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Posts Tagged ‘réchauffement climatique’

Le site interactif   ‘China Green’ (« La Chine en vert »), qui vient d’être lancé, est consacré aux problèmes environnementaux et climatiques de la Chine. Son premier projet concerne le Plateau Tibétain, et il montre comment les effets du réchauffement climatique sur le plateau créent une grave menace pour un tiers de l’humanité. Ceci parce que la plupart des puissants systèmes fluviaux d’Asie prennent leur source sur ce plateau.

Le site comporte beaucoup d’autres vidéos, interviews et diaporamas interactifs qui décrivent les transformations des glaciers de l’Everest.

Source:  Global Voices Online.

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Le Toit du monde n’est plus cet îlot de pureté que l’on imagine encore souvent. Pour la première fois, une équipe de chercheurs franco-italienne a pu réaliser dans l’Himalaya des mesures à plus de 5 000 m d’altitude et constater la présence de particules de suie à des niveaux de concentration surprenants dans un espace aussi vierge.
 

Les relevés ont été effectués au Népal à partir de la station de surveillance atmosphérique Nepal Climate Observatory, la plus haute du monde (5 079 m). « Nous ne nous attendions pas à ces résultats : ils témoignent de niveaux de pollution comparables à ceux de villes européennes »,reconnaît Paulo Laj, du laboratoire de météorologie physique de l’université de Clermont-Ferrand, qui a participé à l’étude menée avec l’université de Bologne et publiée récemment dans les « Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine » (PNAS).
 

Les données atmosphériques dans cette partie du monde sont très rares. Une autre équipe – finlandaise – travaille au Népal, mais elle est jusqu’à présent restée sous la zone des 2 000 m. L’énorme logistique nécessaire à l’installation des stations d’observation est évidemment un frein.
 

L’étude met en évidence deux phénomènes inquiétants. Portée par les vents, la pollution des grandes métropoles d’Asie du Sud-Ouest peut parcourir des milliers de kilomètres et remonter jusqu’aux sommets élevés de l’Himalaya. Dans la zone de contact entre l’air propre issu des très hautes altitudes et les masses polluées venues des vallées, les chercheurs ont, de plus, recensé la formation de nouvelles particules de dimensions nanométriques qui amplifient la pollution. C’est, là aussi, la première fois qu’un tel phénomène est observé à cette altitude.
 

« Le dioxyde de carbone est considéré comme l’ennemi numéro un dans la lutte contre le changement climatique, mais le système climatique est complexe et les études montrent de plus en plus que les particules atmosphériques sont aussi des acteurs importants du réchauffement », relèvent les chercheurs.
 

Le danger est évidemment que cette situation accélère la fonte des glaciers himalayens. Le recul important des fronts glaciers au cours des dernières décennies est d’ores et déjà considéré comme l’une des manifestations les plus inquiétantes du réchauffement global. Avec ses 33 000 km2 de surfaces gelées, l’Himalaya est souvent désigné par les climatologues comme le« troisième pôle » après l’Arctique et l’Antarctique, même s’il n’a jusqu’à présent pas fait l’objet de la même attention.
 

Le Groupe international d’experts sur le changement du climat (GIEC) estime que de nombreux glaciers himalayens pourraient avoir disparu d’ici à 2035, avec des conséquences considérables pour l’ensemble de l’Asie centrale, où vit 40 % de la population mondiale.
 

Cela pour plusieurs raisons. La liquéfaction des masses de glace crée, en aval, des lacs – près de 500 ont été dénombrés – potentiellement dangereux pour les populations vivant sur les premiers contreforts et dans les vallées. Des débordements brutaux se sont déjà produits. Mais surtout le régime hydrologique des plus grands fleuves comme l’Indus, le Gange, l’Amou-Daria ou le Yangzi dépend étroitement du fonctionnement de cette « calotte » himalayenne.
 

« Dans un premier temps, l’eau libérée viendra gonfler leur débit puis, dans un second temps, l’inverse se produira, l’eau viendra à manquer et l’apport vital des glaciers, surtout pendant la saison sèche, fera défaut », explique Christian Vincent, du laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement (CNRS) de Grenoble.
 

Près de 1,3 milliard de personnes pourraient être confrontées à des risques accrus de pénurie d’eau, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
 

Si le Gange devenait saisonnier – ce que n’excluent pas les scientifiques -, plus de 400 millions de personnes vivant dans la plus grande zone d’agriculture irriguée de l’Inde seraient affectés. Et le PNUE ne comptabilise pas, ici, la population qui, au total, à l’échelle du pays, serait touchée par la baisse des rendements agricoles.
 

Quand cela se produira-t-il ? « Il est difficile de le dire. L’Himalaya est l’un des massifs montagneux les moins bien observés au monde », indique Christian Vincent. La plupart des informations disponibles sont fournies par des photos aériennes qui permettent seulement de mesurer le recul des fronts glaciers, un indicateur très insuffisant pour comprendre le fonctionnement de ces monstres froids. Le massif alpin, avec ses 2 500 km de glaciers, compte deux fois plus de postes d’observation que l’Himalaya tout entier.
 

