Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Zanskar’ Category

Ma vie ici
18 Juillet 2008

Me voilà entièrement plongée dans la vie du Zanskar.  Je bouge lentement mais je suis toujours en activité.  Le matin, je me réveille à 6 heures et à peu prés à 7h30 je vais prendre mon petit déjeuner avec Eliane à la maison de Dolma Lhamo,  qui est la maison toujours habitée par Marc Damiens pendant tous les années qu’il s’est rendu à Zanskar.
Julé Julé je crie pour tout le monde en entrant dans la maison et en même temps je fais une petite courbette pour ne pas battre ma tête dans la huisserie de la porte.

En cherchant à éviter les mouches qui bourdonnent nombreuses, j’entre dans l’étroit et obscur couloir. La première porte sur la gauche, c’est la porte de la toilette (un trou dans le pavé en terre), la seconde c’est la porte d’un petit appartement Julé Julé je crie encore, cette fois pour Eliane, en entrant dans le second couloir et en faisant encore une petite courbette sous la huisserie de la porte. Toutes les portes sont très basses, pour me rendre de la cuisine à la « chambre à manger » je me souviens de baisser la tête trois ou quatre fois, mais la cinquième normalement je ne m’en souviens plus, je me cogne la tête contre le mur et j’ai déjà une discrète bosse. Je ne sais pas comment il faisait Marc si grand comme il est.
Après le petit déjeuner on va prendre l’eau à la pompe, de temps en temps je vais faire de la lessive dans le ruisseaux où je vais me laver les cheveux, A’ 9 heures nous sommes à l’école prêtes à commencer notre travail.
On rentre à la maison pour un repas frugal et dans l’après midi je me rends à Padum pour le meeting avec les femmes de l’Association. J’aime beaucoup prendre la route dans les champs. J’ai appris très vite à me débrouiller dans les nombreux chemins et à sauter pour dépasser les ruisseaux. Julé Julè je rencontre des paysans qui travaillent, des garçons qui rentrent de l’école. Tout le monde me salue et tout le monde me pose la même question: Ou vas- tu? Je vais à Padum ou Je vais à Pibiting. Je rencontre toujours des dzo et des veaux qui paîtrent tranquilles et je marche à la musique du vent et des chants des oiseaux.
Je rentre à Pipiting le soir sur la route carrossable.
Le repas du soir je le prends normalement à la maison avec Eliane, on bavarde un peu, on boit de la tisane et on va se coucher très tôt. Avec ma torche frontale je descends de la maison de Dolma, je marche dans les champs jusqu’à la maison de Tseten Dorjei et j’entre dans ma chambre essentielle que j’ai déjà appris à aimer.

Télécharger les histoires complètes ici

Source : AAZ


Publicités

Read Full Post »

Himalaya, la terre des femmes.

Trois mois dans la vie des paysannes de Sking, un village isolé sur le toit du monde. Des images magnifiques tournées par une jeune ethnologue pour une immersion pudique dans l’intimité de quatre générations de femmes.

 

Situé dans le nord de l’Inde, à près de 4 000 mètres d’altitude, dans un décor aride et somptueux de barres rocheuses et de montagnes dénudées, le village de Sking est l’un des plus isolés de la région himalayenne du Zanskar. Il abrite une centaine d’habitants, dans une poignée de maisons entourées de champs d’orge. Tout le monde, ici, dépend entièrement du travail de la terre et des aléas du climat. Avant l’arrivée des grands froids, l’on récolte et l’on stocke ce qui va constituer la subsistance familiale pour toute une année. L’été est court, l’hiver interminable. Ce sont essentiellement les femmes qui prennent en charge les récoltes. Qu’elles soient jeunes ou vieilles, elles travaillent sans relâche, de l’aube au soir, dans l’urgence des jours qui raccourcissent. La réalisatrice a passé trois mois en compagnie de ces femmes, quatre générations filmées le temps d’une moisson.

 

Note de la production : « Filmé en caméra subjective par une jeune ethnologue, Terre des femmes propose une immersion sensible et poétique dans l’univers de quatre générations de femmes pendant la saison des moissons. Nous partageons de façon intime leur quotidien, attendant avec l’une le retour d’un mari, goûtant l’ennui et la solitude d’une autre, s’attendrissant aux jeux des plus jeunes, assistant aux derniers jours de l’aïeule. Nous nous attachons à elles, et tout ce qu’elles sont nous ramène à ce que nous sommes. »

Documentaire français (2007) de Marianne Chaud.

ARTE F  mardi, 16 septembre 2008 à 23:00
Rediffusions : 27.09.2008 à 09:45

Read Full Post »

Ichar

L’objectif de TOKSPO qui signifie amitié en tibétain est de participer, aux côtés de nos amis Zanskarpas, au développement durable du petit village de Ichar situé au ZANSKAR et de sa vallée, une zone retirée de l’Himalaya indien. et en particulier d’aider à la scolarisation des enfants. L’association Tokspo a été créée en mars 2007, par des membres du Club Alpin Français de Faverges, après plusieurs voyages effectués au Zanskar.

