dalaï-lama, rappelle que le chef spirituel des Tibétains ne demande pas le boycott de la cérémonie des Jeux de Pékin.

-> «Le dalaï-lama demande un dialogue sans conditions».

Proche du guide spirituel des Tibétains, le moine bouddhiste Matthieu Ricard compte sur la mobilisation internationale pour forcer la main de Pékin. Et contrecarrer sa politique de sinisation forcée.

Entretien dans L’Express du 23/04/2008.

-> Le bouddhiste «constructif»

Retour au Népal, après la présentation à Paris de son nouveau livre, Kalachakra, un mandala pour la paix. Matthieu Ricard a rejoint aujourd’hui son monastère, non loin du dalaï-lama, dont il est un proche, au point d’être devenu, en 1989, son traducteur pour toute l’Europe.

Avant de partir, ce populaire moine bouddhiste de 60 ans a salué du bout des lèvres, vendredi, l’annonce de l’ouverture d’un dialogue entre la Chine et le chef tibétain : «Sept délégations d’émissaires se sont rencontrées ces cinq dernières années, sans aucune amélioration. L’esprit de conciliation des Chinois n’a pas beaucoup évolué.» Pour Matthieu Ricard, fils du philosophe Jean-François Revel, cette annonce n’est qu’ «une première étape». Il espère surtout une date précise. «Il faut une pression réelle pour organiser quelque chose avant les JO. Après, que pourra-t-on faire ?»

Il a rencontré à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy, auquel il a présenté des témoignages de Tibétains persécutés. Et admet être «très étonné» par la «grande fermeté de la France». Ce scientifique de formation reconverti en militant se veut «constructif pour ne pas braquer la Chine. Mais faire preuve d’esprit d’ouverture, comme lors des JO, ce n’est pas devenir des paillassons».

Source : Libération.

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Spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, Claude B. Levenson dresse une bonne synthèse de la tragédie du Tibet, en montrant comment, depuis Mao, le pouvoir chinois utilise la seule violence colonisatrice pour dénier la légitimité de ce pays. Un regard acéré porté aussi sur l’occident empêtré dans ses beaux discours et ses compromissions.

Présentation par l’éditeur Albin Michel

Que ce soit sur la scène économique et financière, dans les sphères diplomatiques ou médiatiques, il est de bon ton aujourd’hui de courtiser la puissance chinoise. Mais une tragédie inoubliable demeure comme une tache indélébile dans ce tableau d’une réussite annoncée : le Tibet, son peuple martyrisé, sa civilisation en péril. Claude B. Levenson, spécialiste de l’histoire et de la culture tibétaines, et familière du dalaï-lama, brosse ici une synthèse magistrale de cette question qui dérange. Elle montre comment, depuis Mao jusqu’à aujourd’hui, les prétentions chinoises, fondées sur la seule violence colonisatrice, constituent un déni absolu de la légitimité historique.

Elle jette aussi un regard acéré sur le « Tibet des autres », celui de l’Inde et des Européens, celui des Américains et des organisations internationales : entre fascination et condescendance, entre beaux discours et compromissions, le monde est embarrassé par ce peuple singulier soumis au cauchemar, et par son chef spirituel irréductible et non violent.

Un extrait du livre.

Le site web de Claude LEVENSON.

– Libération a publié, le 20 mars 2008, une chronique de Claude B. Levenson intitulée « Tibet, quand la Chine voit rouge » dont voici un extrait :

« Rouge, la robe des moines tibétains ; rouge, le sang des victimes des brutalités policières au cœur de la vieille ville de Lhassa ; rouge, la colère des Tibétains de l’exil privés de leur droit imprescriptible à leur terre ancestrale ; rouge, la honte au front des démocraties dont les dirigeants se contentent de réclamer prudemment de la « retenue » aux autocrates de Pékin lorsque les locataires de la Cité interdite voient rouge devant le défi pacifique du Tibet ; rouge, le visage embarrassé de l’Inde, la « plus grande démocratie du monde », qui s’allie à la Chine, la « plus grande dictature du monde », pour faire taire les réfugiés tibétains qui tentent de se faire entendre pacifiquement sur son sol… Cauchemar récurrent, l’opinion internationale assiste médusée au drame à répétition qui se joue au Tibet, dont les habitants expriment leur ras-le-bol de l’occupation étrangère, leur frustration d’être devenus spectateurs forcés de leur propre histoire, les autorités chinoises ayant usurpé leur droit fondamental à décider eux-mêmes de leur sort et de leur avenir. »

– Chronologie historique détaillée du Tibet.

Pour répondre à certaines déformations manifestes de l’Histoire du Tibet dans certains médias ces derniers temps (ou par certains hommes politiques), voici une chronologie de l’histoire du Tibet, établie par M. Wangpo Bashi et l’historien Laurent Deshayes, auteur de « Histoire du Tibet », « L’épopée des Tibétains : entre mythe et réalité » et d’un lexique du bouddhisme tibétain.

Source : Tibet-info.net

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