Les bouleversements en cours sont lourds de menaces pour la stabilité de cette partie du monde. Les écologistes en sont convaincus. Wouter J. Veening, de l’Institut néerlandais pour la sécurité environnementale, juge urgent d’établir un réseau d’alerte.
 

« La vie de plus de 1 milliard de personnes est concernée ; nous devons identifier les zones les plus fragiles et évaluer les risques de conflits », affirme-t-il. Le degré de pollution découvert au sommet de l’Himalaya lui donne un argument supplémentaire.
 

Source : Le Monde.


– Himalaya – Changing Landscapes photo exhibition visually demonstrates how climate change and glacial melting are affecting the highest mountain range in the world – the Himalayas. The « before and after » panorama photos show us how these mighty but vulnerable landscapes have changed in just a few decades.

The exhibition aims to raise awareness of the impact of climate change, and the new challenges the mountain people are facing. The photographs of mountains and glaciers are accompanied by photographs of the Himalayan people and their stories, as well as photographs of the 1950s scientific research teams conducting glacier studies.

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– Imja Glacier
A melting glacier in the Himalaya is the only thing protecting a community from a mountain deluge.
National Geographic Video.

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Selon les experts réunis à Stockholm pour la Semaine internationale de l’eau, l’Himalaya subit la fonte des glaciers la plus rapide du monde ainsi que des changements spectaculaires en matière de précipitations.

Les changements climatiques menacent sérieusement les ressources en eau de la région de l’Himalaya où la subsistance de 1,3 milliard de personnes est en jeu, estiment des experts réunis à Stockholm à l’occasion de la Semaine internationale de l’eau.

Les changements climatiques menacent sérieusement les ressources en eau de la région de l’Himalaya où la subsistance de 1,3 milliard de personnes est en jeu, estiment des experts réunis à Stockholm à l’occasion de la Semaine internationale de l’eau.

La région montagneuse de l’Himalaya, qui abrite la plus grande surface de glaciers du monde et la plus large zone de permafrost hors régions polaires, a ces dernières années expérimenté une fonte rapide des glaces et des changements spectaculaires en matière de précipitations, déplorent-ils.

« Les glaciers de l’Himalaya reculent plus rapidement que partout ailleurs dans le monde », affirme Mats Eriksson, responsable du programme pour la gestion de l’eau au Centre international du développement intégré des montagnes.

Bien que les hautes altitudes, l’éloignement et la coopération difficile entre les pays de cette région compliquent les études pour comprendre le phénomène, M. Eriksson estime qu’il est évident que « la région est particulièrement affectée par les changements climatiques ».

« Le recul des glaciers est énorme, jusqu’à 70 mètres par an », précise-t-il.

Xu Jianchu, qui dirige le Centre pour les études de l’écosystème montagnard en Chine, assure lui aussi que le changement climatique ravage l’Himalaya, soulignant par exemple que les températures sur le plateau tibétain ont augmenté de 0,3 degré par décennie, « le double, note-t-il, de la moyenne mondiale ».

Il est difficile de quantifier les répercussions sur les disponibilités en eau, mais l’impact est réel dans la région où glaciers et neige contribuent à 50% de l’eau qui coule des montagnes et alimente neuf des plus grandes rivières d’Asie.

L’Himalaya, connu pour « être le toit du monde », s’étend à travers la Chine, l’Inde, le Népal, le Pakistan, la Birmanie, le Bhoutan et l’Afghanistan. La chaîne montagneuse constitue une source importante d’eau pour l’une des régions les plus peuplées de la planète, soit 1,3 milliard de personnes recensées dans le bassin de l’Himalaya.

« La neige et la glace fondent, fournissant une source très importante d’eau fraîche pour l’irrigation, l’énergie et l’eau à consommer en aval », explique M. Xu.

Les glaciers ont d’énormes capacités de conservation de l’eau. Si les niveaux d’eau augmentent à mesure que la glace fond, à long terme, la disparition des glaciers va réduire l’eau disponible en aval.

« La subsistance (des populations) sera durement affectée » par ce phénomène, souligne M. Eriksson.

Parallèlement à la fonte des glaces, les scientifiques notent que les précipitations dans nombre de régions de l’Himalaya apportent plus de pluie en période de mousson et moins en période sèche.

« Les régions plus sèches deviennent encore plus sèches alors que les régions les plus humides deviennent encore plus humides », résume Rakhshan Roohi, chercheuse à l’Institut de recherches en ressources en eau du Pakistan.

Selon M. Eriksson, les effets des changements climatiques ont été particulièrement ressentis dans la partie ouest plus sèche de l’Himalaya.

Outre les conditions climatiques incertaines pour les récoltes, qui ont provoqué la migration de personnes à la recherche de moyens de subsistance alternatif, les agriculteurs sont confrontés à un nombre croissant de désastres naturels tels que des crues soudaines et le débordement des lacs.

« J’imagine qu’auparavant, la région souffrait d’une crue soudaine par saison et les gens arrivaient peut-être à s’y adapter. Mais si on a trois, quatre ou cinq crues soudaines, c’est probablement trop. La question est de savoir combien (de crues) la population est capable de tolérer sans perdre ses bases de subsistance », conclut M. Eriksson.

Source : Nouvel Observateur.

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