En 2006, à l’occasion d’un trekking au Zanskar, nous avons fait la connaissance de Stanzin Gayzang et de Tachi Tsering.  Sur le chemin qui nous ramenait du monastère de Phuktal à Padum, ils nous ont invités à nous arrêter quelques jours dans leur village de Ichar où nous avons été reçus dans leurs familles. C’est alors qu’est née l’idée de créer en France une association pour participer, à leurs côtés, au développement de leur village.

A cette époque, les villageois désiraient construire un internat pour les élèves de l’école publique qui accueillait une soixantaine d’enfants, dont certains originaires de villages éloignés de un à trois jours de marche. Dans ce cas, les enfants étaient hébergés dans des « familles d’accueil ». Avec cet « hostel », ils espéraient pouvoir recevoir encore un peu plus d’élèves et assurer ainsi l’avenir de leur école qui par ailleurs fonctionnait très bien, animée par de jeunes instituteurs zanskaris motivés.

En mars 2007, l’association « Tokspo – Amitié France Ichar Zanskar » fut ainsi créée, et ses statuts furent déposés à la préfecture d’Annecy, en Haute-Savoie. Un diaporama d’André Rosset, sur le Pakistan et le Ladakh, fut organisé à la Soierie de Faverges pour marquer cette création. Très vite plusieurs dizaines d’adhérents ont répondu à notre appel, dont un nombre important de membres du Club Alpin de Faverges.

Pour commencer à réunir les fonds nécessaires, les premières « actions » ont été organisées : vente de pains lors du marché de Combloux en juillet, ou à l’occasion de l’assemblée générale du CAF, en novembre, participation au marché de Noël de Faverges en décembre,…

En savoir plus : www.tokspo.org

Sur le même sujet : Millet Expédition Project – Zanskar 2007
 

Read Full Post »

Lancement du magazine Bouts du Monde : le numéro un, tiré à 15000 exemplaires, sera dans les kiosques mercredi 5 mars au prix de 4,20 euros. Bouts du monde propose de publier récits, photos ou croquis des voyageurs.

Les voyageurs ont une manie : ils ont tous glissé un carnet dans le fond de leur sac. C’est là qu’ils griffonnent impressions, anecdotes ou réflexions sur ce nouveau monde qui les entoure, qu’ils esquissent quelques croquis, qu’ils collent un billet de train, etc.

L’ambition de Bouts du monde est d’offrir une tribune à tous ces souvenirs de voyage qui dorment bien sagement dans des cartons ou sur des disques durs d’ordinateur. Bouts du monde propose de raconter tous les dépaysements du voyageur, immortalisés à travers l’objectif de son appareil photo, grâce la plume de son crayon, ou sous le trait de ses croquis.

Dans le n°1 : Zanskar. Photographies noir et blanc de Jean-Marc Sauloup, parti à la rencontre des habitants du toit du monde.

Les voyageurs peuvent envoyer leurs récits, photos, croquis à la rédaction du Bouts du monde : boutsdumonde@gmail.com

Site : http://www.boutsdumonde.com

Read Full Post »

Extrait de « Lettres du Zanskar », le bulletin semestriel d’information de l’association « Aide au Zanskar » (AaZ) . Il a pour mission d’informer, l’ensemble des adhérents(es), parrains/marraines, et les personnes sensibles à l’action de l’association, ou au bien-être des enfants du Zanskar. 
 

Dans son édito, Marc Damiens, fondateur écrit :
 
« La réalité.
 
Dans un Zanskar qui change à vitesse « grand V » avec les conséquences inévitables que l’on peut imaginer; la scolarisation des enfants dans leur région, proches de leur famille, reste malgré tout d’actualité.

Notre association ne s’est pas trompée en acceptant d’apporter son aide en 1988 lors du démarrage de la Lamdon Model School.
Il appartient aux seuls membres de AaZ de décider compte tenu du contexte nouveau, des conditions et de la nature exacte du soutien qu’ils entendent apporter pour les années qui viennent.

En acceptant en août 2007, de contribuer un peu plus chaque année aux frais d’études de leurs enfants, les parents semblent comprendre l’importance d’éviter une trop grande dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Cette tendance est encourageante; cependant le nouveau Comité, élu en septembre 2006, devra montrer un autre visage et prouver sa réelle capacité à faire progresser l’école.

L’autosatisfaction qui règne en ce moment masque la réalité des petits, mais nombreux, problèmes au quotidien qui font marquer le pas à la LMHS.

Il y a besoin d’un nouvel élan, d’une sérieuse motivation, pour améliorer les résultats; l’école ne doit pas perdre le contact.
C’est le challenge incontournable qui doit être pris en compte aujourd’hui sur place. »
 
Le bulletin n°31 d’AaZ  est  i c i .
 
 

Read Full Post »

Exposition photographique de Pierre JEAN, organisée par l’Association Alpes-Himalaya

La programmation 2008 de la Maison de la Nature commence avec cette exposition du toit du monde « Zanskar-Ladakh : Quand l’immensité rejoint la spiritualité ». Cette superbe exposition de Pierre JEAN vous fera découvrir cet univers de montagne et de spiritualité, où lumières, couleurs, paysages, travail, sourires et spiritualité se mélent au Zanskar comme autant d’éléments de vie du peuple tibétain. Tels les messages de paix portés au vent par les Tarchoks, drapeaux de prières colorés de ce peuple des montagnes, la diversité de ces photographies vous emmènera jusqu’au Zanskar… et vous y trouverez certainement quelques éléments de sagesse en découvrant l’humilité de ce peuple face à l’immensité de la Nature.

Zanskar – Ladakh

Deux noms qui claquent comme des drapeaux au creux d’un col venteux. Pays de rudesse climatique, de présence millénaire et de sourires bienveillants. Désert humain perdu tout au bout d’une Inde milliardaire … en âmes. Hors de la ville : ni route, ni roue, aucun moteur ne rompt le somptueux silence. Ce n’est pas le vide, mais ce silence s’entend par-delà les quelques bruits utiles. Comme on perçoit le blanc des nuages un jour de chute de neige plumeuse.

J’ignore à peu prêt tout de ce peuple, de ce pays et des habitudes, pourtant : je comprends l’urgence d’un labour ou d’une récolte entre les longs hivers, je sais les yacks demeurer placides et indulgents face aux caprices climatiques. C’est l’immersion dans un monde du moment présent où demain sera résolu demain. Ce peuple possède une confiance absolue dans la main tenant le fil de son existence. Sinon pourquoi cet incroyable réseau d’irrigation, véritable artère prodiguant la vie, mais offert comme une gorge dénudée à l’inévitable morsure des intempéries.

Le vent de la spiritualité murmure les résistances silencieuses et la ténacité de ceux qui jamais ne renoncent devant les infortunes.Je vois un peuple qui sait balayer d’une prière le cynisme des puissants.Comment l’homme peut-il guerroyer dans ce milieu de matin du monde, au cœur de montagnes où tout conduit à s’affranchir des pesanteurs terrestres.

L’air pur et raréfié fait tourner la tête du marcheur que je suis, les mains multiples des fidèles font tourner les moulins à prières. Ces tours de manis, et ces entrelacs de tournis se chargent d’élever l’âme dans de secrètes spirales, bien au-delà des glaciers scintillants. Comment expliquer, cette prise en charge par le temps, hors de la hâte et du vouloir. Ce besoin essentiel d’aspirer sans retenu le paysage par tous mes pores. Mon être devient fourmi, plus infime encore dans ces immensités minérales.

Il faut, je crois, me laisser surprendre en lâchant prise sur mes certitudes.
User patiemment, obstinément mes semelles sur la pierre ancestrale afin de parvenir, le souffle court, sur la ligne des crêtes tourmentées. Et là, surprendre à nouveau la beauté crépusculaire des lumières rares qui se faufilent vers leur retraite, derrière les replis des versants arides. Saisir l’instantané d’un éclairage sur ces éphémères décors de théâtres montagnards. S’émerveiller toujours de l’inconscience ou plutôt de la virtuosité des hommes, qui ont osé accrocher leurs monastères multicolores sur d’instables falaises.

J’ai la certitude de m’emplir de ces multiples riens, de ces vides habités :
Pureté. Altitude. Spiritualité.

Pierre JEAN

Entrée libre du lundi au vendredi, 9h-12h / 14h-18h
Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère
Salle Robert Beck – 5 place Bir Hakeim – 38000 Grenoble

Source : Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère

Read Full Post »

Yves-Marin GORIN, professeur d’histoire-géographie et accompagnateur de montagne est actuellement pour 5 mois au Zanskar à la découverte de la société zanskarie, en réalisant 4 treks et en s’investissant dans 2 projets humanitaires visant le développement du système scolaire au Zanskar.

Une aventure riche en découvertes, mais également basée sur l’entraide :
– intervention dans l’école LMHS de Pipiting : aider au fonctionnement administratif et organiser des cours d’éducation physique.
Cette école a été fondée il y a une vingtaine d’année et est toujours soutenue par l’association AAZ.
– mise en place du fonctionnement de l’antenne locale de l’association TAFIZ (Tokspo Amitié France-Ichar Zanskar).
Cette association a pour but d’aider à la construction d’un internat pour l’école publique d’Ichar.

 

Sur le même sujet : tvmountain.com

Read Full Post »

Older Posts »